Ma semaine devant l’écran #21 | Déni

Bonjour,

Nous sommes lundi. Oui, nous sommes lundi. Bien que je sois loin dans la campagne, avec une connexion Internet si lente que ça en est une blague et aucun réseau, je publie mon débriefing de la semaine à temps ! Je suis la première étonnée. C’est bien la preuve que je me cache souvent derrière des excuses pour expliquer mon manque de rigueur ; ou alors, possiblement, que le fait que je profite des vacances me laisse plus de temps pour écrire. Impossible à dire.

Continuant sur la lignée de la semaine passée, j’ai eu une semaine riche en série… sauf qu’elle s’est concentrée sur quatre jours seulement vu que je suis partie vendredi pour le Gers où il fait chaud, beaucoup trop chaud, beaucoup beaucoup trop chaud. Je suis avec neuf Belges à la campagne, et moi, la Belge d’adoption originaire du Sud de la France, je suis clairement la moins adaptée au climat. Je fuis le soleil, les tiques, les moustiques mais tous parviennent à me retrouver. En une soirée, je me suis retrouvée avec 50 piqûres sur le bas du corps et je vous assure qu’il ne s’agit pas là d’une exagération. Parfois j’oublie qu’il y a une raison de mon non-retour dans la chère patrie de ma petite enfance. J’aime la pluie, j’aime ne pas être moite tout le temps et j’aime mes jambes blanches-cadavre. Je ne me plains cependant pas : je mange plein de bon fromage et de bons légumes, je lis des livres faute de regarder des séries (je viens de finir le premier tome de The Trials of Apollo, de Rick Riordan, qui est la lecture parfaite pour me retirer la tête de la télé) et je fais même un (tout petit) peu de tourisme. Bon OK, ce dernier point était en gros un verre de Floc à Labastide-d’Armagnac mais ça compte, hein ?

Il est clair que je n’aurai pas grand chose à vous débriefer sur mes visionnages la semaine prochaine, mais je vous inquiétez pas, j’ai tellement à vous dire sur ceux de la semaine passée qu’on peut même prétendre que tout ça ne s’est pas passé sur quatre jours mais sur quatorze jours. Oui, prétendons ça. Surtout que dans tout ce que je vais vous raconter, je n’ai même pas pris la peine d’écrire un paragraphe sur Queer Eye qui est juste splendide, génial, magnifique et le meilleur moyen de vous rappeler que l’humanité peut aussi être un vecteur d’acceptation et d’amour. Aussi, Antoni.

Il parle de qui là ? Je suis distraite par ce sourire. Neftlix

Qu’est-ce que je disais, moi ?

Cette semaine, j’ai enfin fini ces séries qui encombraient mon planning Bêtaséries (Archer, Siren, The Crossing) et j’ai suivi un programme hebdomadaire qui commence à se re-remplir (même sans les rattrapages) :

Lundi : Ghosted
Mardi : Archer (rattrapage de fin de saison)
Mercredi : Younger, Reverie (rattrapage), The 100 (épisode 8)
Jeudi : The Handmaid’s Tale, Siren (rattrapage de fin de saison), The Crossing (rattrapage de fin de saison), Reverie

Histoire de remplir un peu plus la chose, j’ai fini la première saison de Young Sheldonj’ai rattrapé la saison 5 de Mom et la saison une de The Bold Type. Toujours dans ces quatre quatorze jours. Bon, là-dedans il y a en fait trois épisodes que j’ai vu des semaines auparavant et que j’ai oublié de compter, donc ça ne fait pas tant que ça, si ? Et si je vous dis que durant la semaine, j’ai passé trois soirées (et une journée) avec des copains, vous me croyez ? C’est vrai, pourtant. Cependant, mis à part ces moments sociaux, tous les instants de mes journées étaient rythmées par des séries, nettoyage de printemps oblige. Bon, trêve de bavardages, je vous ai écrit un débrief de 5000 mots, il est maintenant temps de le lire !

Mais non, revenez ! 5000 mots c’est vite passé, vous avez déjà fait plus du dixième du chemin.

Rattrapages : on avance, on avance, on avance

Young Sheldon saison 1, épisodes 20 à 22

Il est l’heure d’enfin finir Young Sheldon ! Je suis très heureuse d’avoir fini la saison. Je me demande si je regarderai systématiquement l’année prochaine, ou juste ponctuellement avec ma colloc, mais en tout cas, je vais pouvoir en discuter avec elle et ça c’est le plus important. Au final, j’aurais aimé le fait que ça met en scène une frange de la population peu représentée dans les séries – un The Middle du sud, mais en moins bien  (obligé, y’a pas de Sue) – mais je reste un peu bloquée sur le personnage de Sheldon. Je comprends l’attrait marketing et je pensais la semaine passée que j’étais passée au dessus, mais non, ça m’emmerde de savoir qu’il va devenir grand Sheldon. Ce n’est pas mignon, on ne peut pas tout excuser parce que Asperger : Sheldon est antipathique, et certes en bout de chou il est mignon, mais en adulte, c’est juste un connard fini. Pfiou, ça fait du bien. A cela, je me réponds moi-même : « tout le monde a le droit d’être aimé, tout le monde a été un enfant, c’est intéressant de voir comment on devient qui on est ». Puis il y a le fait que c’est intéressant de voir l’esprit de Sheldon au travail, et que j’apprécie la mise en avant d’un personnage surdoué et autiste. J’aimerais juste que ce ne soit pas ce Sheldon-là.

T’inquiète Sheldon, moi aussi j’aurais été horrifiée de voir mon futur moi. [Aussi, les gamins sont top ! Depuis quand les enfants acteurs sont si bons ?] CBS via The Loop

C’est donc sur une histoire cynohobie et de conflit de voisinage (dont la fin est exceptionnelle), une histoire de dîners de famille farfelus et une histoire de triangle amoureux de troisième age (qui donne également des indices sur le futur de Sheldon… oh boy) que je dis au revoir aux Cooper… Ah non, il me reste à rattraper la dernière saison de The Big Bang Theory. Mais je ne suis pas obligée, non plus, si ?

Mom, saison 5, épisodes 1 à 22

Dans mon billet sur les rattrapages, j’avouais avoir l’habitude de binger Mom une habitude mise à l’honneur cette année, puisque j’ai tout vu en une nuit. Hé, mon job étudiant consiste, entre autres, à faire du nettoyage, et j’étais justement occupée à récurer diverses surfaces de cuisine – dont le four, bordel que c’est long de nettoyer un four.

L’idée de caster Steven Weber pour jouer le frère de William Fichtner est un coup de génie. Plus jamais je ne les confondrais ces deux-là ! CBS via TV Fanatic

Cette cinquième saison de Mom est, je pense, la première à complètement mettre de coté les enfants de Christy, qu’on ne voit pas un seul instant, même plus dans le générique. Ils ne sont même pas mentionnés par les personnages ! Pourtant, on a un épisode avec Baxter, l’ex-mari qui a la garde de Roscoe. N’importe qui commencerait Mom cette saison n’aurait aucune idée que Christy est mère, ce que je trouve un peu surprenant, comme choix. Après, la dynamique de la série a toujours reposé sur le duo Christy-Bonnie, qui est comme toujours on fire ! Christy prépare son entrée en Fac de droit, Bonnie se fiance à Adam : les Plunkett se rangent. Ne vous inquiétez pas, elles sont toujours autant barrées, l’humour est toujours au rendez-vous, et le monde toujours aussi difficile à dompter. Et si ce sont les émotions que vous cherchez, bah elles sont là aussi. C’est comme ça chez les AA : des hauts et des bas, et des hauts bas et des bas hauts. Au final, je me demande si je n’aime pas mieux sans les gamins…

The Bold Type, saison 1, épisodes 1 à 10

Mon dernier binge de la semaine a été The Bold Type et bon sang de bonsoir qu’est-ce que ça m’a fait du bien. Dans le spectre des séries mettant en scène des groupes de femmes, on peut aller d’un extrême à l’autre : les héroïnes ne ratent pas une occasion pour se faire un coup bas et se tirer dans les pattes ou les héroïnes s’épaulent et se soutiennent vents et marées. La première tendance m’agace au plus haut point, et c’est hélas vers ça que tendent beaucoup de séries, d’une manière ou d’une autre ; certes, on a un groupe uni, mais il y a toujours une concurrente, une patronne, une ex-copine jalouse… et ça se finit en prise de bec et en femmes qui détestent les femmes et je pleure et je pleure que la féminité ne puisse pas se séparer de cette tendance bitchy qui n’est pourtant pas innée. Je suis heureuse de constater que The Bold Type échappe tout à fait au cliché.

Kat, Jane et Sutton sont trois meilleures amies qui travaillent pour le même magazine féminin, Scarlet : la première gère les réseaux sociaux, la seconde est journaliste et la troisième est assistante et aspire à travailler dans la mode. Elles ont trois caractères bien distincts, vivent pour leur passion et galèrent à s’y retrouver dans leurs amours.

Je suis en France et mon Google a donc automatique switché ses paramètres… ce qui fait que j’ai appris que le titre français était « Celles qui osent », ce qui n’est pas trop mal du tout. Un point pour la francophonie ! Freeform via Depois dos Quinze

Bon, comme ça ça parait bateau, mais vraiment, il y a quelque chose de joyeux et de motivant qui se dégage de l’expérience ! A la tête de Scarlet, Jacqueline Carlyle (la fantastique Melora Hardin, que je n’avais pas vue depuis The Office), qui semble quelques instants être faite pour le rôle de « la méchante » mais en fait non… car dans The Bold Type, il n’y a pas de « méchant ». Les insécurités des héroïnes, les réalités sociétales et les aléas de la vie sont déjà bien des obstacles à surmonter, pas besoin d’en plus se mettre des bâtons dans les roues. Certes, tout ça en fait un peu gentillette mais bordel, c’est bien d’être gentil dans la vie, ça met de bonne humeur et ça vous fait penser que tout est possible. 

Et à mon tour, j’ai envie d’être audacieuse.

Bilan : J’ai vu 35/530 épisodes à rattraper cette semaine, qui s’ajoutent aux 49 de la semaine passée. L’été est à peine commencé que j’en suis à 15,85 % de mon objectif que je qualifiais d’inatteignable il y a moins d’une semaine. C’est scandaleux. [Enfin bon, là dedans ya tout de même beaucoup de sitcom donc ça va ?]

Programme hebdomadaire : blablabla, le retour

Ghosted S01E12&E13 : « The Premonition » et « The Article »

Je fais tout à l’envers. Je me disais bien, en rédigeant mon billet de la semaine passée, que c’était bizarre que je n’ai pas d’épisode de Ghosted… une pause après un double épisode après un congé prolongé ? Mais qui fait ça. Ah, non, mais c’est la Fox, c’est possible. Et hop me voilà qui lance l’épisode de la semaine, « The Article », sans cligner des yeux une seconde fois. Coupez à : moi, en train de mettre à jour mon compte Betaséries. J’arrive à Ghosted et réalise que j’ai tout simplement sauté un épisode. Je me disais bien qu’un truc était bizarre, mais je pensais que c’était du au fait que je ne me souviens de rien de tout ce qui a été diffusé avant la reprise.

Diantre, quel long paragraphe pour dire juste une chose : j’ai regardé les épisodes de cette semaine dans le désordre. Je sais que pour vous autres habitants de la France c’est presque normal étant donné les habitudes de France Télévision (ouais bon, on a accès aux chaînes françaises en Belgique) mais pour moi c’était l’événement de la semaine. Un commentaire ? Non. Vous avez bien raison.

Max tente le destin. Sinon, les fantômes et les aliens, c’est un adieu définitif ? Non pas qu’on en ait besoin, mais c’est un drôle de makeover. Fox via TV/AV Club

Semaine 2 du nouveau Ghosted et la vibe The Office se fait définitivement sentir. Quelqu’un dit quelque chose de débile et la caméra se focalise sur un des habitués du bureau. Il n’y a rien à faire donc tout le monde procrastine. Ava, bien qu’elle n’est plus la boss, et celle qui distrait le boulot avec sa vie personnelle et un projet débile. C’était comme ça avant ? Je ne pense pas. Dans « The Premonition », une voyante annonce la mort imminente d’un des employés du Bureau après la journée de travail… si bien que plus personne n’ose partir. C’est assez marrant de voir la dynamique inversée – Max est le sceptique alors que Leroy est s’avère être superstitieux –  mais j’apprécie surtout les petites choses : le Bureau vit par ses personnages secondaire, dont on apprend peu à peu quelques traits de caractère. Je ne sais pas si ça va suffire à sauver Ghosted mais je trouve que les épisodes sont vraiment meilleurs qu’avant, et je m’amuse beaucoup depuis la reprise.

« The Article » reprend le lendemain « The Premonition » – vraiment, j’aurais du me douter que quelque chose était louche, on fait directement référence à l’épisode précédent – bien qu’on abandonne la superstition, laissée en suspend. A la place, le problème de la semaine est un article qui expose le Bureau, et force du coup tous les employés à rester à l’intérieur (pour éviter les freaks qui sont rassemblés aux portes mais aussi parce qu’à priori, Ghosteest bien décidé à rester une office comedy). Parmi eux, les parents de Max, qui essayent de le convaincre de quitter son boulot. Leroy est chargé par Merv de chercher la grande gueule qui a blablaté aux journaux – ça veut dire que Leroy est le Dwight de Ghosted ? Ava, elle, continue d’enquêter sur le mystère de la mise sous écoute.

Les deux épisodes sont très distrayants. Les personnages sont de plus en plus définis, le grain de folie s’affirme mais… mais au final, j’ai juste l‘impression de regarder une toute autre série. Une qui me plait bien mieux.

Archer  S09E08 : « A Discovery »

Après quelques semaines de retard, je me suis décidée à regarder le finale d’Archer: Danger Island. On avait laissé toute l’équipe chez les Mua-Mua, en train de bouffer du Nazi en bonne tradition cannibale (comme dit Archer lui-même : « What were we supposed to do, insult them?« ). Pour le dernier épisode, l’équipe est en chemin vers la cachette de l’idole – située au milieu d’un volcan -, espérant la récupérer avec Cyril/Fuchs parce que les Nazis ne sont pas les gentils de l’histoire (je vous jure). Toute l’entreprise est un Indiana Jones avec le bonus d’un méchant robotisé et sous-cocaïne, et des répliques à la Archer. Au final, l’équipe n’aurait pas du faire confiance aux cannibales puisque, petit rappel, ils détestent vraiment les blancs, même ceux avec qui ils ont cassé la croûte. Alors que l’idole est révélée être en uranium pur (et donc la solution pour un Reich immortel) et que la caverne s’effondre (« Look, lava!« ), Archer finit par se sacrifier pour tuer Cyril/Fuchs non sans une dernière remarque lubrique à Lana :

Archer : Listen, if we ever meet again… just remember this. We were this close to banging.
Lana : No, we weren’t.
Archer : This close.

Avec tout ça, va falloir dire au revoir à Krieger le perroquet 😥 FXX via Den of Geek

Sur ces derniers mots, le voilà englouti par la lave… Et on se retrouve sur une station spatiale, où un Archer se réveille de cryo-sommeil sous la douce voix de Mallory venant d’une boule de lumière ; il semblerait que Mother est désormais une intelligence artificielle.

« A Discovery » est très marrant, parce que Nazi sous drogue, robot, lave et surtout du grand n’importe quoi. On continue dans les espacées comateuses de Sterling Archer avec la saison prochaine dans l’espace – saison qui sera également la dernière d’Adam Reed. Je ne suis pas forcément gênée par ce fait, mais je comprends que d’autres commencent à être agacés. J’aime bien le format aventures où tout est possible. Cette saison est restée bien stupide et c’est tout ce que je demande d’Archer.

Younger S05E04 : « The Talented Mr. Ridley »

Si vous pensiez que Liza était partie pour une saison de célibat, vous aviez tort ! Après quelques épisodes à essayer de comprendre pourquoi Charles lui fait la gueule, elle est maintenant prête à tourner la page ? Ecoutez, je lui en veux pas, mais elle est enfin à un stade ou presque toutes les personnes importantes dans sa vie sont au courant de son secret et elle choisit de volontairement se lancer dans une aventure, la tête mensongère en première ? Je suis un peu déçue.

A part ça, l’épisode est touchant-marrant. Diana se cherche un partenaire en organisant une fête avec des hommes éligibles et finit par ranimer une veille flamme avec… son super plombier sexy, qui n’a d’yeux que pour elle. Tout ça est très intéressant. Josh continue d’essayer de tourner la page en faisant un vœux d’abstinence qu’il peine à tenir, mais heureusement Maggie est là pour le soutenir (parce que Maggie est géniale). Enfin, Charles a du mal à contenir sa colère, et les tensions avec Liza se font ressentir à tous les niveaux… ce que je continue d’adorer parce que ça fait du bon drame (et qu’est-ce que j’aime voir Liza souffrir un peu).

Diana qui organise des fêtes pour pêcho du célibataire. J’aspire à être comme elle ! Et comme Maggie. Ils sont bien, les personnages féminins de Younger, non ? TV Land via Tell-Tate TV

« The Talented Mr. Ridley » continue de piquer et c’est super. Les réactions de Charles sont complexes et très humaines – malgré ses efforts, il a du mal à compartimentaliser – et autant ça me brise le coeur, autant j’en demande toujours plus. Quant à Diana et Josh : c’est chouette de les voir trouver du confort, que ce soit amoureux ou amical, et je ne serais pas contre un peu plus d’eux dans les prochains épisodes.

Reverie S01E01-E04 : de « Apertus » à « Blue Is the Coldest Color »

Loin de moi l’envie de chercher des noises à Shipou mais… mais je n’ai pas eu le coup de foudre espéré avec Reverie. Ca ne veut pas dire que je n’aime pas hein, juste que je n’adore pas. C’est très procédural, peut-être un peu trop pour moi, et ce n’est pas comme si les « enquêtes de la semaine » étaient passionnantes : dans « Apertus », c’est une histoire de deuil, dans « Bond. Jane Bond. », une meuf qui cherche la vérité sur sa naissance, dans « No More Mr. Nice Guy », un homme effrayé et honteux de sa lâcheté… la réalité virtuelle permet une certaine émancipation des règles mais c’est dommages que les enquêtes soient si prévisibles. Il y a seulement dans l’épisode 4, « Blue is The Coldest Color » que j’ai vraiment été prise dans l’intrigue – quelque chose sur un mec obsessionnel qui cherche à cambrioler une compagnie pharmaceutique pour soigner un gamin (moooh).

La bonne nouvelle c’est qu’on peut voir Sarah Shahi poursuivre des lucioles dans chaque introduction. Ca me met de bonne humeur. NBC via Metawitches 

Autour de tout ça se construit tout de même une mythologie qui pourrait bien me plaire. Puis il y a le fait que j’adore remplir mes étés avec des séries un peu déjantées… on n’y est pas encore, mais le potentiel est là ! J’ai foi.

The 100 S05E08 : « How We Get to Peace »

J’ai à nouveau du retard dans mes récapitulatifs (non mais aussi, là où je suis Internet est tellement pourri que c’est un miracle si j’arrive à mettre en page et à publier ce billet à temps), mais l’épisode de la semaine passée peut se résumer en un échange type :

Héros 1 : On a un problème, quel est le meilleur moyen de le résoudre ?
Héros 2 : C’est compliqué, mais le plus simple serait de commettre un meurtre.
Héros 1 : OK, va pour le meurtre.

Vous vous souvenez du temps où tuer quelqu’un était un vrai dilemme ? Après un bon début de saison, The 100 continue sur la mauvaise pente du précédent épisode et devient une parodie d’elle-même. Je pense que c’est fait exprès, mais ça ne veut pas dire que ça n’en est pas agaçant pour autant. On est en pause cette semaine (ouaaaais, j’vais avoir le temps de terminer ma rédaction – au plus tard dimanche, si je n’arrive pas à importer les images d’ici-là), mais j’ai un peu hâte que l’histoire avance… et surtout que les héros pètent un bon coup et prennent un tout petit peu de recul. Il reste 1200 humains et ils ne trouvent rien d’autre de mieux à faire que s’entre-tuer ? J’vais leur faire regarder Queer Eye et The Bold Type, moi, qu’ils voient un peu que l’humanité c’est aussi beaucoup d’amour.

The Handmaid’s Tale S02E11 : « Holly »

Holy Molly. Si vous vous souvenez, la semaine passée on laissait June seule dans une grande maison vide alors que Nick se faisait arrêter par des Gardiens – ce qui était censé être une faveur du Commander à June, qui a enfin pu revoir Hannah, s’est donc transformé en cauchemar pour notre Servante. Parce que oui, non seulement son amant/ père de son bébé est aux mains de Gilead mais elle est en plein travail. Ah, et les Waterford pensent probablement que Nick et June se sont fait la malle tranquille. Non pas que ça ne leur soit pas passé par la tête.

Luke en flashback et ses lunettes ! Luke en flashback et ses lunettes ! ET SES LUNETTES ! Respire, respire, respire. Hulu via Paste Magazine

Cette semaine, on aura l’histoire de June et de June seulement. Les flashbacks se font par fragments, et la narration, dès les premiers instants, promet un épisode déchirant.

I’m sorry there is so much pain in this story. I’m sorry it’s in fragments, like a body caught in crossfire or pulled apart by force. But there’s nothing I can do to change it. I’ve tried to put some of the good things in as well.

Ouais donc, ça ne va pas être la joie. Tout l’épisode durant, Jude essaye de s’en sortir. Elle a des ouvertures, mais entre les contractions et le loup qui la regarde en se léchant les babines (ou), elles n’arrivent pas à les saisir. Elle se bat, elle se rattache à la promesse qu’elle a fait à son bébé in utero, celui de la garder en sûreté. Mais elle est fatiguée. A à l’occasion de tuer les Waterford – ou au moins d’essayer – mais ne la saisit pas. Au final, elle finit par renoncer à s’échapper, et lance un appel à l’aide avant d’accoucher devant un feu de bois, profitant de quelques instants avec son nourrisson.

Non, je ne pleure pas…

« Holly » est le première épisode de The Handmaid’s Tale post mon binge-watch de la semaine passée, et c’est légèrement frustrant (pour moi) qu’il soit centrée sur June uniquement. Mais à part ça, il est assez parfait, et la preuve qu’on n’a pas besoin de viol ou de mutilation pour rappeler l’horreur de Gilead. Elizabeth Moss porte l’épisode sur ses épaules de façon assez spectaculaire (non pas qu’on en ait jamais douté) mais il faut également noter une scène rare de dispute conjugale entre les Waterford, où Serena Joy crache enfin sa colère : elle est prête à sacrifier beaucoup pour Gilead, mais si elle n’en tire pas un gamin, alors tout ça, c’est pour quoi ? J’adore comme The Handmaid’s Tale arrive toujours à mettre l’humain en avant. Je suis captivée.

Siren S01E07-S01E10 : de « Dead in the Water » à « Aftermath »

J’ai du louper le coche dans mes débriefings, parce que je n’avais en fait déjà vu les épisodes 7 et 8 de Siren – mais ça n’a pas grand importance, revenons dessus tout de même. Là où la première partie de la saison m’avait captivée, comme le chant des sirènes, je me suis sacrément ennuyée pendant toute la seconde partie (en fait les deux derniers tiers) où il ne se passe pas grand chose… et où ce qui se passe m’a laissée indifférente.

Dans tout ça, Siren n’aura jamais été un triangle amoureux ce que j’applaudis. On se rapproche, mais on évite de justesse le « Born Sexy Yesterday » pour une fascination magique doublée d’une tendresse humaine. Comme quoi, on trouve de la subtilité partout. Freeform via Spoiler TV

Le père de Xander, Sean, se fait tuer par un triton lors d’un expédition en pleine mer. Ben, qui assiste à la chose, réalise que toutes les sirènes ne sont pas aussi gentilles que Ryn, dont la chanson l’obsède et en vient habiter ses rêves et désirs (« Dead in the Water »). Pour Ryn l’enterrement de Sean va être l’occasion de découvrir plus des émotions humaines (« Being Human »). Non content d’avoir fait une victime, le peuple des sirènes débarque sur terre pour faire la guerre avec Bristol Cove tout entière (« Street Fight »). Tout ça s’inscrit dans la mythologie de la ville : une liaison d’une sirène avec le patriarche Pownall de l’époque aurait mené à un bébé, prétendument tué par son papa mais en fait sauvé puisque Helen la spécialiste des sirènes en est une descendante. Ryn finit par prendre la tête du groupe (« It’s a matriarchy. It seems Ryn’s now the dominant female. ») et c’est parti pour la paix… sauf que Xander veut sa vengeance et que Donna, mortellement blessée, finira par en fare les frais (« Aftermath »). Désolé de ne pas avoir pu la sauver mais surtout de ne plus jamais pouvoir entendre la chanson qui l’obsède, Decker (le méchant/chercher) se suicide… un sort qui semble aussi guetter Ben. Après être sauvé in extremis par Ryn, il se fait larguer par Maddie. Ryn retourne à la mer. La ville de Bristol Cove aimerait qu’on lui explique ce qui se passe.

Ecrit comme ça, on dirait que c’est déjà pas mal d’action, mais les épisodes prennent vraiment leur temps. Je pense que ma déception est basée sur le fait que les deux intrigues qui m’intéressaient – les recherches biologiques sur les sirènes et l’exploitation de la mer – ont été laissées de coté pour se concentrer sur cette « guerre », qui n’a donc pas eu lieu, et la révélation finale que Helen était en partie sirène… quelque chose de tellement évident que je pensais que ça avait déjà été établi. De là à dire que je ne serait pas là la saison prochaine… On verra, mais la lenteur de l’histoire à eu l’avantage de mettre en place un monde bien construit qui m’a tout de même séduite. Du bon dans du moins bon.

The Crossing S01E09-S01E11 : « Hope Smiles From the Threshold », « The Androcles Option » et « These Are the Names »

Je vais faire plus court pour The Crossing parce qu’il se passe un peu plus de choses mais que je n’ai pas tellement envie de tout résumer. D’autres l’ont fait avec soin, autant aller voir là-bas.

L’épisode s’appelle « These are the Names » et je ne les connais toujours pas, leurs noms. ABC via TV Movie Fix

En cette fin de saison, The Crossing ne fait rien d’imprévisible. Ca ne veut pas dire que ce n’est pas bien, juste que… juste que c’est prévisible en fait. Il était évident que Sophie allait finir par développer le sérum pour créer les Apex, si évident que la vraie question était de savoir si on était dans une boucle (c’est en prévenant cherchant à prévenir désastre qu’on l’a enclenché) ou dans une boucle courte (c’est en cherchant à prévenir le désastre qu’on l’a accélérer)… et ça on ne le saura jamais. Mis à part cet intrigue, on boucle l’histoire des réfugiés et de la première vague, donc c’est déjà ça.

The Crossing aurait pu être une chouette série si elle avait été continuée… avec juste une saison, elle se classe dans la catégorie des séries anecdotiques. Dommage.

Reverie S01E05 : « Altum Somnum »

Premier épisode isolé de Reverie après mon rattrapage de mercredi et je me suis nettement mieux amusée ! Je ne sais pas si c’est parce que l’épisode est meilleur ou juste parce que mes attentes ont été revues mais en tout cas, j’ai trouvé « Altum Somnum » pas mal du tout – je dirais même que je me suis amusée. J’vous jure.

Cette semaine, Mara pénètre l’esprit d’une victime d’un attentat dans l’espoir d’identifier le terroriste responsable… le tout étant de parvenir à ses fins avant que la jeune fille ne décède, au risque pour Mara de se retrouver… quelque chose – la science à ce sujet est inexacte, mais en tout cas, personne ne semble être prêt à faire l’expérience. L’épisode prend vite le format de course contre la montre alors que l’utilisation du programme Reverie s’affirme comme bien plus qu’un moyen d’échapper à la réalité.

Mais quelle idée d’avoir nommé un personnage « Shaw », je galère dès que je lis des synopsis à faire la part des choses. NBC via Hypnoweb

J’apprécie, dans « Altum Somnum », la construction de la mythologie. On bascule dans un univers de possibilité qui ferait pâlir Dollhouse. Comme Dollhouse cependant, les épisodes de ce début de saison restent encore coincés dans un modèle procédural assez commun. Ca ne veut pas dire que ça ne fonctionne jamais – comme je l’ai dit, j’ai apprécié cet épisode et le précédent – juste que j’ai hâte qu’on s’en libère !


Mes émotions de la semaine

Mon éclat de rire : The 100

Seconde semaine mais j’arrêterai de ricaner le jour où The 100 arrêtera de se foutre de ma gueule.

Mon pincement au coeur : l’annulation de Ghosted et de Champions

Allez quoi ! Ghosted a clairement eu un début désastreux, mais j’appréciais vraiment la nouvelle ligne scénaristique ! Annuler une série après quatre épisodes – parce que c’est ça, en fait, étant donné le remaniement – c’est nul, surtout après le traitement pourri que la Fox a réservé à la série.

Quant à Champions… Elle s’est vraiment frayée une place dans mon coeur, notamment grâce à ses personnages interprétés avec justesse, et je suis triste que ça n’est pas fonctionné. OK, je comprends bien qu’elle a eu toutes ses chances : NBC, Hulu et récemment Netflix, mais je reste un peu dégoûtée… Des comédies commencées cette saison, n’auront été renouvelées que A.P. Bio – à laquelle je n’ai pas accroché – et Splitting Up Together – qui est bien sympa, mais nettement plus conventionnelle. C’est dommage.

Mes papillons dans le ventre : The Bold Type

Sans moment particulier en tête, The Bold Type m’a fait marcher sur un petit nuage et convaincue que je pouvais vaincre le monde. Je me sens légère et, je l’avoue, un petit peu amoureuse.

Ma larme à l’oeil : The Handmaid’s Tale

Je suis un être humain avec deux glandes lacrymales fonctionnelles : je ne pense pas qu’il va pouvoir se passer un épisode de The Handmaid’s Tale sans que je ne me mette à sangloter doucement.


C’est fou ce qu’on peut regarder en quatorze jours.

Je ne regretterai jamais d’avoir choisi Enid comme pseudo. Il suffit juste de réarranger les lettres et je me rappelle que je n’ai définitivement aucun problème aucun quant à ma consommation non-maladive de séries.

Enfin ça, c’est moi ; qu’avez-vous regardé la semaine passée ?

A bientôt,

Enid

Publicités

10 commentaires sur “Ma semaine devant l’écran #21 | Déni

  1. Et bé, t’as pas chômé ! Je n’ai pas tout lu car il y a quelques épisodes que je n’ai pas encore vu (Ghosted, The 100 notamment). Je suis contente que tu aimes The Bold Type, cette série est tellement géniale 🙂
    Perso j’ai été déçue par le dernier épisode de Younger. Ça commençait super bien et ils ont été rajouter ce nouveau mec là (que je n’aime pas, je sais pas si ça va évoluer mais je le sens pas).
    Et sinon, je me dois d’ajouter ceci : QUEER EYE ❤ ❤ ❤ ❤ ❤
    Perso j'avance bien dans mes rattrapages aussi, j'ai fini Young Sheldon, repris Young et Hungry, terminé la saison 3 d'Angie Tribeca, rattrapé mon retard dans American Housewife, You Me Her et Wet Hot American Summer. Là j'attaque la dernière saison de Arrested Development et celle de Master of None ! Y a du boulot mais on va y arriver, lentement mais sûrement 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Queer eye est la joie de mon univers. Je rêve maintenant d’aller voir l’ancienne version juste pour combler les jours en attente de la saison trois ❤

      T'avances bien de ton coté aussi, je vois ! C'est que les rattrapages,c 'est tout de même beaucoup de travail 😀 !

      Aimé par 1 personne

      1. Mon dieu oui, c’est un travail colossal haha x)
        J’aimerais au moins passer en dessous de la barre des 2500 épisodes à voir avant fin juillet (sans compter ceux qui sortent en ce moment, ça me fait 106 épisodes je crois.. ça le fait normalement).
        J’avoue que je serai curieuse de voir l’ancienne version également 🙂

        Aimé par 1 personne

  2. Je découvre ton blog grâce à Shiou et j’aime beaucoup ces longs débrieff!!! The Handmaid’s Tale e=était trop bien et The 100 m’a un peu ennuyée. J’ai commencé Good Girls qui est par Miracle déjà sur Netflix et c’est trop trop bien!

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.