Retour sur les pilotes #1 | Comédies des networks (mi-saison 2017-2018)

Alors, on le commence ce pilot testing ? De suite, de suite, mais quelle impatience.

Si vous me lisez à l’occasion, vous devez savoir que j’ai un petit faible pour les comédies. Cependant, la plupart de mes comédies préférées des networks US sont finies depuis longtemps (The Office, Parks and Rec., Community, Scrubs, 30 Rock, pour n’en citer quelques unes), depuis très peu (feu The Mindy Project) ou vont l’être tout bientôt (The Middle, New Girl, et assez probablement Brooklyn Nine Nine). Il ne me reste que Superstore et The Good Place pour ma dose de bonne humeur et de rire inconditionnel.

Bref, il est urgent que je me déniche une nouvelle source d’obsession.

Il y a six petites nouvelles qui ont fait leur apparition depuis janvier 2018 sur les networks US. Avant que je ne me décide de me lancer dans cette petite expérience, j’ai déjà discuté du pilote de Champions (NBC) lorsqu’il a été diffusé, et ça fait déjà plusieurs semaines que je continue A.P. Bio (NBC) tout en soulignant que ce n’est pas l’éclate (mais, mais… Mike O’Brien + Glenn Howerton), donc vous ne serez pas trop surpris de découvrir leur sort. Cependant, ça me laisse encore quatre comédies donc je n’ai pas du tout parlé : Alex, Inc. (ABC), LA to Vegas (Fox), Splitting Up Together (ABC) et Living Biblically (CBS).

J’ai tout vu. Certaines m’ont plu… Parlons-en !

Ce sera (probablement) sans moi

Une seule des six comédies est définitivement abandonnée – et encore, je reprendrai peut-être si quelqu’un me la recommande. C’est, sans grande surprise, Living Biblically. Enfin, quand je dis « sans grande surprise », je parle pour moi ; vous êtes peut-être surpris (et je veux bien entendre pourquoi).

Ha, ha, ha ? | Living Biblically (CBS)

« On est hyper subversifs avec nos hommes de Dieu cool, regardez ! » CBS/ Warner Bros. Récupéré de The Salt Lake Tribune

A l’heure où tout le monde essaye d’innover, on peut toujours compter sur CBS pour rester vieux jeu. Je parle ici d’abord du format : Living Biblically est une multiple-camera sitcom, vous savez, ces énergumènes d’une autre époque qui sont filmée devant une audience puis boostées de rires-en-boite des années 1950. Bref, c’est daté, mais ça reste aussi très populaire et il se trouve que c’est une marque de fabrique du network qui héberge The Big Bang Theory et Mom – et presque toutes les séries filmées en live de la décennie.

Bref, on a un format vieillot, qui ne m’intéresse que lorsqu’il est super bien exploité (comme par One Day at a Time, par exemple) mais ici, il est utilisé dans l’exploration d’un fond également vieux jeu.

Living Biblically est en effet basé sur la vraie histoire d’A. J. Jacobs, qui a tenté de vivre au plus proche de la Bible pendant un an. Ici, A.J. s’appelle Chip (J’ay R. Ferguson), il est journaliste, il vient de perdre son meilleur ami et voilà qu’il apprend que sa femme Leslie (Lindsey Kraft) est enceinte. Ces deux événements le chamboulent et il décide donc de suivre la Bible littéralement pour améliorer sa vie et être quelqu’un de mieux (?) Dans son parcours, il recrute un prêtre (Ian Gomez) et un rabbin (David Krumholtz), comme dans le début d’une mauvaise blague (ce qui est d’ailleurs le sujet d’une blague).

La série promet plein de situations cocasses, mais j’avoue que je ne suis pas sûre d’avoir envie de les voir. Dans le pilote, Chip « lapide » son collègue adultère – et par « lapide », je veux dire qu’il lui jette une pierre dessus, donc c’est peut-être un peu exagéré – et c’est censé être drôle, mais moi j’ai trouvé ça limite. C’est violent, et puisque ledit collège le remercie, c’est banalisé. Je ne dis pas que je n’ai pas ri du tout durant l’épisode, mais j’ai ri à des blagues qui me semblaient familières, comme par réflexe. Ca ne me suffit pas pour avoir envie de continuer – si j’ai envie d’humour rétro, il me reste plein de sitcom classiques à découvrir.

Intriguée mais pas (encore) convaincue

Trois comédies m’ont intriguée sans me convaincre et je compte bien continuer à regarder quelques épisodes avant de me décider. Elles ont toutes les trois en commun d’avoir à leur centre un comédien ou une comédienne que j’aime beaucoup pour les avoir vue dans une autre série chérie… Parlons donc de bénéfice du doute plutôt que de véritables coups de cœur.

 5 fruits et légumes par jour | A.P. Bio (NBC)

Glenn Howerton en prof too-cool-for-school est mon nouvel illustrateur préféré. NCB/Universal. Récupéré de Bleeding Cool

J’ai l’impression que je n’ai plus grand chose d’autre à dire sur A.P. Bio que je n’ai dit auparavant – mais on ne sait jamais, peut-être êtes vous un nouveau lecteur ? Clarifions donc.

A.P. Bio est une série créée par le génial Mike O’Brien mais qui, contrairement à lui, n’est pas si géniale que ça. C’est l’histoire de Jack Griffin (Glenn Howerton), philosophe narcissique renvoyé de Harvard qui se retrouve à (ne pas) enseigner le cours avancé de biologie dans le lycée de sa ville d’enfance. Personne n’est heureux de l’arrangement : ni lui, qui méprise tout et tout le monde, ni les élèves (plein d’acteurs fantastiques), qui préféreraient apprendre, et ni le proviseur (Patton Oswalt), qui tente au mieux de contrôler la chose. Dans le pilote, « Catfish », Jack recrute les gamins pour qu’il piège son nemesis et il parvient malgré lui à faire quelque chose de bien pour un de ses élèves (enfin je pense ? C’est pas évident, mais en tout cas, c’est présenté comme quelque chose de positif).

J’aime penser que ce geste est un encouragement caché de la part des scénaristes, mais je ne parvient pas à lâcher prise. NBC/ Universal. Récupéré de NBC sur Giphy

La série n’est pas aussi drôle que, disons, It’s Always Sunny in Philadelphia, mais d’un autre coté, c’est une barre assez haute à atteindre. Le ton cynique a un certain charme, et si toutes les blagues ne fonctionnent pas, les personnages secondaires (gamins et profs) sont super, ce qui est déjà quelque chose. Je suis intriguée de voir ce que ça peut devenir.

« It wasn’t always like this » | Splitting Up Together (ABC)

Quand t’es si heureux d’annoncer ton divorce, c’est probablement qu’il est justifié. ABC/Warner Bros. Récupéré de Hello Giggles

The Office étant haut la main ma comédie préférée, voir peut-être ma série préférée (un tout autre débat), je me réjouis de suivre les aventures artistiques de chacune des personnes impliquées dans la série. C’est donc avec joie que j’ai appris que Jenna Fischer allait jouer dans une nouvelle comédie. Quel est le verdict ? Mitigé.

Adaptée d’une série danoise, Splitting Up Together est l’histoire de Lena (Fischer) et Martin (Oliver Hudson). Lena et Martin sont mariés, ils ont une maison et trois enfants, mais Lena et Martin ne sont plus heureux ensemble : ils décident donc de se séparer. A cause de problèmes financiers et par facilité scénaristique, ils préfèrent se partager la maison. Une semaine papa s’occupe de la vie de famille et des tâches ménagères ; l’autre, c’est le contraire. Tout juste séparés, à devoir tout faire seuls, ils se rendent alors compte de ce que l’autre leur apportait… Mais se remettront-ils ensemble ?

Bon, commençons par le moins bon : c’est un peu cliché. Lena est la maman qui fait tout et contrôle tout ; Martin est le papa homme enfant qui ne veut pas grandir ; ils ont besoin l’un de l’autre blablabla. Les personnages secondaires ne sont que très peu explorés (les gamins ont quoi, chacun une ligne dans le pilote ?). Il y a des blagues, mais ce n’est pas très drôle… Mais il y a du bon aussi ! Tout d’abord, les deux acteurs principaux sont impeccables et élèvent la série plus haut que la prémisse. La complicité de leur non-couple est suffisamment développée pour qu’on croie à leur amour comme à la fin de cet amour. Fischer, en particulier, met une énergie dans Lena à laquelle je ne m’attendais pas. Ensuite, je dois avouer que j’ai bien aimé la narration partagée, et la façon dont les flashbacks sont utilisés. J’espère que ça continue dans les épisodes suivants.

Je ne suis pas trop sûre que Lena et Martin aient compris comment faire des high fives mais hé, qui suis-je pour juger. ABC/Warner Bros. Récupéré de Babble

C’est donc pas mal, mais pas non plus spectaculaire. J’aime bien le twist sur le will-they-won’t-they et je suis curieuse de voir jusqu’où les scénaristes pourront pousser la chose. A part ça cependant… J’aurais toujours The Office, pour les rires et pour le coeur.

La radio c tro coule | Alex, Inc. (ABC)

« Le regard de famille de sitcom », par Tiya Sircar. ABC. Récupéré de Reality Blurred

Alex (Zach Braff) a quarante ans, un boulot qui paye et une famille qui l’aime, mais Alex veut autre chose : le voilà qui démissionne et décide de créer sa propre entreprise de podcast (c’est un truc ça ? En tout cas, il ne cherche pas « juste » à créer un podcast), où il pourra raconter des histoires qui lui tiennent à cœur. Dans le pilote, « The Unfair Advantage », il se retrouve à essayer de rassembler une équipe afin de vendre son projet.

Mis à part un « twist moderne », puisqu’on parle de start-up et de podcast, le scénario d’Alex, Inc. n’a rien de révolutionnaire. Il y a une famille qui s’aime, avec des gamins sympatoches car « un peu originaux » et une femme « prête à tout pour soutenir son mari « (on ne sait pas grand chose d’autre d’elle) ; un lieu de travail qui promet d’offrir un ressort comique ; et une intrigue pas passionnante mais qui permettra surement plein d’opportunité comiques, ne serait-ce par le trou générationnel. Je mets cependant un bon point « pour la diversité » (Hé ! La télévision est en train de changer et de se rendre compte de se rendre compte de l’importance de la représentation ! Tous les couples ne sont pas blancs ! Yay !), et j’attends de voir comment elle est explorée. Ça fait plaisir de revoir Braff sur le petit écran, comme un J.D. bien rangé, et la passion de son personnage est plutôt entraînante. Pour le moment cependant, ça reste un peu cabotin, et le ton bien-pensant « tout le monde s’aime tout le monde est joli » risque de vite me courir sur le haricot.

Ce qui a retenu mon attention

On arrive à ce qui s’est réellement démarqué du lot, ce qui m’a fait sourire, rire, ou du moins m’a suffisamment plu pour que je l’ajoute à mon planning. Deux séries dans cette catégorie : Champions, que je suis depuis déjà quelques semaines, et la bonne surprise de l’expérience, LA to Vegas. Les deux ont à leur centre un personnage de The Mindy Projet et je ne pense pas que ce soit une coïncidence.

« I guess you’re not as terrible as I thought you were » | Champions (NBC)

Si on m’avait dit un jour que je regarderai une série dont l’intrigue se passe principalement dans une salle de sport… Les temps changent. NBC/Universal. Récupéré de Variety

Vince (Anders Holm, que j’aime d’amour) est le cliché du trentenaire célibataire : la journée, il travaille dans une salle de sport héritée de son père ; le soir, il rentre chez lui, où son colocataire est son petit frère, beau mais assez bête, Matthew (Andy Favreau). Jusqu’au jour où Priya (Mindy Kaling), son ex, vient lui déposer Michael (J. J. Totah), son fils de quatorze ans, un aspirant musicien à la recherche d’un endroit où vivre à New York. Voilà que Vince se retrouve avec sa vie chamboulée, mais aussi enrichie.

Je ne vais pas vous mentir, une des raisons pour lesquelles j’aime Champions est parce que ça me rappelle The Mindy Project (la seconde est Anders Holm, au risque de me répéter). Bon, il n’y a pas tellement de Mindy dedans, mais le ton que j’aimais tant est là. Ce n’est pas si cliché que ça : Priya n’est pas « la mère parfaite », et malgré ses défauts, Vince est loin d’être un deadbeat dad. Les personnages secondaires sont absurdes mais super [là je triche un peu parce qu’on les voit surtout dans le second épisode] et, puisque l’intrigue principale ne repose pas sur un quelconque grand concept, le champ est libre pour à peu près n’importe quoi. Bref, je suis charmée.

[La chanson de fin du pilote est super, donc je la mets ici, mais ne la lancez pas si vous voulez que votre premier visionnage soit en contexte.]

« Thank you for choosing Jackpot airlines » | LA to Vegas (Fox)

Chacun de ces visages est le reflet d’une facette du mot « bonheur ». Je vous jure, cherchez, c’est là. Fox. Récupéré de Spoiler TV

On arrive à ma véritable bonne surpriseLA to Vegas. Bon, parler de surprise est peut-être un peu exagéré étant donné que la série m’avait accroché l’œil dès l’annonce des pilotes, ne serait-ce parce qu’elle est produite, entre autres, par Will Ferrell et Adam McKay. Le pitch de base est vraiment très simple : c’est l’histoire de l’équipe et des passagers habituels d’un vol LA-Vegas d’une compagnie lowcost.

Comme souvent, ce qui fait la richesse de la comédie sont les personnages, tous plus fous les uns que les autres. Il n’y a pas grand intérêt de les décrire ici un par un (il y en a sept, et ce serait éprouvant pour tout le monde), mais dès le pilote, la dynamique qui s’installe est celle d’une famille de bras-cassés hauts-en-couleur (le meilleur type de bras-cassés, comme tout le monde le sait). Ils sont tous un peu désespérés, un peu pathétiques, mais pourtant si sympathique qu’on s’y attache.

Bien qu’il s’agisse d’un pilot test, j’ai déjà englouti le reste de la saison (je suis humaine), et ce avant même de me charger de mes devoirs hebdomadaires : il y a donc bien quelque chose qui me plait vraiment dans LA to Vegas. Je penche pour Ed Weeks, qui joue le professeur birtish Colin et qui est parvenu à complètement sortir de son rôle de The Mindy Project, et ce alors qu’il a la même coiffure, la même garde-robe, et le même accent. Well done, sir.

LA to Vegas est simple mais efficace, et c’est exactement ce qui me manquait dans mon programme de rentrée : une série sans grands enjeux mais avec une petite intrigue romantique et des personnages assez charmants pour me captiver semaine après semaine (du moins je l’espère) .


Et voilà ! Six comédies, dont deux que j’adore, trois qui m’ont plu mais pas encore convaincue et une que j’abandonne.

Dans quelques jours, on parle des drames, d’histoires de pompiers et de médecins… Enfin, de quoi remplir encore un long billet de blog !

Et vous, vous avez regardé ces nouvelles comédies des networks ?
Qu’en avez vous pensé ?

A tout bientôt,

Enid

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9 commentaires sur “Retour sur les pilotes #1 | Comédies des networks (mi-saison 2017-2018)

  1. Je ne suis pas très comédie, les seules que je regarde sont The Big Bang Theory (parce que je suis incapable d’abandonner quelque chose commencé depuis 10 saisons) et Superstore.
    Du coup je voulais tenter Living Biblically mais outre ton avis plus que mitigé, y a pas de sous titres dispo, ça règle le problème XD .

    Aimé par 1 personne

    1. Si t’aimes bien Superstore, le plus dans la veine c’est LA to Vegas. Mais après, pour une initiation à la comédie, je ne conseillerais pas les nouveautés de l’année mais plutôt les « classiques » récents, comme The Office (il faut juste supporter les premiers épisodes), Parks and Rec. (Idem), Community, etc. Non pas que j’essaye de te convertir à la comédie, je peux très bien concevoir qu’on n’accroche pas ^^

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    2. Et pour Living Biblically… le jour où il y a des sous-titres, tu peux toujours essayer, surtout si t’aime tbbt. C’est pas forcément moins bon ; c’est juste pas tellement ce dont j’ai envie en ce moment 😉

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