Fin de saison : Legends of Tomorrow (saison 3)

Lorsque le personnage de Sara a fait sa première apparition dans Arrow, le l’ai accueillie le sourcil levé. Je n’étais pas impressionnée. Avec sa tronche de Barbie, Caity Lotz m’agaçait, et je n’arrivais pas à comprendre pourquoi tout le monde se pavanait devant elle et détestait Laurel (même si, OK, Laurel était un peu brise-ovaires, je l’admets). Du coup, lorsque Legends était annoncé, je n’ai pas vraiment sauté au plafond. Mais bon voilà, je me suis dit pourquoi pas, en plus y a Arthur Darvill, et j’ai regardé la première saison d’un oeil distrait. Puis vite abandonné.

Ce n’est que cette année, après l’énorme cross-over, que je me suis décidée à redonner une chance à la série. J’ai englouti la saison deux et le début de la saison trois juste lorsque je commençais ce blog – d’ailleurs, c’est même la première chose que je mentionne dans mon premier débrief. Plein d’humour, de l’absurdité à gogo et une Sara en fait hyper badass : je ne comprends plus aujourd’hui les reproches que je faisais à la série. Je pense cependant qu’un des grands avantages de Legends est le renouvellement du casting, permettant d’explorer et de créer de nouvelles dynamiques au fil des intrigues.

Legends of Tomorrow a conclu sa troisième saison il y a quelques épisodes. La série a été, sans grande surprise, renouvelée pour une quatrième saison car The CW ne s’arrêtera que lorsque toutes les soirées de la semaine seront exclusivement remplies de drames du DC-verse, mais j’aimerais cependant revenir un petit peu sur les grands moments de la saison, le spectaculaire finale et le plaisir que la troisième saison m’a procurée. Beebo sait que j’ai un problème pour la synthèse mais je vais essayer de faire au plus court ; je ne garantis cependant rien.

If that’s not pizazz, what is ? The CW via CanaryGifs

Il s’est passé quoi cette saison ?

Ben là, vous m’en posez une colle… La saison à commencé à Aruba. Les Légendes avaient été dissoutes par leur ancien leader, Rip (Arthur Darvill), suite à la création du Bureau du temps, sous prétexte qu’elles « causaient plus de problème qu’elles n’en réparaient » ou un truc du genre. Bon OK, c’est totalement justifié, mais l’équipe donne du sien et, faut le dire, a un certain style. « We screw things up for the better« , dit Sara (Caity Lotz) et ma foi, ça me semble bien résumer la chose.

Bref, Rip a saisi le Waverider et les Légendes sont coincées dans le présent, forcées de vivre une vie de merde parce qu’elles ne savent pas faire grand chose. Le seul à ne pas être trop mécontent de la chose, c’est Mick (Dominic Purcell), qui prend le soleil Mais voilà, Jules César interrompt son bronzage et il est grand temps de rassembler l’équipe. Elle est peut-être responsable de tous les anachronismes, n’empêche qu’elle a bien envie d’aider. On s’en fout des règles, qu’elle dit Sara, et hop, elle vole le Waverider, récupère les Légendes et c’est parti pour de nouvelles aventures.

« Bon alors, c’est où qu’il est ce p’tit César ? ». The CW via Variety. J’avais aussi très envie de mettre cette image de Sara qui combat ledit César mais faut faire des choix dans la vie.  Ouh, il y a aussi celle de Mick en train de tackler le bonhomme !

Le gros de l’intrigue

Je ne suis cependant pas là (juste) pour vous faire un récap du premier épisode. La mission des Légendes devient vite celle du Bureau du temps : réparer les anachronismes qui fleurissent un peu partout dans l’histoire pour une raison obscure… Enfin obscure pour eux. Rip et sa seconde Ava Sharpe (Jes Macallan) savent qu’un mal nouveau grandit à l’horizon, mais là où le premier voit encore le potentiel de son ancienne équipe (mais alors pourquoi tu l’as dissoute, trou-du-cul ?), la seconde est consternée devant leur manque de professionnalisme (mais c’est ce qui fait tout son charme). Quand aux Légendes, une fois qu’elles apprennent le big bad qui menace tous les univers, elles ne sont pas hyper impressionnées.

« Oooo. I’m afraid of the Time Boogyman ». The CW via The Universe of Sim (allez faire un tour, y a des gif de toute la séquence et c’est assez marrant à revoir).

D’un coté, faut les comprendre, le méchant est un démon nommé « Mallus » (en fait Malice), et bon, les démons ça ne fait pas peur, sauf peut-être les deux premières fois qu’on en voit dans Supernatural (avant que les frangins abandonnent tout espoir d’exorciser et se mettent à décimer de l’hôte sans lever le sourcil. Comment ça, ce n’est pas le sujet ? Supernatural est toujours à propos, comme Doctor Who et The Office et oui, you can quote me on this). Surtout que les Légendes s’agrandissent : elles ont vite fait de récupérer Amaya (Maisie Richardson-Sellers) à Zambesi, où elle était retournée pour « accomplir sa destinée », puis elles accueillent Zari (Tala Ashe), une « ‘hacktiviste » d’un futur pas jojo, et enfin Wally West (Keiynan Londsale) aka Kid Flash, qui a le pouvoir de la super-vitesse – sans blague. C’est aussi l’année du départ du duo Firestorm : Stein (Victor Garber) meurt aux mains des Nazis (si, si) dans le grand cross-over du CW-DC-verse (« Crisis on Earth-X »), et Jax (Franz Drameh) décide finalement de quitter le Waverider juste un épisode plus tard. Séchons vite nos larmes : Amaya comme Zari sont porteuses de totem, artefacts magiques créés pour bannir Malice ; du coup les Légendes ont une partie de la clé pour se sortir de se bordel. Enfin, en tout, il y en a six ; deux c’est pas mal mais c’est pas tout.

En tant que démon tout puissant, Malice a la chance d’avoir des abonnés [la blague c’est que c’est une des traductions de followers. Hahaha ! Comment ça, « je dois arrêter d’expliquer mes blagues ? »], et parmi eux Kuasa, petite fille d’Amaya et soeur de Vixen, rageuse à ses temps perdus, qui est porteuse du troisième totem. Mais attendez, ce n’est pas tout : Damien Darhk (Neal McDonough) fait son grand retour et il est plus tard rejoint par sa fille Nora (Courtney Ford), qui se trouve être un vaisseau idéal pour le méchant démon. Pfiou.

Les gentils et les méchants partagent alors à la recherche des derniers totems, le totem du feu, le totem de la terre et le totem de la mort (héhé) ; puis se battent pour les réunir, dans un jeu de touche-touche assez complexe, jusqu’à ce que les Légendes récupèrent tous les totem en fin de saison et soient ‘fin prêt – autant qu’ils peuvent l’être en tout cas – pour la bataille finale (dont on parle bientôt, patience ; sinon, skippez la partie suivante).

Les petits détails utiles pour mieux savourer le finale

Le gros de la saison étant consacrée à réparer les anachronismes, les Légendes ont rencontré toute une série de personnages historiques, de Hélène de Troie à Barack Obama en passant par Barbe-Noire et Elvis Presley. Nice. Les Légendes étant les Légendes, elles ont également pris des libertés dans le déroulement de l’histoire ; ainsi, elle redéposent Hélène sur Themyscira, l’île des Amazones, histoire de la mettre à l’abri de la convoitise des hommes ; ou encore, Amaya mate Barbe-Noire, si bien qu’elle se retrouve sur l’étiquette de la marque de rhum à la place du célèbre pirate. « Mais enfin, je pensais que les Légendes réparaient le temps, pas le changeaient ? » Vous savez raison, mais ça c’était avant.

« He’s so damn huggable ». Bon pour le coup, le Beebo perdu au temps des Vikings ne restera pas… Mais c’est probablement une bonne chose. The CW via geek.com

Avec le grand retour de Darhk qui, rappelons-le, a tué Laurel la soeur de Sara, et la mort d’un des membre de l’équipe, cette saison de Legends of Tomorrow marque aussi le retour des questions sur « peut-on changer son passé » ? Sauf que désormais, la réponse n’est pas un « NON ! » tonitruant. Amaya, par exemple, sait que son village est destiné à être détruit pour que Vixen devienne qui elle est ; apprenant cependant que cela veut dire la corruption de sa seconde petite fille, elle se décide à faire de son possible pour changer le cours de choses. Cette quête est partagée par Zari, qui, au fur et à mesure des épisodes, tente de mettre en place une technologie permettant de distinguer les événements essentiels à la timeline de ceux qui peuvent être modulés. Et ça, ça change pas mal de choses. L’avant dernière épisode tourne d’ailleurs autour de ça : lorsque les Légendes comprennent que le seul moyen de définitivement se débarrasser de Malice est de le faire sortir de sa prison, sauver Zambesi (et donc créer un anachronisme) devient un objectif à part entière.

Durant cette saison, plusieurs relations ont également été développées. Certes, Nate (Nick Zano) et Amaya étaient déjà sérieusement amoureux l’année passée, mais la saison trois a mieux développé les enjeux d’une telle romance : lui vient du présent, elle du passé, et leur histoire est destinée à prendre fin (#EnAttenteDuTestADN). Sara a eu le droit à sa propre romance mais j’en parlerai plus tard ; ici, je préfère mentionner l’exploration de la relation entre papa et fifille Darhk.

Parce que oui, le plus palpitant de la saison a été de regarder voir le grand méchant Darhk devenir un vrai père. Alors oui, quiconque regardait Arrow savait que Darhk était déjà papa, et attaché à sa famille de surcroît ; n’empêche que, dans ses plans démoniaques, il ne s’était que peu intéressants aux conséquences que cela peut avoir sur sa fille Nora. Lorsqu’on la retrouve dans la saison trois de Legends, elle est encore adolescente et enfermée dans un asile psychiatrique : la petite est possédées par Malice. Elle finit par être récupérée par son père, mais quelques épisodes plus tard, Ray plein d’espoir se met à voir en elle une possibilité de rédemption. Un gentil qui voit le gentil dans un méchant avec de beaux yeux (ouais, Nora est désormais adulte), c’est vu et revu ; ce qui est passionnant est de suivre la réalisation par Damien que son plan ne peut être réalisé sans sacrifier l’humanité de sa fille… Et ça, ça le travaille. Dans le pénultième épisode, Darhk décide même de faire équipe avec les Légendes, en leur fournissant les derniers totems ; avant de faire demi-tour lorsqu’il s’aperçoit qu’outre l’humanité de sa fille, le plan des Légendes signifie sa totale destruction. Papa n’est n’est pas prêt à ça.

BORDEL MAIS T’AVAIS DIT QUE TU PARLERAI DU FINALE, CA VIENT OU QUOI ?

Non mais ça va, j’y arrive, pas la peine d’être désagréable non plus.

Donc j’étais où ? Oui, Damien Darhk. Après son retournement de veste, il lâche Grood sur Zambesi mais c’est en vain puisque les Légendes, grâce au totem et au pourvoir du travail de groupe (une leçon à retenir lors de vos propres travaux de groupes ; moi c’est comme ça que je m’abstiens d’arracher à tête à mes collègues), arrivent à le stopper, et donc à libérer Malice. Il prend la forme d’un gros démon, cornes, ailes et tout et… voilà. Je disais tout à l’heure que les démons n’ont rien de terrifiant ; je confirme. Il est plutôt ridicule, mais c’est Legends donc on s’en fiche.

BOUH qu’il est moche qu’il est vilain ; mais qu’il n’est pas effrayant du tout. The CW via Den of Geek

Dans « The Good, the Bad et the Cuddly » [voilààààà, on y est], la big battle pour le multiverse ne commence pas hyper hyper bien, parce que bon, même si les Légendes ont les totems, ils ne savent pas comment les utiliser (on y aurait pas pensé avant  ? Nah). Mais pour gagner du temps, Rip décide de se sacrifier, dans un geste héroique. On pleure tous cet ancien personnage essentiel qui n’est qu’anecdotique depuis le début de la saison. Enfin, je dit « on pleure » ; on ne voit pas le corps, donc rien n’est gagné, surtout que a) même si on voyait le corps, rien n’était gagné, b) Rip du passé est un autre moyen de voir Rip et c) Arthur Darvill est le roi de la résurrection. [J’ai quatre saisons de Doctor Who à rattraper avant qu’on se revoit, mais je me demande déjà : Darvill fait-il autre chose que mourir dans les séries télé ?]

Preuve que ce n’est pas inutile, les Légendes parviennent à s’échapper à Salvation, « la meilleure cachette de l’univers pour environ deux secondes ». On y retrouve Jonah Hex, que j’avais complètement oublié mais qui est au rendez-vous dans chaque saison pour tous les épisodes dans le Far West., et même qu’il est au gout de Zari… Ouh-ouh de la romaaance-euh. Attendez, j’me perds de nouveau – l’essentiel oui, l’essentiel. Donc oui, ils sont sains et saufs juste assez pour lâcher un soupir ; voilà que Malice envoie ses meilleurs lieutenants, à savoir César et ses légions, Mme la Viking et son clan et Barbe-Noire et ses pirates. Putain c’est triste, parce qu’à part Freydis Eriksdottir, ils sont un peu nuls et cons (ouais, elle aussi, mais au moins girl power et tout). Mais c’est sans compter sur le fait que les Légendes aussi ont des amis ! TADAAAAAM ! On dit bonjour à Hélène de Troie en habits d’Amazone (Bonjour Hélène de Troie en habits d’Amazone), à Jax trois ans dans le futur et maintenant papa (Bonjour Jax trois ans dans le futur et maintenant papa) et à Kuasa gentille car Zambesi a été sauvée (Bonjour Kuasa gentille car Zambesi a été sauvée). [Vous avez cru que j’allais abandonner la blague en cours ? C’est mal me connaître. Je maîtrise les raccourci claviers et jamais je ne m’en excuserai.] Il y a Ava, aussi. Mais il manque encore un tout petit chose pour faire pencher la balance en leur faveur…

Je continue à trouver ridicule cette histoire de totem mais go with the flow qu’ils disent. The CW via marcomardon

Damien Darhk est quand même en bade grave d’avoir perdu sa chère Nora. Après une réplique hyper froide mais quelque peu méritée de Sara lorsqu’il l’implore de le tuer –  « you deserves to live the rest of your life knowing your detroyed your own daughter » – il se décide à prendre les choses en main. Puis bon, faut dire que Ray bade aussi un peu parce qu’il avait très envie de sexer Nora [rappelons nous du fait que la première fois qu’il connecte avec elle, elle est jeune adolescente et qu’elle avait genre huit ans il y a deux saisons d’Arrow – il est important de ce souvenir de ce genre de choses], du coup les deux font équipe pour essayer de la sauver. Et ils y arrivent ! Une vie pour une vie : en remontant dans le temps, Damien prends la place de Nora et c’est lui qui se retrouve possédé par Malice. C’est un chouette arc pour les Darhk qui a été développé cette saison et la fin est à la hauteur.

Bon tout ça c’est bien, mais comment on va faire bobo à méchant Malice ? Les Légendes ont tous les totems mais Sara n’est pas sûre qu’ils soient les bons porteurs… donc il est temps pour une vison quest. J’argumenterai bien que s’il y a bien un temps pour ne pas être défoncé ce serait celui-ci mais clairement le résultat est là donc je me tais. Prenez toutes les drogues que vous voulez, Légendes, ça vous réussit plutôt pas mal. Le but est de créer un être pur pour combattre le mal et j’aimerais vous dire que cela ne fonctionne pas mais… CA FONTIONNE ! Au deuxième essai, mais c’est déjà très bien. Sauf que voilà, à penser à un être pur, certaines des Légendes ne peuvent s’empêcher de penser peluche, câlins et guili-guili-guilli… et ce qui devait arriver arrive. L’être destiné à combattre Malice est un furby géant et tout ça est fantastique.

ILS ONT OSE ! The CW via hypable

Je ne m’attendais pas, mais pas du tout à ça ; et pourtant, cette année Legends a renforcé son « univers à part entière », via Beebo, Upswipe, et autre caractéristiques de leur terre (oui, je pense surtout à ces deux-là). J’étais sur le cul, moitié horrifiée, moitié ravie (en gros la dernière saison de Falling Skies, pour tout ceux qui partageraient mon échelle horreur-extase). Le combat entre Beebo et Malice est ridicule mais très bien exécuté. Sérieux, c’est impressionnant. C’est aussi absurde, très drôle et oui, un peu nunuche, mais dans le genre assumé, comme les films Thor.

Tenez, si vous voulez vous la remettre en mémoire. Je suis toujours pas sûre de ce que c’est, mais c’est définitivement quelque chose :

Dans la conclusion de l’épisode, Nora est appréhendée par le Bureau du temps, même si Ray lui donne un moyen de s’enfuir (quel marshmallow, ce Ray ; j’ai envie de dire, bien pour lui, mais je reste un peu sceptique de leur histoire). Elle a tout de même fait pas mal de méchants trucs, Nora, même avant d’être complètement possédée par Malice mais bon, c’est Legends of Tomorrow, tout le monde a un passé sombre. Amaya décide de retourner à Zambesi, « pour de bon cette fois-ci ». Mouais, j’y crois moyen. Elle décide de garder ses souvenirs de Nate et tout est beau sur le soleil. Nate ne reste pas avec elle, vu qu’elle doit encore enfanter sa fille, mais hé, tout ça c’est pas grave puisque je reste persuadée qu’il est le papa : maintenant qu’ils se sont séparés à l’unisson, ils sont en paix avec leur décision.

Les Légendes terminent là où elles ont commencé la saison, au soleil à Aruba. Voilà qu’une ombre se profile à l’horizon… John Constantine (Matt Ryan) [dont je n’ai pas parlé jusque maintenant mais que Sara consulte cette saison] ! La raison pour laquelle Malice ne semblait pas si terrible que ça ? Et bien, c’est qu’il ne l’était pas. Cependant, il n’était pas le seul à être enfermé dans sa cage, et la réalité est maintenant envahie d’une pléthore d’autres créatures qui mettent en péril l’existence son existence. Ca, c’est ballot. Mais c’est aussi pour l’année prochaine.

Tout ce bazar, ça valait toujours la peine ?

Oh que oui, oh que oui, oh que oui. Legends à ses hauts et ses bas, mais les hauts de cette saison ont valu tous les bas. On a eu le droit à un certain nombre d’excellents épisodes, et à d’autres de peut-être pas incroyables mais terriblement distrayants. De plus, la troisième saison a introduit un certain nombre de nouveaux personnages récurrents plutôt réussi tout en prenant le temps de développer ceux qu’elle avait déjà. Alors certes, je comprends si certains ont trouvé le boss de cette année plutôt nulle – d’ailleurs, j’en fait partie – mais il faut admettre que les Légendes ont toujours du style, et que le choix des scénaristes de basculer dans l’empilage d’absurdité fonctionne toujours plutôt bien.

Un épisode qui m’a particulièrement réjouit est « Here I Go Again », l’épisode ou Zari se retrouve coincée dans une boucle temporelle. Je pense que jamais Legends ne m’avait autant captivé – et pourtant, Zari, on la connaissait à peine ! Mais là voilà, coincée dans son enfer, à apprendre les secrets de chacun d’entre eux, elle acquiert sa place dans l’équipe là et cesse d’être juste la nouvelle qu’on ne prend pas au sérieux. Puis c’est un épisode vraiment, vraiment fun.

A ce stade là, ce n’est pas juste un clin d’oeil, on est bien d’accord, n’empêche que ça me va droit au coeur. Ca c’est du bon usage de références, prends note, Ready Player One. The CW via Boletim Nerd

Un autre grand moment de la saison pour moi était « Phone Home« , l’épisode où Ray disparait ; l’équipe apprend alors qu’il est mort enfant après s’être lié d’amitié avec un bébé Dominator. Juste ça. L’épisode est bourré de références à ET mais permet surtout d’apprendre à connaître Ray au délà du « gentil scientifique un peu bêta » qu’il est sur le Waverider. Comme enfant, il est touchant, solitaire, et du coup, accepte son nouvel ami tel qu’il est… Tiens, vous pensez que c’est pour ça qu’il a un faible pour Nora Darhk ? Pour montrer que nurture > nature ? Huuum… A creuser.

Et j’ai même pas (vraiment) parlé de l’épisode « Beebo the God of War », l’épisode où notre faux flurby se retrouve adulé par les premiers Vikings à poser les pieds en Amérique, qui est à la fois complètement dérangé et hyper touchant, puisqu’on y voit un jeune Martin Stein juste après sa mortDamn it, c’est vraiment bien pensé.

Alors oui, les démons, ça ne m’amuse pas et Constantine doit encore se prouver à mes yeux mais je suis charmée des autres ajouts dans le casting. Ava en directrice coincée mais vulnérable aux charmes de Sara, et Gary (Adam Tsekhman) en geek maladroit et un peu collant sont tous les deux vite attachants. Ava se développe d’abord par une romance avec Sara puis a le droit à son propre arc lorsque Rip nous révèle qu’elle a un secret caché dans son passé. Dans « I, Ava », on apprend alors qu’elle est un clone, issue d’un futur remplit de clones à son image, et elle apprend ainsi que sa vie toute entière est un mensonge (ses parents, par exemple, sont des acteurs engagés par Rip. Ouais, à ce point). Les implications exactes de cette révélation sont laissés en suspend, mais Ava sera de retour à plein temps l’année prochaine donc on aura largement le temps de les explorer. Quand au personnage de Gary, il reste une blagounette, mais une excellente blagounette, donc ce sera toujours un plaisir de le voir revenir.

T’as beau prétendre que t’as un crush sur Ava, on sait tous que tu finiras par céder au charme de Constantine. Constangary ? Garstantine ? C’est pour ça que je n’utilise pas tumbler : je suis hyper nulle a noms-valises. The CW via marcomardon

Soyons honnête : toute la saison de Legends n’a pas été spectaculaire. Certains épisodes m’ont ennuyée (« Return of the Mack », « Daddy Darhkest », « Amazing Grace »), certains arcs ont un peu trop tourné en rond (la romance Nate-Maya) ; pourtant, la série s’est sort vraiment bien. Elle avait déjà trouvé son ton dans la saison deux, mais ici, elle semble l’a sublimé. Les Légendes ne font pas ce qu’elle font par devoir, mais parce qu’elles y prennent du plaisir : elles échappent à la réalité, elles s’amusent des absurdités de leur quotidien, et elles se pardonnent à chaque fois que l’une d’elle foire (chose inévitable). Alors qu’Arrow est sombre, et que The Flash et Supergirl voient doucement leur second degré disparaître, Legends of Tomorrow garde sa légèreté et son humour même dans les moments les plus graves.

Je serai au rendez-vous pour la saison quatre.


Et vous, qu’avez-vous pensé de cette troisième saison ?
Quels sont les moments qui vous ont le plus marqué ?

A bientôt,

Enid

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6 commentaires sur “Fin de saison : Legends of Tomorrow (saison 3)

  1. J’ai eu l’occasion de le dire à peu près toutes les semaines sur mon blog : j’ai adoré cette saison 3 et j’adore cette série. Les scénaristes n’ont aucune limite dans les références, les délires temporels et les histoires absurdes. C’est assez fou à voir mais le plus fou c’est sans doute que ça fonctionne si bien ^^
    Maintenant pour mes moments préférés de la saison : l’épisode Beebo avec le jeune Stein et la version alternative de Captain Cold, l’épisode avec Constantine car j’adore ce perso et je suis très content qu’il rejoigne l’équipe, la scène du karaoké kid flash/rip hunter, toutes les scènes Sara/Ava ❤ et bien sur l'épisode boucle temporelle avec Zari 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. C’était bien cool cette saison, super quand je repense à quel point j’ai pas aimé la première ^^
    Tout plein de fun, des bons personnages, Gary, Sara (que je pouvais pas piffrer dans Arrow ^^), mon John adoré, Gary, un ourson en peluche géant, un démon en carton, Gary !, que du bon ❤

    Aimé par 1 personne

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