Ma semaine devant l’écran #6 | Régime et confusion

Bien le bonjour,

Deux fois dans la même semaine : voilà qu’un article soigneusement écrit disparaît suite à un problème de synchronisation entre deux appareils [d’où mon retard alors que j’avais fait mes devoirs avance en prévision d’un weekend sans internet]. Je suis trop hyper dégoûtée, mais la bonne nouvelle c’est que je risque d’être plus synthétique au second essai.

Mes déboires informatiques tombent finalement à pic puisque cette semaine est sous l’auspice de l’incompréhension. Je regarde pas mal de séries, mais parfois, je les regarde mal, la faute au multi-tasking. Il n’est pas rare que lorsque l’intrigue se complexifie, je reste perplexe en fin d’épisode, pas trop sûre de ce que je viens juste de voir. Certes, c’est de ma faute si je ne suis pas attentive ; mais pour ma défense, y a aussi pas mal de séries qui ne semblent plus trop prendre le temps de s’ancrer dans une rationalité, donc je refuse de prendre toute la responsabilité de ma confusion. Du coup, cette semaine, j’ai beaucoup de questions : je serai ravie d’en discuter avec vous.

Cette semaine, j’ai regardé peu, mais j’ai quand même suivi mon programme hebdomadaire (Legends, Lucifer, UnREAL, iZombie, The Detour, The Flash, The Middle, Riverdale et Superstore) et j’ai commencé Another Period (Comedy Central), parce que bon, même au régime, j’aime bien me faire plaisir. Ce qui pourrait être un débrief bref est en fait un débrief bof bref la faute à mes babillages bavards.

Allons-y.

Drames : où j’ai beaucoup à dire sur ce qui ne va pas

Legends of Tomorrow, c’est fun, mais parfois c’est aussi un tantinet trop barré. Cette semaine, le rock’n’rool est la dernière victime des disruptions anachronique lorsque que la ville d’Elvis Presley est prise d’assaut par des fantômes. Les Légendes localisent enfin le dernier totem, le totem de la mort (héhé), qui se trouve être sur la guitare de Presley. Mouais, OK. C’est chouette de voir Zari apprendre la vie à Wally, et amusant de suivre l’ascenseur émotionnel de Mick suite à la disparition de son rat Josh Groban Axl, mais l’intrigue peine à décoller et « Amazing Grace » ne vole pas aussi haut que les précédents. Chose rare, la réplique de l’épisode revient selon moi à Ray (et je ne dis pas juste ça parce que je l’ai descendu la semaine passée) :

Ray : I remember the first time I met Axl. It was in the vents. I was tiny Atom.
He was a big rat. And he tried to eat me. I knew we’d laugh about it one day together.

C’est un bon gars quand même, ce Ray. Je pense que le totem de la mort (héhé) s’avérera probablement important plus tard dans la saison (normal parce que les totem) ce qui veut dire plus de fantômes et ça, je ne sais pas trop quoi en penser (forcément, ya des fantômes dans Legends mais pas dans Supernatural, la vie est vraiment injuste parfois). Je reste impatiente de voir la suite (et d’enfin apprendre le secret d’Ava-la-copine-de-Sara).

Puisqu’on est dans les super-héros… J’avais de l’espoir la semaine passée pour The Flash et j’ai bien eu raison ! « Run, Iris, Run » était frais et différent. Un des métas du bus s’avère avoir l’habilité de transférer les pouvoirs… et voilà qu’Iris se retrouve speedster-en-cheffe. Une occasion en or pour Candice Patton de faire autre chose que réciter des discours d’encouragement. Iris sur le devant de la scène est transfigurée : bouillonnante d’excitation, elle a l’air de s’éclater, et le personnage trouve une force qu’on ne lui connaissait pas (ou plus).

N’écoute pas internet, Iris, moi je t’aime bien et même plus que Patty. [Oui, j’ose.] The CW. Récupéré de Den of Geek

Dommage, cet échange ne dure que l’épisode, mais c’est assez pour permettre à Iris de retourner à ces racines et ça, c’est vachement chouette. Je suis d’avis que le personnage est sous-utilisé – elle est principalement « la raison d’être de Barry » et c’est bon de rappeler qu’elle a, elle aussi, une passion qui la guide et qui la pousse à faire le « bien ». C’est aussi drôle de voir « regular » Barry être relégué au second plan sans pour autant être désespéré et inutile. Les personnages grandissent. Enfin, pas tous : Ralph, lui, est assez chiant et amer l’épisode, ce qui est un retour en arrière par rapport à la progression qu’il avait amorcée dans « Subject 9 ». Il s’acharne ainsi sur Iris, sans d’autre raison que c’est son épisode – ce qui est un peu facile de la part des scénaristes. A part ça, Harry concocte un plan qui pourrait bien donner un avantage à Team Flash contre DeVoe et l’équipe s’agrandit… C’est que l’histoire avance, et juste à temps pour un hiatus.

Jusqu’à présent, ma semaine peut vous paraître limpide ; on arrive cependant à Lucifer, et je ne comprends pas tout ce qu’il s’y passe. Dans « Let Pinhead Sing! », Luci se persuade que la meilleure façon d’éviter les foudres de la vengeance de Papa est le/se convaincre qu’il ne tient pas à Chloe. Du coup, il jette son dévolu sur une starlette insipide (que quelqu’un essaye d’assassiner = le mystère de l’épisode), offre son affection à tout inconnu qui croise son chemin et fait au mieux pour ignorer sa partenaire. Parce que, comme ça, elle est en sécurité ? Un plan foireux si j’en connais un. Parce que voilà, on se sait pas trop ce que veut Dieu (ce qui est le moteur de l’histoire) mais je vous avoue qu’à ce stade, je ne sais pas non plus ce que Lucifer pense que veut Dieu, ni ce qu’Amenadiel pense que veut Dieu, ni comment chacun des deux frères rationalisent l’existence de Chloe bref je suis confuse pour tout ce qui touche au explications du divin. Une idée ? Cela ne m’a pas empêcher d’apprécier l’épisode, dans lequel la plupart des personnages sont amenés à réfléchir sur leur existence. Pierce, avec l’aide de Dan, cherche un moyen de redonner un sens à sa vie immortelle ; Charlotte tente de rabibocher les choses entre Maze et Linda ; Amenadiel est là aussi. La plus grande avancée reste celle de Lucifer qui, dans un éclair de remise en question, semble enfin se rendre compte de la réelle nature des sentiments qu’il éprouve pour Chloe… Sauf que son timing n’est pas top. J’accepte toute confusion lorsqu’elle vient avec des émotions, et malgré le charabia cosmique qui vient avec les notions de foi et de destinée, Lucifer s’affirme comme une série humaine avant tout. C’est chouette.

Moins chouette : UnREAL, qui se rabat sur ce qu’elle a déjà fait. Rachel se replonge dans ses mensonges et manipulations, Everlasting se remet à ridiculiser ses personnages féminins à la « gloire » des masculins, la relation Quinn-Rachel retourne à la dynamique « Je t’aime moi non plus » à laquelle on est tant oh tant habitués… Bref, « Clarity » laisse comme un mauvais gout de réchauffé. J’ai l’impression d’être difficile : les risques qu’à pris UnREAL l’année passée me m’ont pas plu ; la familiarité de cette saison me dérange également. Je pense qu’il est temps de m’interroger sur pourquoi la série m’a tant plus dans sa première saison (à moi et tant d’autres)… Une idée ? le problème central de l’épisode cependant, est pour moi le traitement de la question du féminisme. Si Everlasting a des femmes de pouvoir, le message que fait passer UnREAL est plus qu’ambigu. Cette semaine, Rachel décide de se venger (je ne sais plus contre quoi) en interrogeant un des candidats sur ses positions féministes. Il se trouve que le pompier mignon est pas tout à fait vendu sur la question parce qu’il a mal vécu le fait que sa femme quitte sa famille. Rachel le pousse sur la question, de manière plutôt odieuse (ce qui la met en position de « la méchante »), si bien qu’il finit par admettre qu’il pense que « feminist is just a word for selfish bitch« . Que le concurrent le plus sympathique soit en réalité misogyne ne me dérange pas forcément, puisque ça promet une évolution possible au contact de Serena. Ce qui m’embête, c’est que le message général qui découle de cet échange est qu’un homme féministe serait une aberration, comme le résume très bien Jeremy-le-meurtrier :

Jeremy : What did you want him to say, Rach? What, that men hate women?
That we think you’re all manipulating bitches? Put cameras on me, I’ll say it!

Je me doute qu’UnREAL cherche en réalité à critiquer cette vision du féminisme comme le paradoxe de celui de Rachel. Cependant, ce n’est pas forcement évident lorsqu’on regarde les personnages… Parce que oui, presque toutes les femmes devant et derrière Everlasting sont manipulatrices, opportunistes et/ou naïves, et que oui, presque tous les hommes détestent les femmes au moins un peu et/ou les objectifient perpétuellement.  Du coup, c’est quoi le message ? Que les personnages d’UnREAL sont des ordures et le pire de l’humanité ? Ça, on le savait déjà après une saison (en tout cas, ça m’avait frappé). Que le vrai problème du féminisme est les femmes qui le promeuvent mal ? Qu’on est tous perdus face aux injustices que nous vivons, et qu’accuser les autres (que ce soit les hommes, les femmes, ou quelqu’un en particulier) est le seul moyen de garder la tête haute ? Cette dernière explication semble faire le plus de sens mais elle n’a plus grand chose à avoir avec le féminisme. Ça ne me dérangerait pas du tout qu’UnREAL s’abstienne de se prononcer sur la question, mais ça m’emmerde qu’elle décide de le faire pour le faire mal. Autre exemple issu de l’épisode : l’infection urinaire de Quinn, qui ressemble quand même vachement à une punition. A la fin de l’épisode précédent, la productrice se met à coucher par vengeance avec le mec sur qui Rachel avait flashé. Cette semaine, elle le paye physiquement. Un procédé narratif moyen subtil et un peu rétrograde ; ça fait quand même un certain temps que les femmes peuvent coucher autant de fois qu’elles le veulent, avec qui elles le veulent, pour les raisons qu’elles le veulent sans pour autant  s’attirer des foudres toutes puissantes et finir seules et vérolées. (J’exagère à peine.) Surtout, j’ai du mal à comprendre l’intérêt de cette infection urinaire. Est-ce pour mettre la puce à l’oreille de Rachel ? Ce n’est pas nécessaire puisque August est aussi transparent qu’un Kryptopterus bicirrhis. Sert-elle à donner raison à Rachel lorsqu’elle affirme que Quinn ne sera jamais satisfaite sans un homme dans sa vie ? Mais du coup, on en fait quoi du « money, dick, power » ? Certes, karma is a bitch et certes, parfois c’est pratique qu’un personnage soit confronté à des conséquences pour qu’il ait l’occasion de remettre ses choix en question ; mais vu le thème de l’épisode, ça ajoute à mon malaise. j’ai déjà été bien trop longue, donc je vais pas plus m’attarder et terminer sur deux notes positives. Premièrement, Serena, seule nuance dans le monde toxique de la télé-réalité. Elle semble en fin d’épisode reprendre un tant soit peu le contrôle sur l’histoire et ça, c’est bien. Second point : le passé de Rachel. Elle semble enfin prête à se confronter à ses traumatisme et je suis curieuse de voir ce qu’il y a sous sa carapace. Quel est homme auquel elle se décide à rendre visite ? Le suite la semaine prochaine ce soir [quel retard j’ai !] Au final, « Clarity » n’est pas si mauvais ; il se contente juste d’un statu quo fatigué et après 23 épisodes, j‘aimerais bien que les personnages grandissent un peu et aussi, qu’ils aillent tous en prison. Parce que pour le moment, je ne vois pas trop où les scénaristes veulent m’emmener, mais je ne suis pas sûre que ça me plaise.

Je peux vous paraître un peu sévère avec UnREAL [la faute à la réécriture, mon premier jet était bien plus mesuré et synthétique], mais c’est surtout que toute ma patience a déjà été usée lors de la saison deux. Pour compenser ma mauvaise foi et se changer les idées, je vous propose un peu de Santiano Fontana dans Crazy Ex-Grilfriend, dans le thème, bien sûr :

Greg me manque. Maintenant je suis triste. Pfff, merci UnREAL.

Allez, revenons à ce qui me plait toujours autant (ou presque) et fait mon bonheur chaque semaine. Au cœur de l’épisode d’iZombie de cette semaine, « Brainless in Seattle (1) », une intrigue plus macabre que d’habitude : une hopeless romantic décide de rejoindre l’amour de sa vie à Seattle, et fait donc appel à un passeur. Sauf qu’à peine arrivée, elle se fait trucider… et on a donc le droit à une Liv au cœur à donner et à la destinée à accomplir pour le reste de l’épisode (et le suivant !) alors qu’elle tente de résoudre ce meurtre. Je suis assez frappée, cette année, par la façon donc la personnalité de Liv est complètement absorbée par celle de son repas, et je me demande si ça a toujours été le cas. Vous vous en souvenez ? Dans l’épisode, Liv tombe amoureuse du chéri de la victime ; je ne me souviens plus si c’était déjà arrivé qu’elle reproduise à ce point là les schémas relationnels des victimes. Enfin soit, ce sont justes quelques questions que je me pose (et qui mériteraient un bon rewatch à un moment ou à un autre). Liv sous cerveau romantique et à la fois drôle et gênante, parce qu’elle ne vit pas dans une comédie romantique mais dans une ville prison géante. N’empêche qu’on a le droit à des super moments, notamment lors d’une sortie nocturne avec Ravi et Peyton. C’est bon de voir les personnages s’amuser pour de vrai, et c’est assez chouette que Ravi et Peyton soit enfin complètement à l’aise l’un avec l’autre (peut-être va-t-elle enfin se rendre compte que c’est le mec parfait pour elle ? Je suis cependant tout à fait OK pour que tout le monde reste ami-ami).

The CW. Récupéré de Forever Young Adult (il y a le montage en entier, allez faire un tour c’est rigolo)

La première partie de « Brainless in Seattle » est ainsi le bon dosage entre la légèreté à laquelle nous sommes habitués (mention spéciale au « montage » d’essaye de tenues et surtout, à la réaction de Major qui ne peut s’empêcher de rappeler que lui et Liv sont en pleine dispute ; haut du podium pour le dessinateur de portrait-robot) et la gravité du nouveau Seattle (les passeurs, le marché noir des cerveaux, les griffures accidentelles). Un coup de maître.

Terminons en vitesse les drames de cette semaine avec Riverdale, série dans laquelle les personnages vivent une vie tellement incohérente qu’ils oublient de s’interroger dessus (à peu d’exceptions près).  « There Will Be Blood » révèle (enfin !) plein de choses essentielles à l’intrigue et pourtant, il ne m’a pas vraiment satisfaite. Alors que les Lodge proposent à Fred Andrews de faire campagne pour être maire, ils finissent par avouer leur plan machiavélique : en vrai, ce que les mafieux de Seattle veulent, c’est construire une prison à la place du lycée qu’ils ont fermé et construire des logements pour les employés sur SoDale. Donc le but c’est de construire une institution pénitentiaire pour que les habitants de Riverdale soit en sécurité ? Logique inébranlable, puisque clairement, tout le monde rêve d’habiter à coté d’une prison et, de toute évidence, construire des prisons et le meilleur moyen de lutter contre la criminalité. Enfin soit, je m’attendais à pire de la part des Lodge, mais c’est assez pour chatouiller ma sensibilité de criminologue.  Au final, Fred ne sera pas maire parce qu’il est intègre, et du coup Hermione se présente. Elle aurait pu faire ça dès le début mais du coup on n’aurait pas eu l’occasion d’apprendre « le plan ». Archie jure sa fidélité à Hiram par un serment de sang (beurk), ce qui me rend perplexe : c’est pas Hermione, la big boss mafieuse, comme « The Tell-Tate Heart » le suggérait ? Soit. La seconde intrigue de l’épisode concerne la famille Blossom, réunie pour la lecture du testament de geu le patriarche. Madeleine Petsch est spectaculaire en Cheryl et par ci par là, j’avoue que j’ai un peu pitié d’elle. Elle se découvre un oncle (ou est-ce ?) qui semble vouloir redresser la famille… et les frissons dans notre dos. Aussi à la lecture du testament, les Cooper ! J’avais oublié que Cheryl et Betty étaient issues de la même lignée, et donc que Hal couche avec la veuve de son second cousin, et l’autre grand-mère de ses petits enfants.

Quand tu te souviens que tes enfants sont issus d’un inceste ou les joies de faire partie de la lignée Blossom. The CW. Récupéré de Riverdale Wiki

Parce que oui, dans cet épisode, il y a Polly ! Elle a quitté sa secte (mais est-ce seulement une secte ? Elle se comporte comme si c’était juste une communauté mais on est d’accord que c’est une secte, non ?) et s’est décidée à présenter ses jumeaux à la famille sauf qu’Alice est moyennement intéressée et Chic carrément jaloux. J’avoue qu’il est flippant, ce Chic, et que l’emprise qu’il a sur Alice est assez impressionnante – mais pas étonnante si on se souvient qu’elle était déjà manipulée par Hal dans la saison un. Polly capte direct qu’il y a quelque chose de louche avec le gars, même qu’elle quitte fissa la maison à la fin de l’épisode. C’est bien la preuve que vivre à Riverdale est dangereux pour les capacités cognitive. On finit par comprendre que Chic cache quelque chose (no shit), sans savoir quoi.  Au final, « There Will Be Blood » a le mérite de faire avancer l’histoire, tout en continuant à laisser de coté l’intrigue du serial killer si bien que je me demande si elle reviendra vraiment sur la table. Mais oui, hein ? Hein ? On va pas finir la saison juste sur les affaires mafieuses des Lodge et creepy Chic ?

Comédies : où je parle moins parce que tout va bien

Les scénaristes de The Middle seraient-ils en train de prévoir un happy ending pour les Heck ? Dans « The Crying Game », Mike reçoit une promotion et Brick se retrouve à réussir à nouer établir une relation là où Sue ou Axl ont échoué. Oui. Brick. Une relation humaine. Heureusement que Frankie est malheureuse – parce que pleurer ça fait du bien, même si on ne sait pas pourquoi – pour nous rappeler que les Heck sont les Heck, et que s’ils ne sont pas réticents à des petits changements, il y a du bon aussi dans le confort du statu quo. Comme le dit Brick, « Somebody’s got to love the weird ones ». Et pour sûr, je l’aime, cette famille de bras-cassés improbables. Il ne reste que huit épisodes avant la clôture et je compte bien me régaler de chacun d’entre eux.

On avait laissé Superstore sur la révélation du « bisou pendant la tornade » et on reprend juste quelques jours après, le temps de transformer la scène en vidéos ridicules diffusées dans le Cloud 9. Alors que tout le magasin se met à enchaîner les blagues grasses, « Amnesty » est gênant pour Amy comme pour Jonah, mais quand même plus pour Amy qui révèle qu’il fut un temps où elle avait un faible pour Jonah (et ce temps est maintenant, mais ça, elle ne le dit pas). Dina et Glenn profitent de l’occasion pour vérifier que tout le monde dans le magasin est bien sincère (mauvaise idée). Mateo gère les retombées de sa révélation à Jeff et c’est juste trop meugnonAmy et Jonah qui essayent de convaincre tout le monde qu’ils ne sont que des amis et rien d’autre s’avère être un désastre probablement parce que leur plan les amènent notamment à se refaire un bisou.

C’est dur de prouver à ses collègues qu’on n’est pas amoureux lorsqu’on est amoureux et qu’on ne le sait et aussi qu’on est ultra nul pour mentir comme pour être sincère. NBC/Universal. Récupéré de Vox

Il parait que « c’est un accident », mais dans la catégorie « accidents facilement évitables », « le bisou » se place en tête de liste (juste après « la pénétration, toute catégories confondues »). C’est hilarant de voir Jonah se justifier auprès de Kelly, sa copine dont il est totalement amoureux, je vous jure sur les oiseaux de Dina.

Jonah : We were just pretending we wanted to kiss, so that people would stop saying we wanted to kiss.
Kelly : That sounds stupid.

[La voix de la sagesse.] Kelly est tout de même bien brave, et Jonah finalement très lâche… L’épisode se termine sur un pas en avant dans leur relation. Ça sent la conclusion catastrophique à plein nez, mais j’ai bien hâte de la voir se dérouler sous mes yeux.

Cette semaine dans The Detour… Les Parker sont coincés dans un avion (d’où le titre « The Plane ») qui se trouve être sur le point de se crasher. Bref, un jour normal pour les Parker. Les gamins sont toujours aussi géniaux (« I got to get my alpaca ! » s’exclame Jareb apprenant qu’il doit fuir ; « Ugh » répond Delilah en levant les yeux au ciel à son père qu’il lui dit qu’il l’aime) et le fait que les parents ne le soit pas dans cet épisode n’est pas très grave. J’adore aussi les luttes au sein de agences et le fait qu’Agent Edie ait réussi à recruter l’armée pour mener à bien sa vendetta… Ça promet 😀 !

Enfin, en comédies, j’ai regardé les deux premières saisons d’Another Period et j’ai beaucoup beaucoup ri. La série a été crée par Natasha Leggero et Riki Linhome (du duo comique Garfunkel and Oates, ici en train de plaisanter sur la sodomie), et raconte les aventures de la famille Bellacourt, première fortune de Newport, dans les années 1900. On suit surtout deux des soeurs, Lillian (Leggero) et Beatrice (Lindhome), qui cherchent à devenir célèbres à tout prix et sont ainsi égoïstes, méchantes à l’excès et sans-pitié, notamment (mais pas que), envers leurs maris (qui entretiennent une liaison), leur famille (surtout leur grande sœur Hortense, trop intelligente pour son statut et militante pour le droit des femmes) et les employés de leur maison (une galerie de servants hauts en couleur et plus ou moins sympathiques). Le tout est vraiment très drôle, un bon dosage entre méchanceté gratuite, absurdité et satire sociale. En plus, il y a Paget Brewster en matriarche méprisante et accro à la morphine, ce qui est forcément un bonus parce que Brewster est un don du ciel et ceci n’est pas débattable (mais je vous invite à essayer). Bref, je tenterai de vous convaincre plus en profondeur plus tard mais je vais quand même vous laisser avec une vidéo, parce que bon, j’en suis déjà à beaucoup trop de mots et que si vous êtes encore en train de me lire à ce stade-ci, je pense qu’une mini-pause pourrait vous faire du bien :

Ah ouais, je vous ai pas dit que c’était une parodie à la fois des Kardashian et de Dowton Abbey ? Et bien oui, parmi beaucoup d’autres choses. Comme la réponse à un désir enfoui dont vous n’aviez pas connaissance.


Les moments forts de ma semaine

Aucune série n’a réussi à m’arracher une larme cette semaine (même pas Frankie !) ; mais j’ai quand même eu le droit à quelques moments forts en émotions.

Mes papillons dans le ventre : Lucifer

Quand un acteur est capable de transmettre les émotions complexes de personnages  en juste un regard, c’est quelque chose qui m’impression toujours. Cette semaine, c’est Tom Ellis qui l’a accompli, en Lucifer transi d’amour, de tendresse, de jalousie, de regret et de désespoir. Tout est dans ses yeux (et une phrase, ensuite, mais il aurait pu s’en passer) et bien sûr, dans ses somptueux cils.

CW-Lucifer-Let-Pinhead-Sing
« I think I might have done a mistake » qu’il dit. Non, tu crois ??? The CW.

Diantre Lucifer, je suis presque prête à te pardonner la fois où tu a complètement foutu un vent à Chloe parce que tu étais persuadée qu’elle n’avait pas de libre-arbitre (noble cause, exécution minable).

Mon pincement au coeur : Superstore

OK bon, je ne suis pas du tout pressée que la romance entre Amy et Jonah se concrétise parce que je sais que c’est bien plus fun avant que les personnages soit ensemble (ou alors une fois qu’ils se sont quittés mais qu’ils ont encore des sentiments l’un pour l’autre) mais je dois avouer que je n’adore pas les moments cringe-worthy de malaise général. Il n’y avait quasi que ça dans Superstore cette semaine. C’est complexe, parce que c’est à la fois gênant et meugnon, mais ce qui est bien avec le pincement au coeur, c’est que ça peut un peu s’interpréter comme on veut….

D’ailleurs, c’est à peu près également ce que semblent penser les employés de Cloud , juste après qu’Amy et Jonah aient tous les deux avoués au magasin mais aussi pour la première fois l’un à l’autre, qu’ils ont été (*kof* sont *kof*) amoureux l’un de l’autre « à un moment mais plus maintenant, non de non » :

Jonah : Besides, you know, I’ve… I’m with… I’ve got… I’m with, um…
Kelly : Kelly.
Jonah : I’m with Kelly.  Yeah, I… I know your name, obviously.
Justine : Guys, this is amazing.
Isaac : Yeah, I’m generally a cynic, but this? Wow.
Sandra : She didn’t know that he didn’t know, and now he knows that she knows…
Kelly : We [fucking] get it, Sandra.

La gène, la gène, la gène mais aussi, l’extase, l’extase, l’extase…

Mon éclat de rire : Paget Brewster dans Another Period

Quiconque regarde Esprits Criminels dans des moments d’égarement [je ne parle clairement pas de moi] connait bien Paget Brewster, aka SSA puis Unit Chief [me dit-on] Emily Prentiss. Cependant, Brewster a clairement plus d’une corde à son arc, et il se trouve qu’elle est brillante en comédie.

Bon, j’avoue que je le savais déjà : j’ai vu son apparence dans Community et j’ai écouté l’occasionnel Thrilling Adventure Hour. Mais rien ne m’avais préparée pour la performance qu’est son interprétation de la matriarche Dodo Bellacourt dans Another Period. Elle est formidable, hilarante et la chose la plus meilleure qui existe dans le monde.

Comedy Central. Récupéré du Twitter de Riki Lindhome

Quel ennui ça doit être d’apprendre les dialogues fades d’Esprits Criminels après avoir interprété un tel personnage… [Non pas que je puisse me prononcer sur l’insipidité de… vu que… je ne regarde pas donc… Ouais bon, je regarde Esprits Criminels, que voulez-vous : c’est un bon exercice pour entraîner ma fibre critique.]


Ceci conclue ma semaine, et il est grand temps. Vu la longueur de ce que j’ai à dire sur UnREAL, je vais peut-être tâcher d’être plus synthétique la prochaine fois et de pondre à la place un article séparé. Une fois encore, il est fort probable que je ne fasse pas ça, parce que je peine déjà à maintenir mon programme de publication… On verra bien !

Je vais de ce pas me plonger dans les premiers épisodes de cette nouvelle semaine.

Et vous, où en êtes vous dans vos séries ?
Vous parvenez à tenir votre planning ?
Vous comprenez quelque chose à UnREALRiverdale et/ou Lucifer ?
Doit-on seulement comprendre pour apprécier ?

Sur cette dernière question, je suis d’avis que non, et bien heureusement !

A tout bientôt,

Enid.


L’image à la une est la propriété de Comedy Central.
Les dialogues sont issus de ceux publiés sur addic7ed.

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