Retour sur les pilotes #2 | Drames des networks ABC et Fox (mi-saison 2017-2018)

Il y a quelques jours, je testais les comédies des networks ; aujourd’hui, je vous parle de quelques nouveaux drames qui sont diffusés depuis le début de l’année 2018. Ça fait quelques jours que je ne regarde (presque) que des pilotes et je commence à sérieusement remettre en question l’utilité de la démarche. [Pour plus d’explication sur la démarche dans laquelle je me suis embarquée, cliquez ici.]

Certes, c’est assez rigolo de se forcer à regarder quelque chose dont on ne sait rien ; et, je dois vous avouer que ce n’est pour le moment pas désagréable. Un pilote tente de vous séduire, il fait tout ce qu’il faut pour s’assurer que vous accepterez un nouveau rendez-vous. Les six drames dont je vais vous parler aujourd’hui m’ont tous fait la cour de manière efficace ; le problème, c’est que je n’ai pas le temps pour chacun d’entre eux. Si je pouvais regarder tout ce qui passait à la télévision, et tout ce qui est déjà passé, je le ferai probablement, mais « il parait que c’est mathématiquement impossible et que tout tentative serait la preuve d’une profonde déconnexion de la réalité ». Entendez-là : « Fais un choix Enid, vis avec, et arrête de nous péter les ovaires avec tes séries à la con ».

Gardez donc à l’esprit, chers lecteurs, que le classement dont je vais vous faire part n’est que ça : un choix.

Pour vous (enfin pour moi, surtout), j’ai regardé tous les nouveaux drames de la mi-saison des networks ABC et Fox – les autres viendront très vites – et ce n’était pas mal du tout. J’ai vue deux séries avec des pompiers (9-1-1Fox et Station 19ABC) ; une avec des médecins (The Resident, Fox), une avec des avocats et des procureurs (For the PeopleABC), une avec un magicien (Deception, ABC) et une avec des réfugiés d’une autre époque qui ont aussi peut-être des super-pouvoirs (The Crossing, ABC).

Je discute de tout ça avec vous maintenant – des lustres après le reste du monde il semblerait 😉

Ce sera (probablement) sans moi

Vu que j’ai apprécié tout ce que j’ai regardé cette semaine, mais comme je dois bien faire des choix, voici les trois séries que j’ai choisi de ne pas continuer. Enfin pour le moment. Et si personne me convainc du contraire. Et si j’ai pas un moment où je m’ennuie et je me dis « tiens, qu’est-il arrivé à machin truc ? »

« Stop showing off… Just be good » | Station 19 (ABC)

Spin-off de l’indestructible Grey’s AnatomyStation 19 suit le même modèle que sa grande soeur, mais troque Ellen Pompeo pour Jaina Lee Ortiz et les blouses de docteurs pour des uniformes de pompiers. L’équipe de la station 19 et jeune et motivée et ne connait pas le principe de la séparation entre vie privée et vie professionnelle (après, c’est pas comme si ça avait jamais causé du drame dans Grey’s… Oh…) Rien que dans le premier épisode, on a deux incendies, un cancer, et la naissance d’un triangle amoureux qui promet d’être embêtant mais palpitant (#team policier).

« Tu viens de quelle station toi, la 17 ? la 14 ? la 22 ? Non, non attends, la 21 ? la 20 ? Je suis chaud ou froid ? Allez, allez, aide-moi… » ABC. Récupéré de Vulture

Ca fait presque deux ans que j’ai arrêté Grey’s Anatomy, principalement parce que je regardais avec une copine mais qu’on s’est aperçue qu’on aimait mieux papoter à deux que rattraper notre retard au fil des mois. [De toute façon, mes histoires d’amour préférées étaient celle entre Mark et Lizzie et celle entre Chritina et Owen, donc ça faisait un certain temps que ça m’ennuyait ferme.] Pourquoi cet arrêt définitif ? J’aurais pu reprendre sans elle, après tout. Et bien, alors que j’avais pendant des années regardé la série religieusement, je me suis aperçue que ce que je pensais être un plaisir était en fait rien de plus qu’une habitude interminable. Je ne voulais qu’une chose : que les héros soient heureux. Le problème, c’est que pour qu’une série dure, il faut du drame, du drame, du drame – ou alors risquer un nouveau casting (ER ❤). A rien ne sert de s’attacher à un couple, il sera détruit dès que les choses iront bien ; toute perspective de carrière n’est là que pour être mise en péril ; tout parent, tout enfant, tout amis d’enfance ou autre proche, risque à tout instant de tomber malade ou mourir d’un accident ; chaque catastrophe naturelle (ou pas) se dirigera, toujours, sur nos héros, qui arriveront, presque toujours, à « être heureux malgré tout » car « on est plus forts ensemble ». Ils « survivent » les horreurs que nous, avides téléspectateurs, leur faisons subir. Tout ça fait de la bonne télé ; mais tout ça me brise aussi le cœur.

Mais quelle est le rapport avec Station 19 ? C’est trop tôt pour dire s’il y en aura un… mais voilà, sa ressemblance avec Grey’s Anatomy m’a frappée, puis qu’Andy est une Meredith, peut-être moins émotionnellement scarifiée (reste à voir), peut-être plus badass, mais une Meredith quand même dans tout ce qui rend le personnage super : elle est forte, indépendante, bonne à son boulot et consciente de l’être et donc l’héroïne merveilleuse à qui faire subir des trucs atroces. Pareil pour les autres personnages de la casernes qui, même si on ne les a pas beaucoup vu, on l’air de gens inspirants que j’aurais envie de suivre partout (sauf Ben, Ben était minable et je ne sais même pas pourquoi il n’est plus médecin mais juste avec ces quarante minutes je dirais qu’il a été viré pour avoir été un trop grand trou du cul). Cette atmosphère familière, pleine d’espoir, je n’ai pas envie de la voir tomber en morceaux lorsqu’untel meurt dans un incendie, et untel devient accro à la morphine, et untel tombe amoureux de quelqu’un qu’il a sauvé mais qui finalement s’avère être un pyromane responsable de la destruction de tout un quartier/ de la mort de son collège. Rien qu’à inventer, là, ça me parait trop bien – mais je sais qu’au fond, je n’ai pas tellement envie de subir tout ça.

« Stuck » est palpitant, mais il l’est surtout grâce aux drames. Chicago Fire avait rendu, à mes yeux, le métier de pompier fascinant, mais c’était surtout dans les « petits moments », ceux qui n’impliquent pas d’incendies, de bombe, ou de personnage coincé dans une situation virtuellement impossible. De ce que j’ai vu de Station 19, j’ai peur que le quotidien de pompiers deviennent vite une escalade d’improbabilitésou tombe dans le répétitif (un problème que Grey’s Anatomy n’avait pas).

Pourquoi ce sera sans moi ? J’ai en long et en large exprimé mes craintes, et, je l’avoue, c’est un peu injuste de juger Station 19 par des standards que j’applique à Grey’s Anatomy mais c’est comme ça : Station 19 a l’air d’être un drame passionnant, mais je n’ai pas tellement envie de m’embarquer dans une montagne russe émotionnelle que je finirais par abandonner. Pour l’instant, je dis non. Après, s’il s’avère que la série promet d’être plus courte, ou si je finis enfin Chicago Fire et que je m’ennuie de pompiers aux vies compliqués, peut-être que je cèlerais à l’envie d’adrénaline.

Tour de passe-passe : je passe | Deception (ABC)

Mon petit ami est un magicien assez doué et pourtant, je reste peu impressionnée par la chose. Je ne sais pas pourquoi les tours de passe-passe me mettent mal à l’aise, mais c’est comme ça. Heureusement, dans Deception, on n’a pas vraiment des tour de passe passe vu que les illusions sont des rues entières et qu’au lieu de faire disparaître des lapins, on fait disparaître des avions donc… Ouais, pas la même ligue.

Ces fossettes vont me rendre folle, c’est pour ça que je ne continue pas. ABC/ Warner Bros. Récupéré sur Pinterest

Cameron Black (Jack Cutmore-Scott) est un illusionniste de légende dont la carrière vient d’être subitement détruite. Il soupçonne qu’il s’agit là d’un coup d’une mystérieuse magicienne et lorsqu’un criminel s’échappe d’une situation impossible, il se doute qu’elle est également derrière ce coup et propose son aide à l’agente Kay Daniels (Ilfenesh Hadera). Il est capable de voir au travers de toutes les déceptions, il est capable de créer des grandes illusions : quel meilleur atout pour le FBI ? Littéralement n’importe qui et n’importe quoi d’autre.

La prémisse est vraiment, vraiment, vraiment fun, comme un Mentalist, mais sans le psychopathe qui tue les enfants et torture émotionnellement ceux qui osent le défier. Cutmore-Scott est charmant et je suis déjà entrain d’encoder sa filmographie dans ma liste de choses à voir. Les deux héros ont de l’alchimie, on a des personnages secondaires croquants… Ça a l’air très sympa.

Pourquoi ce sera sans moi ? C’est un peu trop gros. Ca a l’air marrant, certes, mais de temps en temps. Ce serait le genre de truc sur lequel j’aimerais bien tomber à la télévision à l’occasion. Mais de là à venir au rendez-vous chaque semaine ? Pas sûre. Après, j’ai raconté le pitch à monsieur, et des étoiles se sont allumées dans ses yeux alors bon, je sens qu’une fois qu’on a fini Battlestar Galactica et Doctor Who, je vais devoir faire un compromis et le laisser choisir la prochaine série à lui imposer.

*Insérer ici une métaphore liée au baseball* | For the People (ABC)

Seconde production de Shondaland testée, deuxième sur laquelle je passe… Mais je vous jure que ce n’est pas pour les mêmes raisons que Station 19 ! Enfin un peu mais pas trop.

« Je jure sur la Constitution des Etats-Unis que bien qu’il y ait au moins vingt personnes dans cette salle, ce seront toujours les mêmes six qui se retrouveront l’un contre l’autre au tribunal. » ABC. Récupéré de Variety

For the People est l’histoire de six avocats ayant tout juste prêté serment à la Cour fédérale du district sud de New-York (aka « The Mother Court », histoire de rajouter un peu de prestige et d’enjeux à la chose) : trois travaillent comme commis d’office pour la défense, et trois travaillent pour le procureur. Tous sont jeunes, beaux et idéalistes.

Dans le premier épisode, Sandra (Britt Roberson) défend une cause perdue, un jeune musulman suspecté de terrorisme, et ce face à l’ambitieux Léonard (Regé-Jean Page), prêt à tout pour se distinguer. Les amoureux Allison (Jasmin Savoy Brown) et Seth (Ben Rappaport) sont l’un contre l’autre dans une affaire insignifiante qui confrontent leur perceptions de la justice.  Kate la perfectionniste (Susannah Flood) et Jay le naïf optimiste (Wesam Keesh) se disputent une affaire quelconque. Bref, on est dans un drame légal de base, avec des héros qui vont probablement devenirs amis/ennemis/amants.

J’ai commencé l’épisode en levant les yeux au ciel devant le discours du juge sur l’institution de la justice et le fait que tout le monde ne supporte pas la pression du métier, blabla. J’ai terminé l’épisode en levant les yeux au ciel en entendant le discours de Jill Carlan, aka la boss de la défense (Hope Davies), sur comment la vie n’est pas une série télévisée et que la justice n’est pas parfaite, blabla. Cependant, je me suis bien amusée le reste de l’épisode. Bien que l’héroïne m’ait parue sans intérêt, d’autres personnages m’ont intrigué lorsqu’ils se sont avérés moins clichés que les premières impressions. C’est moins dichotomique que la plupart des séries d’avocats – où le bon coté est celui du héros – et ça, ça me plait, même si dans la vraie vie, la défense à toujours raison, et vive l’abolition. [Je suis moralement obligée de critiquer le système pénal dès que j’en ai l’occasion, c’est une conséquence de ma formation de criminologue.]

Pourquoi ce sera sans moi ? J’ai jamais été une grande fan des drames légaux, que je trouve vite très répétitif. La seule exception serait The Good Wife, qui a de nombreux défauts, mais qui, à ces débuts, présentait des affaires et problèmes éthiques passionnants et nuancés. Premier mauvais point pour For the People, le droit n’est pas très intéressant. Tout repose du coup sur les personnages… qui sont OK, mais sans plus, du moins pour ceux qu’on voit le plus (Kate et Jay m’ont plu, mais je ne sais littéralement rien d’eux mais à part qu’elle est perfectionniste et qu’il est naïf et optimiste). For the People a le mérite de rester à l’abri du cynisme, mais sonne comme une leçon de vie entendue et rentendue… Si c’est court, je m’y remettrait peut-être, mais pour le moment, ce sera sans moi.

Intriguée mais pas (encore) convaincue

C’est assez injuste que les trois séries sur lesquelles je passe soient des séries que j’ai plutôt appréciées. C’est d’autant plus injuste que je vais continuer à regarder The Crossing, et ce alors que j’ai a peine apprécié le pilote. Tout ça est très complexe, mais je vais tenter de le rationaliser, au mieux.

N’ayez pas peur des réfugiés | The Crossing (ABC)

Du brouillard, des cadavres et un tunnel spatio-temporel… Il ne manque qu’un TARDIS et je serai une femme comblée. Récupéré de Thrifty Jinxy

Des réfugiés s’échouent sur la plage d’une petite et tranquille ville américaine… sauf qu’ils s’affirment vite être américains, et venir en fait du futur dystopique où un groupe de mutants tentent d’exterminer les non-mutants. C’en est un peu trop pour Sheriff Ellis (Steve Zanh), qui se voit mis de coté par le Homeland Security, plus particulièrement Agent Ren (Sandrine Holt). Parmi les réfugiés, une petite fille à la recherche de sa maman, plein de gens qui ont l’air bien et quelques uns qui paraissent louches… Aussi, la maman en question (Natalie Martinez) a manifestement des super-pouvoirs [elle saute haut et tout et tout]… Mutante ? Méchante ? Tintintintiiiiiin.

Le pilote de The Crossing a quelques images splendides – regardez juste le screenshot ci-dessus – et avance suffisamment vite pour ne pas nous « ennuyer » avec des explications scientifiques bancales. Il y a beaucoup de personnages, donc peu sont réellement explorés, mais des dynamiques sont déjà instaurées. On a de l’action, un peu bateau mais de l’action, quelques enjeux dramatiques familiaux et le début d’un arc de saison. C’est pas mal. Pas génial, mais pas mal.

Pourquoi ça m’a intriguée ? Zoo a été annulée (déjà depuis octobre, mais je viens de m’en rendre compte) et j’ai besoin d’un nouveau plaisir coupable. Avec son histoire invraisemblable et déjà compliquée, ses héros un peu gnan-gnan mais apparemment au bon fond et des méchants très méchants pour des raisons très méchantesThe Crossing à l’air d’être une parfaite candidate. Cependant, je redoute toujours un coup à la Under the Dome, où ça commence doucement puis devient si bête que j’ai envie de me taper la tête contre le mur. Donc je ne suis pas vendue : je continue de regarder et, dans quelques épisodes, on verra si The Crossing est la série un peu nulle que je vais adorer regarder.

Ce qui a retenu mon attention

Je ne sais pas trop ce que ça dit de moi, mais je passe (ou hésite) sur quatre drames d’ABC et je choisis de poursuivre les deux petits nouveaux de Fox. Y’a un test internet pour me dire quel personnage de Harry Potter je suis ? [EDIT : et bien, il semblerait qu’il y en ait un… mais c’est pas vraiment sur les chaines, plus sur les séries et les films. Qu’importe, je suis McGonagall, donc de toute évidence, c’est un test parfait. Si vous en trouvez d’autres, faites-le moi savoir !]

« If it were easy, everyone would be a doctor » | The Resident (Fox)

Si il y a bien un genre de séries dont je n’attendais plus rien, ce sont les séries médicales. Depuis que j’ai vu ER (Urgences), tout me parait fade et inutile. Certes, je me suis amusée de Grey’s Anatomy, mais surtout parce que j’étais attachée aux personnages ; Scrubs était avant tout une comédie intelligente et absurde ; et si j’ai aimé House, c’est parce que ce n’avait pas grand chose d’une série médicale et tout d’un épisode de Sherlock Holmes. ER est tellement accomplie que depuis, toutes les séries médicales me laisse indifférente… et pourtant, The Resident m’a plu.

Si j’ai une critique à faire au pilote, ce serait l’usage des plans à 35°. Ca m’a un peu mis la nausée. Mais je sais, c’est stylé et moderne, blablabla. Fox. Récupéré de page58

The Resident, c’est l’histoire de Dr. Devon Pravesh (Manish Dayal), qui commence tout juste sa résidence sous la supervision de Dr. Conrad Hawkins (Matt Czuchry), super-médecin arrogant, rebelle, mais efficace. Heureusement qu’il est doué parce qu’il se trouve que leur boss, Dr. Randolph Bell (Bruce Greenwood) est très, très, trèèèès nul à son boulot mais a toute la gloire quand même parce que c’est un trou du cul. Voilà donc le petit Pravesh embarqué dans la vraie vie, la vie cynique, celle où les patients sont aussi des clients et où la ligne entre le bien est le mal n’est pas forcément bien définie.

Le pilote n’a pas un temps mort. Entre les premiers pas de Pravesh et les flirts entre Dr. Conrad et Nic-la-jolie-et-intelligente-infirmière (Emily VanCamp), on a tout de même le temps de s’interroger sur des enjeux éthiques et moraux qui ne semblent pas (trop) réchauffés des autres séries, notamment sur les questions du coût économique de la médecine, du pouvoir de la réputation et des avancées technologiques dans le monde de la santé. Pas mal du tout. Le fait que Dr. Conrad soit un connard n’est pas si évident que ça dans le premier épisode, mis à part quand les gens le dise, mais c’est dans tout les résumés, donc j’imagine que ça va se confirmer par la suite. On reste loin d’un House grincheux ; ici, c’est le système qu’on critique, pas l’intelligence des patients.

Pourquoi j’ai envie de continuer ? Bon, soyons sincère, Matt Czuchry est un bonus dans toutes les séries sauf Gilmore Girls, donc le voir jouer un rebelle sympathique me va très très bien. Il a l’air plus en forme que dans les dernières saisons de The Good Wife, donc good for him. Ensuite, Devon Pravesh est super choupi et je perdrais bien dans ses yeux pendant des décennies. Hein ? Vous voulez de vraies raisons ? The Resident m’a paru différente des autres séries médicales que j’ai vu ces dernières années. C’est méchant et mordant, et j’espère que ça le restera. D’un autre coté, ce n’est pas désespérant ; c’est l’histoire de gens qui adorent leur métier, malgré le fait que les responsabilités avec lequel il vient sont parfois dures à supporter. C’est une histoire que j’ai envie de suivre.

TV’s Best Drama About Connie Britton Answering Phones | 9-1-1 (Fox)

Il me parait ridicule de présenter 9-1-1, puisque j’ai l’impression que tout le monde l’a déjà finie. Moi y compris – j’ai tellement accroché que j’ai tout regardé d’une traite. Et pourtant, le pilote n’était pas parfait… Parlons-en.

Vas-y, Athena, remets-le à sa place, ce petit merdeux. Non mais. Fox. Récupéré de Newsday

9-1-1 est l’histoire des first responders, à savoir « la voix au bout du téléphone » Abby Clark (Connie Britton), les pompiers et ambulanciers Bobby Nash (Peter Krause <3), Buck (Oliver Stark), Hen (Aisha Hinds) et Chimney (Kenneth Choi), et la policière Athena Grant (Angela Basset). En gros, c’est Chicago Fire, mais à Los Angeles, sans tous les spin-off et avec du star power de malade.

Le pilote de 9-1-1 est efficace, mais pas parfait. Alors qu’on découvre la vie personnelle de nos héros, plus ou moins compliquée (surtout plus), on a aussi le droit au cliché du petit nouveau qui n’en fait qu’à sa tête et pousse à bout son patron au coeur d’or. C’est un pilote, donc c’est normal que ce soit un condensé d’informations pas forcément digeste… et puis il y a le rythme, qui est très prenant. Dans le premier épisode, nos héros vont être confrontés : à un bébé coincé dans des canalisations, à un gros serpent et à une petite fille terrifiée par un cambriolage en cours. Adrénaliiiine.

Les acteurs sont tous très bons. Bien évidemment, Connie Britton vous bercera avec sa voix ô-si-apaisante ; mais elle risque aussi de vous surprendre. Abby Clark est timide, effacée, en retrait face à une situation familiale qui la définit. Elle nous narre l’histoire, plus qu’elle ne la vit. C’est beau. En Bobby Nash, Peter Krause a bien vieilli depuis l’époque de Six Feet Under et de mes premiers rêves érotiques ; mais moi, son sourire me charme toujours autant, et sur son personnage, il permet d’instaurer une confiance immédiate. Angela Basset est fidèle à elle même ; chacun des pompiers est super. Je m’éloigne du pilote, mais comme j’ai tout vu, j’aimerais ajouter que les relations sont exceptionnellement bien développées durant les dix épisodes. C’est fluide et passionnant.

Pourquoi j’ai envie de continuer ? Malgré des situations d’épisodes improbables et parfois assez glauque, 9-1-1 garde un ton léger et plein d’espoir. Toutes les histoires personnelles des personnages ne sont pas passionnantes, mais ce n’est pas grave, parce qu’elles restent justes et mouvantes. Je ne sais pas si c’est la patte Ryan Murphy, mais 9-1-1 a un petit quelque chose qui m’a scotché à l’écran. Là où Station 19 (comme d’autres) a misé sur l’escalade dramatique, 9-1-1 a pris le temps de développer une ambiance, chaleureuse, calme mais pourtant tonique, calquée sur le ton de la voix d’Abby.

Je suis très curieuse de voir ce qu’on prévu les scénaristes pour la saison deux, et j’ai totale foi en eux. Récupéré de 9-1-1 on Fox sur Giphy

Et voilà, sur les quatre drames d’ABC et les deux de Fox, seuls ceux de Fox m’ont convaincue… mais presque tous m’ont plu. C’est la dure loi de la télévision, qui n’est là que pour être contournée lorsque cet été, je m’impatienterai de la rentrée des séries et irait piocher dans les seconds choix… T’inquiète Deception, je suis sûre que notre au revoir n’est que provisoire.

Dans quelques jours, je vous donne mon avis sur les drames de CBS, The CW et NBC. J’ai déjà tout vu, il ne me reste qu’à finir l’écriture… Tout cela me prendrait nettement moins de temps si je misais sur de la synthèse, mais d’un autre coté, j’ai commencé ce blog aussi pour pouvoir m’éterniser sur des détails dont tout le monde se fiche. Mais je travaille à réduire tout ça.

Et vous, vous avez regardé les nouveau drames des networks ABC et Fox ? [ Ceci est presque une question rhétorique mais je la pose quand même, ne sait-on jamais quelqu’un d’autre a passé son mois de janvier dans une cave (mais c’est chouette, les caves !)]
Qu’en avez vous pensé ?

A tout bientôt,

Enid

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8 commentaires sur “Retour sur les pilotes #2 | Drames des networks ABC et Fox (mi-saison 2017-2018)

  1. Ta photo de ce monsieur Jack Cutmore-Scott m’a donné envie d’aller voir tout ce qu’il a bien pu faire dans sa vie ❤ . Bon, à première vue les audiences sont pourries et ça sera annulé, donc ça sera sans moi de toutes manières.

    Du coup, je vais continuer The Crossing et ses faux airs des 4400, alors que ça me parait assez moyen. Parce que j'aime faire des choix douteux.

    Aimé par 1 personne

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