Reprise de saison : The 100 (saison 5)

Sentez-vous la douce brise du printemps ? Les fleurs sur les arbres, les oiseaux qui chantent, le soleil timide qui doucement nous réchauffe… Enfin, on me dit. Moi ce que j’aime vraiment à ce moment de l’année, c’est le retour des séries du printemps, et parmi elles, The 100 et son monde qui n’a ni de fleurs sur les arbres, ni d’oiseaux qui chantent, ni de soleil timide et autres plaisirs ; ou néanmoins, qui en a moins. [Je dirais même que c’est par solidarité pour les héros de la série que je me refuse de sortir le nez dehors. Ça passe comme excuse ?]

La cinquième saison de The 100 a tout juste commencé mercredi et moi, ça me met la banane grave.

Oh Olivia Octavia, qu’il est bon de te voir si heureuse. The CW via Serieously

The 100, c’est quoi déjà ?

The 100 est une série développée par Jason Rotherberg à partir de très mauvais romans de Kass Morgan (que j’ai néanmoins lus, voir mes avis de mauvaise foi sur SensCritique). Suite à une catastrophe nucléaire, les seuls survivants de l’humanité sont ceux exilés en orbite, dans une station souffrant de surpopulation. Jusqu’au jours où il est décidé de retourner sur Terre et d’envoyer en reconnaissance cent mineurs délinquants en attente d’exécution (à peu de choses prêt). Sur Terre, la liberté… mais aussi de nouveaux dangers. Et si la planète n’était pas aussi déserte que ce qu’on la pensait ?

Au fur et à mesure des saisons, Clarke devient la reine des regards torturés et Bellamy, celui des regards soucieux. The CW via Den of Geek

La série suit donc un groupe de jeunes adultes menés par Clarke (Eliza Taylor) et Bellamy (Bob Morley) et confrontés à des dilemmes moraux déchirants. La série a vite fait de laisser de coté les intrigues niaises du début pour se concentrer sur la construction d’un univers nuancé, où tout le monde se bat pour sa vie ou celle des siens, et où les valeurs qu’on porte haut sont confrontés à une réalité sans pitiéThe 100 n’a pas à être aussi bien, mais par miracle, elle l’est.

En quatre saisons, beaucoup de choses se sont passées. Tout n’a pas été d’une même qualité – j’ai personnellement moins aimé la saison de l’année passée – mais le moins qu’on puisse dire, c’est que The 100 n’a pas froid aux yeux : les enjeux s’empilent, les sacrifices deviennent inévitables, et nos héros changent et se durcissent des pertes qu’ils subissent et des conséquences de de leurs décisions auxquelles ils ne peuvent pas échapper. Ici on ne pardonne pas le meurtre d’un bien-aimé par un café de la paix, ni on ne sort d’un meurtre (ou dix, ou cent) prêt à faire un karaoké. Et ça, c’est vachement bien.

[A suivre, des spoilers sur les quatre premières saisons et massivement sur le premier épisode de la cinquième saison.]

Une nouvelle affiche de promo qui promet tout de même pas mal en rappelant que The 100 n’est pas une histoire d’héros, mais bien de survivants. The CW via @cwthe100

« Eden » : comment nos héros vont-ils s’en sortir éviter de mourir cette année ?

La saison dernière, l’humanité devait trouver un moyen de survivre une nouvelle catastrophe nucléaire (« Praimfaya », comme ils disent) et, dans le finale, nos survivants se sont séparés en trois groupes. Les premiers se sont enfermés dans le bunker qui avait permis aux Grounders de survivre la première vague : Olivia Octavia mène donc ce groupe d’environ 1200 personnes, parmi lesquels quelques survivants de Skaikru (dont Kane, Abby, Jaha et Nathan) et mal mal de Grounders (dont Indra). Les seconds sont retournés en orbite sur l’Arche après avoir failli de développer un antidote à partir des Nightblood : on y retrouve Bellamy, Murphy, Emori, Monty, Harper et Echo. Clarke, elle, s’est retrouvée coincée sur Terre mais a survécu les radiations grâce à son nightblood et a ainsi rencontré une seconde survivante, Madi. Le reste de l’humanité est à priori mort. La planète est également désolée, comme le montre bien le nouveau générique :

Le finale finissait avec Clarke qui s’interrogeait sur le non-retour sur Terre se des amis de l’espace, six ans après la Praimfiya et un an après que la surface soit habitable pour les humains, et qui apercevait une navette arrivant sur Terre. Cette saison choisit de nous ramener en arrière, à l’errance de Clarke sur la Terre dévastée. Alors qu’elle avait l’espoir de rejoindre le bunker et sa mère, elle ne parvient pas à en déterrer l’entrée et se retrouve alors à chercher un endroit au vivre. Cependant, tout est détruit : les forêts ne sont qu’arbre morts et les plaines, des déserts. L’un ou l’autre objets qu’elle trouvent ne dont que lui rappeler ceux qu’elle a perdu, alors qu’elle pallie sa solitude en transmettant ses messages grâce à une radio – sachant qu’il ne sont probablement entendus de personne. Elle arrive à survivre grâce à l’eau de pluie et les quelques insectes qui s’écrasent sur son pare-choc, mais commence doucement à désespérer.

All I found were ghosts. Part of me thinks that Jasper had the right idea. What’s the point if all there is is pain and suffering ?

Sauf que voilà, pile au moment où elle s’apprête à passer l’arme à gauche, un vautour comme envoyé du ciel attire son attention. Elle le suit et…

Bon, OK, les effets spéciaux ne sont pas à 100% réussis mais OSEF, moi comme Clarke j’étais heureuse de trouver cette petite vallée verte qui va permettre d’encore mettre en avant la beauté des forêts canadiennes. The 100 via Fanpop

Oui ! Un oasis dans le désert ! Il y a encore de la verdure sur Terre, et avec elle de l’eau, de la vie et donc de quoi survivre pour Clarke. Elle se croit cependant seule, passant des villages remplis de cadavre, jusqu’à ce qu’elle tombe sur une Nightblood comme elle, Madi. On ne sait pas (encore) pourquoi elle n’a pas participé à la Conclave et pourquoi elle est en vie, mais ça montre bien qu’il y a beaucoup de choses qu’on ne sait pas des Grounders. Après des débuts timides voir violents, Madi fini par se laisser approcher et Clarke se met à l’élever en lui apprenant les bonnes manières et l’usage de l’anglais.

Les deux jeunes femmes vivent leur vie en autarcie jusqu’au moment où ont les a laissé dans le finale de la saison quatre, à savoir l’arrivée d’une navette sur la planète Terre.

Serait-ce le retour de Bellamy et cie. ? Non. Il s’agit d’un vaisseau de prisonniers, armés jusqu’aux dents et à l’air pas commode du tout. Il y a-t-il des gardes ? Que des prisonniers ? Sont-ils des prisonniers de l’Arche, avant que l’exécution devienne la méthode préférentielle de la justice ? Ou alors était-ce une pratique courante d’exiler les meurtriers de masse dans l’espace juste avant le premier Praimfaya. Pour l’instant, tout ça est un mystère. Ce qu’on sait, c’est que les « délinquants non-violents » n’ont pas trop pitié à tenter de tuer une petite fille, donc on est loin de nos adolescents qui rêvait d’amour et d’eau fraîche dans la première saison.

Les 100, version adultes et armés : ça promet. The CW via Metro

En orbite, nos survivants se sont aussi fait une vie. Monty et Harper roucoulent toujours tranquillement, Murphy a régressé à son soi-victime et a rompu (tout juste) avec Emory, et Bellamy et Echo sont maintenant un item. J’vous dirais bien que je suis surprise, mais coincez six sept jeunes dans l’espace pendant six ans, forcément que des duos vont se former. La shippeuse en moi pleure – j’ai tout de même cru quelques instants que ce sera la saison pour Bellamy et Clarke – mais, hé, ils sont tout de même assez chouettes en amis/âmes soeurs, donc que sera sera. De plus, on a d’autres chats à fouetter pour le moment ; ils viennent juste de repérer la station des prisonniers, et décident de s’y rendre : ils n’ont a priori pas assez de carburant pour retourner sur Terre eux-mêmes. Qui reste-t-il sur la station ? D’autres prisonniers, ceux trop odieux pour avoir le droit de retourner sur Terre ? Personne ? A voir.

L’épisode se termine par un bref aperçu de la vie dans le bunker… on deux hommes sont en train de se tabasser dans un combat organisé et présidé par Olivia Octavia. J’me demande si c’était une sage décision de la mettre en charge, étant donné qu’elle déteste à peu près tout le monde… Oh well, au moins ça promet de l’excitation.

« Eden » est une excellente reprise de saison. J’avoue que j’étais sceptique du choix de directement nous ramener en arrière, plutôt que de faire progresser l’histoire au delà du cliffhanger de la saison précédente, mais Eliza Taylor était si bluffante dans sa souffrance que j’ai été captivée. J’aime beaucoup l’idée d’un parallèle avec la saison une où Clarke et Madi sont maintenant les Grounders qui ont peur des envahisseurs, et où le terrain de jeu est nettement plus petit. J’ai hâte de découvrir ce qui s’est passé dans le bunker et dans l’espace pendant ces six ans, et comment les deux groupes vont revenir à la surface/ sur Terre.

Encore plein de raisons pour rester enfermée devant l’écran ce printemps.


Et vous, vous avez repris The 100 ? Qu’avez-vous pensé de ce premier épisode ?
Êtes vous aussi enthousiaste que moi (voir plus) pour cette cinquième saison ?

A bientôt,

Enid

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19 commentaires sur “Reprise de saison : The 100 (saison 5)

  1. Que j’aime ce résumé et la légende de la première photo ! :’)
    Bon, en revanche, qu’on m’explique comment les moustiques et poissons ont survécu aux radiations à Eden alors qu’on nous a expliqué en début de saison 4 que les premiers à mourir des radiations étaient… les moustiques et les poissons. Faudrait savoir. Ils sont nightbleeda eux aussi ? (pour mon bien psychologique, j’ai choisi de croire que certaines espèces se sont adaptés suite à la première destruction de la planète – après tout, des tarés d’une secte ont réussi à survivre… pourquoi pas quelques animaux aussi, hein ?)

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      1. Ca me parait très logique, comme explication ! Poissons et insectes mutants, étant donné que leur cycle de reproduction est plus rapide que celui des humains, il y a bien des chances qu’ils aient pu évoluer (en nightbleeda, même si c’est un peu bizarre de parler de ça alors que les insectes n’ont pas de sang à proprement parler).
        J’avais même pas pensé à l’incohérence, prise que j’étais dans l’épisode. Alors que bon, d’habitude, c’est bien le genre de trucs sur lequel j’aime bien chipoter 😀

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  2. Cette série, j’ai beau continuer de la suivre parce qu’elle me happe avec des cliffs sortis de nul part toutes les cinq minutes, y’a plein de points qui me posent problème depuis la première saison, et plus le temps passe, plus cela s’amplifie.

    Ce premier épisode me laisse d’ailleurs fortement mitigée (le deuxième aussi, vu que je commente vingt ans en retard, lalalala). Peut être parce que Clarke et son jeu de sourcils m’exaspèrent, quoi qu’elle fasse, quoi qu’elle dise j’ai envie de la secouer en hurlant « HELLOOOOW TU N’ES PAS LE CENTRE DU MONDE MEUF » (ca s’applique aussi à Abby, la mère courage)(trop, c’est trop)(surtout que là, on transforme aussi Clarke en maman courage d’adoption)(ça part très mal pour que j’apprécie rapidement Maddy).

    Au passage, je comprends pas la régression qu’on fait subir au personnage de Murphy. Non pas que j’appréciais particulièrement sa relation avec Emory (parce que Raven et Murphy, c’est meant to be), mais va falloir qu’on m’explique rapidement le délire des six ans qui viennent de s’écouler.

    Et cette moustache de Bellamy, est-ce bien sérieux ?

    P.S. : Je crois que tu t’es emmêlée les pinceaux quelque part… C’est Octavia, pas Olivia (j’arrêtais pas de faire la même erreur au début, Olivia me semble tellement plus naturel que mon cerveau buguait) ! 😀

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  3. Oups… Moi et les noms, on n’est pas amis. Je vais corriger tout ça (d’ailleurs, il sont sept dans l’espace, pas six, je ne sais pas non plus compter il semblerait.)

    Je peux tout à fait comprendre l’agacement avec la série ! Moi j’avoue qu’elle continue de beaucoup m’amuser 😀 Même le regard torturé de Clarke ne suffit pas à me décourager. Les intrigues des adultes par contre me brisent les ovaires, du coup je kiffe bien la dépression d’Abby dans l’épisode 2. J’aime bien quand les gens que je n’aime pas sont malheureux.

    Je te suis sur la régression de Murphy, je ne comprends pas trop le choix des scénaristes. D’un autre coté, j’apprécie le fait que dans The 100, les efforts sont souvent vains… On ne change pas qui on est facilement. Je peux très bien imaginer que le sale caractère de Murphy a fini par reprendre le dessus dans des moments de frustration et qu’il est trop fier pour admettre qu’il a eu tort (je spécule, mais il a probablement merdé, non ?). Frustrant ? Tout à fait. Mais assez « réaliste », au final.

    Raven et Murphy, ça va bien arriver… J’espère. Est-ce que Raven est la seule à avoir fait du célibat dans la station ? Mince, la pauvre.

    Je ne fais pas de commentaire sur la moustache de Bellamy parce qu’il y a des choses que je refuse de voir.

    Aimé par 1 personne

    1. « Est-ce que Raven est la seule à avoir fait du célibat dans la station ? »
      Same question here. Après j’ai peur d’un triangle amoureux débile entre Echo, Bellamy… et Raven. Mais heu, pourquoi ?

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      1. Parce qu’elle montre pas ses sentiments et qu’elle sait réparer des moteurs.
        Merci les clichés. Bon, cela dit… Octavia est un peu dans le même schéma depuis que la mort (inutile) de Lincoln. Les brunes sont maudites.

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      2. Ouais ‘fin bon, Clarke n’est pas gâtée non plus, hein.
        C’est comme si la fin du monde n’était pas l’endroit parfait pour rencontrer l’âme soeur…

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  4. Oui mais Clarke, je lui trouve pas d’excuse parce que je suis d’une mauvaise foi absolue, rapport que son personnage m’exaspère depuis la saison une 😀 Elle a beau prendre les pires décisions, injustifiables quel que soit le point de vue, elle a toujours l’excuse du « non mais je sais que c’était monstrueux mais je l’ai fait parce que j’étais obligée ». Née sous le signe du martyr, la meuf’.

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