Reprise de saison : UnREAL (saison 3)

Après iZombie, ma seconde reprise de saison est UnREAL – et je suis nettement plus sceptique. Après une première saison passionnante, j’avais été découragée par la nombreux rebondissements de la saison deux, et prête presque à passer l’éponge. Mais voilà, j’aime bien Quinn et Rachel, je suis curieuse de voir ce qu’une suitress va donner et j’ai un coté masochiste qui m’empêche d’arrêter de regarder la télé… donc me revoici, le sourcil levé, devant la troisième saison d’UnREAL. Un épisode à la fois.

UnREAL, c’est quoi, exactement ?

Ne vous méprenez pas, bien que je sois sceptique de la tournure de la série, je vous conseille fortement d’y jeter un coup d’oeil, ne serait-ce parce qu’elle était une des nouveautés les plus intrigantes de 2015 – à mon humble avis, mais aussi à celui du petit monde des critiques.

UnREAL c’est l’histoire des dessous de la production d’une émission de télé-réalité, Everlasting, où un concurrent riche cherche l’amour parmi une brochette de demoiselles en bikini, bref le genre de truc atroce mais hyper populaire. Inspiré de expérience de la co-créatrice Sarah Gertrude Shapiro en tant que productrice pour The Bachelor, la série expose la télé-réalité pour ce que c’est : une manipulation des acteurs, une manipulation de la réalité et une manipulation du public. De quoi vous donner la nausée mais aussi de vous scotcher à l’écran.

Lifetime. Récupéré de tvline

Au coeur de l’intrigue deux femmes : Rachel (Shiri Appleby), productrice star de la série aux talents de manipulatrice bluffants, et Quinn (Constance Zimmer), sa patronne, en charge d’Everlasting et prête à tout pour maximiser l’audience. Autour d’elles, l’équipe, mais aussi les participants et participantes de la saison, plus ou moins au courant de la mascarade à laquelle ils participent. Au final, ça donne un drame intense, riche en coups de théâtre, où il n’y a pas de héros à proprement parler puisque tout les personnages sont plus ou moins antipathiques.

UnREAL m’a plu, mais ça m’a également mis mal à l’aise [j’en avais parlé à l’époque sur SensCritique et peut-être que je me re-pencherai sur la question dans les semaines à venir]. Je vous conseille, comme test, de regarder le pilote : si ça ne vous plait pas, pas la peine de vous accrocher, les choses ne font qu’escalader avec les épisodes. Moi, c’est cette sur-enchère qui a fini par me fatiguer. [Spoilers imminents !]

« Oath » : nouveau début ou plus de la même chose ?

Au cas où vous avez louper le coche, la saison précédente, après une intrigue s’essayant à une récupération du Black Lives Matter, se concluait sur un double meurtre commis par le transi Jeremy (Josh Kelly) et peut-être/peut-être pas produit par notre manipulatrice-en-chef, Rachel. Rien que ça. On reprend la saison trois avec Rachel menant une vie saine et sans mensonge mais qui se sait cependant pas résister à la demande de Quinn de venir « sauver Everlasting » , au bord de l’annulation.  Mouais, ok.

Lifetime. Récupéré de Forbes

Après Adam, le playboy British de la saison un puis Darius, « le premier Afro-Américain de l’émission », « Oath » introduit pour cette année une suitress, révolution féministe oblige. Sauf que Serena (c’est son nom), entrepreneuse géniale et puissante (« a femal Elon Musk »), pense vraiment pouvoir trouver l’amour dans cette émission de télé-réalité – là où les hommes des années précédentes savaient qu’il ne s’agissait que d’un coup de pub. Du coup, ouais, je sais pas trop quoi en penser. Le bon point c’est qu’elle ne se laisse pas manipuler, donc j’espère qu’on va rester sur cette lignée et se retrouver avec une saison d’Everlasting qui tente de briser les règles du jeu, quitte à risquer de ne pas intéresser l’audience (fictive – perso, ça m’intéresse bien plus).

Autre nouveauté : si l’équipe d’Everlasting est relativement la même (oui, même Jeremy le sanguinaire bosse toujours sur l’émission), un ajout est à noter, celui d’un vrai psychiatre. La saison pourrait donc bien s’aventurer dans les troubles psychiatriques de Rachel (comme discuté par la scénariste Stacy Rukeyser dans le podcast Writer’s Panel) et, ma foi, cela pourrait lui faire du bien.

Mais tout n’est pas gagné… Les scénaristes sont bien décidés à ne pas oublier les événements de la saison passée. Ils sont conscients d’avoir un peu dépassé les bornes (du moins si on en croit leurs personnages : le « God please, let us have a great season » de Quinn m’a fait ricanner) mais assument leur choix. Les quatre personnages principaux se jurent par un serment de couvrir les homicides de la fin de saison deux. Si la télévision m’a appris quelque chose, c’est que les secrets dans les séries ne sont jamais gardés… Donc on est pas sortis de l’ombre de la dernière saison. Ce qui pourrait être une bonne chose si cela se concrétise par des conséquences réalistes pour nos protagonistes, comme la prison ou un procès bien mérité. On en est cependant encore loin.

« Oath » pourrait donc annoncer un nouveau départ pour UnREAL. Si Rachel, Quinn et Serena travaillent ensemble, on même pourrait se retrouver face à un Everlasting jouissif et innovateur, où la réussite professionnelle de notre suitress est mise en avant comme un atout et non pas un poids. Quelque chose de différent donc, mais je préfère ne pas m’emballer ; il y a des choses que je n’ai toujours pas pardonnées à la writing room

Et vous, cette troisième saison d’UnREAL, comment la sentez vous ?

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2 commentaires sur “Reprise de saison : UnREAL (saison 3)

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