Fin de saison : LA to Vegas (saison 1)

La première saison de LA to Vegas vient de se conclure, et, dans l’attente d’un éventuel renouvellement, il est tant de se replonger quelques instants dans tout ce qui s’est passé cette année… Les aventures du Jackpot Los Angeles-La Vegas ont été farfelues et distrayantes, mais ont-elle volé aussi haut qu’elles le pouvaient ? Revenons sur la saison, le finale et ce que j’en ai pensé.

There are people who fly every weekend from L.A. to Vegas. This is their story.

Rappelle-moi de quoi ça parle ?

LA to Vegas raconte l’histoire de l’équipe et des passagers habitués d’un vol de weekend d’une compagnie lowcost entre Los Angeles et Las Vegas. A part ça, il n’y a pas grand chose à dire… Dans chaque épisode, nos héros se retrouvent dans l’une ou l’autre situation cocasse, font des bêtises et méditent sur la frivolité de leur existence. Cette saison, on a eu le droit à pas mal d’épisodes dans les airs, mais aussi à une exploration du bureau des objets trouvés, à une soirée à Vegas, à une journée de formation, à un repas, etc. : bref, épisode après épisode, LA to Vegas est parvenue à trouver de l’absurde dans l’ordinaire, notamment grâce à un casting super. [Ca rime et non, ce n’est pas un hasard.]

En effet, ce n’est pas parce que LA to Vegas ne raconte pas grand chose que ce n’est pas très chouette ! Comme The Office ou Superstore avant elle, LA to Vegas a tout d’une workplace comedy, et ce qui fait la brillance du genre n’est pas le concept, mais bien les personnages.

Quand je vous parlais du pilote, je parlais d’une « famille de bras-cassés hauts-en-couleur » ; c’est bien toujours cette dynamique qui caractérise la série. On a Captain Dave (Dylan McDermott), le pilote brisé aux insécurités profondes ; Bernard (Nathan Lee Graham), le steward amateur de drame ; Nicole Hayes (Olivia Macklin), la stripteaseuse en weekend, jeune fille modèle en semaine ; Artem (Peter Stormare), le Russe accro au jeu ; Colin (Ed Weeks), le professeur d’Université qui rend visite à son fils tous les weekend ; et enfin Ronnie (Kim Matula), l’hôtesse de l’air désabusée qui tente tant bien que mal de maintenir tout le monde à flot – ou plutôt, dans les airs, j’imagine.

Le genre de blagues que mon papa fait. Non il n’est pas pilote, il a juste un humour de merde. Fox via Giphy

Une saison de « développements » personnels

Comme je l’ai dit, il ne s’est pas passé grand chose cette saison. Cependant, les vies de nos héros se sont au moins un peu développées, surtout en ce qui concerne la romance.

Un « couple » phare et annoncé dans le pilote est celui formé par Ronnie et Colin, bien qu’il n’aille jamais plus loin que ce qui se passe au tout début de la série. En bon wil-they-won’t-they, ils ne sont pas intéressés l’un par l’autre au bon moment… une situation qui n’est améliorée ni par le divorce en cours de Colin, ni par le fait que Ronnie rencontre Bryan, un chef charmant, mi-saison. Ces deux-là ne se mettent pas directement à roucouler, mais les choses deviennent cependant vite sérieuses, si bien que Ronnie finit par accepter d’emménager avec Bryan dans le pénultième épisode.

Captain Dave a également pas mal évolué au cours de la saison. Comprenez moi bien : il est toujours l’alcoolique dérangé qu’il était dans le pilote ; n’empêche qu’il a eu ses hauts et ses bas relationnels… Captain Dave, divorcé encore et encore, est à la recherche de the one et c’est pathétique. Dans l’épisode « Bernard’s Birthday », il convainc Patricia, la mère de Nichole, de sortir avec lui puis, après une rupture justifiée, il se met en tête de la demander en mariage… Bref, il n’en a pas fini avec les bêtises. Patricia, d’ailleurs, ne sait pas que sa fille se déshabille pour de l’argent – mais ne rentrons pas plus dans les détails.

Il semble impossible de trouver une photo de la série sans Captain Dave dessus. Non pas que je me plaigne mais… Fox via Spoiler TV

« The Proposal » : un finale qui clôture… pour mieux ouvrir ?

Au commencement de la série, Ronnie désespérait de ne pas avoir eu le boulot de ses rêves, le vol LA to NYC (allez savoir). Dans « The Proposal », c’est l’heure des secondes chances !

Ronnie se voit proposer l’occasion de changer de vol, mais cela veut dire changer les plans de vie qu’elle avait prévu… Parce que bon, Bryan, il habite Las Vegas, et si c’est vrai que « a lot of flight attendants live in a city that’s different from their base« , ce n’est pas forcément ce que ni elle, ni lui, avaient en tête lorsqu’ils se décidaient à vivre à deux. Puis il y a aussi le fait que la team Jackpot est un peu sa famille (comme c’est le cas dans ce genre de série). Puis il y a aussi le fait que Colin l’embrasse (l’heure des secondes chances, je vous dis !). Travail ou amour, telle est la question.

Dave lui, est bien décidé à demander Patricia en mariage – et évidemment, cette dernière n’en n’a aucune idée puisqu’ils ont rompu et n’étaient jamais vraiment sérieux en premier lieu. Mais qu’importe puisque « love has only one speed : fast. » Une très mauvaise idée, comme semble le penser le karma qui frappe et égare son sac personnel, dans lequel se trouvait la bague de fiançailles. Une occasion pour lui d’apprendre une dure leçon de vie :

Colin : Airlines lose luggage literally all the time.
Dave : They do?
Colin : Yes! Why do you think people hate air travel?
Dave : People hate air travel?

Mais tout ça n’est pas le sujet. La femme de Colin, Meghan (Kether Donahue, toujours super), se refuse toujours de signer les papiers du divorce ; sous les conseils d’Artem, ce dernier décide donc de faire d’une pierre deux coups en récupérant la bague de fiançailles et obtenant la signature tant convoitée. Tout semble fonctionner à merveille ! Même Nichole monte à bord lorsqu’elle avoue qu’elle est celle qui avait volé le sac de Dave… Elle est toujours convaincue qu’il s’agit d’une mauvaise idée, mais au final, elle en est arrivée à la conclusion que ce n’était pas à elle de faire le choix. Et oui, la strip-teaseuse est le personnage le plus sage de la série. A la dernière minute cependant, Dave se ravise et Nichole lui sauve la face en avouant à sa mère comment elle gagne de l’argent. Et oui, la strip-teaseuse est le personnage le plus altruiste de la série.

Souvent, Nichole et Artem n’auront été que la strip-teaseuse et le bookie ; mais à l’une ou l’autre occasion, ils étaient plus et ça, c’était très bien. Fox via The Washington Post

Dans un cœur à cœur presque touchant, Dave offre à Ronnie pile les conseils qu’elle a besoin d’entendre [même si, au passage, il lui fait une proposition indécente ; mais les intentions sont là] :

Dave : Sounds to me like you could either do what’s right for your career, or you could do what’s right for your relationships.
Ronnie : So what do I do?
Dave : You do what’s right for you.

Bien sûr, s’il est parfois lucide dans un brouillard d’incohérence, cela ne veut pas dire que Dave change pour autant. En fin d’épisode, le voilà de nouveau fou amoureux… de Meghan, l’ex de Colin. Un twist hilarant qui promet plus de Kether Donahue pour une seconde saison (et on en a jamais assez !). Quand à Ronnie... Travail ou amour ? Amour ou travail ? Au final, Ronnie ne choisit ni l’un ni l’autre et, comme conseillé par Dave, elle se choisit elle-même : la voilà partie pour Hong Kong, mettant de coté ses indécisions pour profiter un peu de sa vie.

Du coup, cette première saison ?

J’ai donné mon avis semaine après semaine (dès lors que j’ai commencé la série), et même si je n’ai pas toujours été hyper enthousiaste, LA to Vegas reste un de mes coup de cœur comédie de l’année (qu’on parle de nouvelles ou de vétérantes). C’est simple, mais les blagues et les one-liners fonctionnent, et certains épisodes en deviennent même complètement fous. Je ne sais pas si c’est parce que je les ai vu « d’un coup », mais j’ai particulièrement aimé l’épisode avec Captain Steve (Dermot Mulroney), ne serait-ce parce que Fight Club ; celui avec l’expédition aux objets trouvés, qui m’a paru comme un petit interlude récréationnel ; et « Parking Lot B », dans lequel Ronnie emménage dans le trailer park de Captain Dave, terrain parfait pour une escalade d’absurdités surréelles.

Comme je le disais, je pense que si tout cela fonctionne, c’est surtout grâce à des personnages qui sont vraiment chouettes et biens castés ; si je n’ai qu’un reproche, c’est qu’ils sont encore un peu unidimensionnels pour le moment.

Parole de sage. Fox via Giphy

La série a cependant le potentiel de dépasser les clichés. Nichole qui avoue à sa mère qu’elle est strip-teaseuse dans le finale, et emménageant avec Bernarden est la preuve. Alors certes, presque tout ce qu’elle dit faire références à retirer des vêtements/ des anciens clients/ l’argent qu’elle se fait ; mais au delà de ça, elle est de toute évidence un pilier dans la vie des autres héros. La même chose pourrait être dite d’Artem, ou de Bernard ; si saison deux il y a, j’espère bien qu’on aura la chance d’en apprendre un peu plus sur eux au delà des apparences.

Rien que pour ça, ça vaudrait bien une suite ; mais même sans, je pense que LA to Vegas vaut le détour, ne serait-ce que pour une escale.

C’est l’idée, Bernard ! Et puis si vous ne mourrez pas, c’est bien aussi ❤ Fox via Giphy

Et vous, qu’avez-vous pensé de cette première saison de LA to Vegas ?
Vous en redemandez plus ou ça suffit ?

A bientôt,

Enid

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