TFSA | Les séries récentes qu’on pourrait recommander à n’importe qui

Bon vendredi à tous !

Après une longue semaine d’attente, on se retrouve pour le TFSA, le rendez-vous hebdomadaire de Tequi (dont les thèmes et règles basiques sont reprises sur son blog) afin de discuter des séries qu’on pourrait recommander à n’importe qui. N’importe qui ! Diantre, que ce thème est dur. J’aime bien être aussi précise que possible dans mon interprétation des règles, donc voici comment je vois la chose :

  • « N’importe qui » ne veut pas tout à fait dire « n’importe qui ». Pour des raisons évidentes mais que je me sens obligée d’expliquer, je préfère ne pas inclure les enfants (disons moins de quatorze ans) parce que bon, sinon on est tout de même vachement limités : le « tout public » c’est bien, mais peut-être pas au point d’être la seule chose que j’ai envie de recommander.
  • D’ailleurs, n’importe qui ne veut pas non plus dire n’importe qui n’importe quand n’importe comment. Une recommandation est couplée de conseils de visionnage… notamment celui de parfois mettre ses a priori de coté lorsqu’il s’agit d’entamer la chose ! Bien sûr, tout le monde ne le fera pas, mais ça reste néanmoins à la portée de n’importe qui.
  • Ceci m’amène à une troisième remarque : une recommandation n’est pas la garantie que la série va plaire. En effet, il est impossible de satisfaire tout le monde (d’ailleurs, tout consensus me parait louche) mais, j’estime qu’avec les bonnes dispositions, les séries que j’ai sélectionnées ont le potentiel de plaire à n’importe qui.

« Enid, va droit au but ! » Pardonnez, je sais bien que c’est barbant toutes ces précisions mais pour bien se comprendre, c’est toujours mieux de s’assurer qu’on parle de la même chose. Puis aussi j’aime bien être barbante, c’est un de mes traits de caractères les plus charmants. Une dernière précision pour la forme ?

  • Parce qu’il faut bien mettre une limite temporelle à « récent », je choisis la courte fenêtre des cinq ans, la faute au rythme actuel de production effréné. Cinq ans pour les séries aujourd’hui, c’est déjà la maturité (et Grey’s Anatomy est notre grand-tante qui a connu la première guerre mondiale et qui a encore toute ça tête ou presque ; elle nous survivra tous). Ainsi, pour être dans ce TFSA, la première saison de la série doit avoir été diffusée au plus tôt lors de la saison 2013-2014… ce qui remonte déjà à un moment, maintenant que j’y pense. Réfléchissez… en 2013, Arrow était la seule série de super-héros sur les networks.

Voilà donc un cadre bien précis qui me permet de délimiter un top cinq un peu casse-tête, mais néanmoins pas impossible. Cinq séries que je recommande de tout mon cœur et ce à n’importe qui.

Mention spéciale : Queer Eye (Netflix, 2018)

J’vous en parlais un petit peu lors de mon débriefing de la semaine passée, mais Queer Eye m’a tapée dans l’œil et je considère que c’est un must-watch pour quiconque aime la vie – ou pour quiconque n’aime pas la vie, d’ailleurs. Le « problème » est que c’est de la télé-réalité, et que ça c’est un tout autre top, parce que du coup j’y inclurais des talk-shows et autres programmes de télévision qui rendent ma vie plus belle au quotidien.

Le conseil qui va avec : Embrasse la joie qui t’anime.

5. Crazy Ex-Girlfriend (The CW, 2015)

« We tapped that ass all over this house » Ca reste en tête tout ça. The CW via Vulture

« Aaaah, mais c’est donc pour ça qu’elle a pris autant de temps pour expliquer ce que ‘recommander’ veut dire ! » Oui, tout juste, enfin en partie. Il suffit que je prononce « comédie musicale » pour que mon copain se mette à tirer la gueule donc je sais de première main que le genre ne plait pas à tout le monde. Je suis cependant d’avis que Crazy Ex-Girlfriend se droit d’être recommandée de manière régulière parce que la série n’est comme rien à la télévision. En jouant sur nos attentes et sur les codes du genre des comédies romantiques, Rachel Bloom et Aline McKenna ont créé une série fantasque, crève-cœur, drôle et intelligente, qui explore les failles humaines avec justesse.

Le conseil qui va avec : Les apparences sont trompeuses, alors pourquoi bon s’y arrêter ?

4. Jessica Jones (Netflix, 2015)

Non mais aussi, David Tennant c’est pas du jeu. Netflix via Legion of Leia

Plus simple à défendre que Crazy Ex-Girlfriend, Jessica Jones a un ton sombre et sérieux dans lequel même les plus profanes de la télévision se retrouveront. Alors oui, si on dit « super-héroïne », certains vont directement tourner le dos, mais ce serait sacrément dommage. Jessica Jones parle d’abus et de violence conjugale de manière intelligente, mais si vous n’y prêtez pas attention, c’est aussi un bon drame policier.

Le conseil qui va avec : ne t’arrête pas avant d’avoir vu Killgrove… après, t’aura plus envie de t’arrêter.

3. Looking (HBO, 2014)

Jonathan Groff : pas du jeu non plus ? HBO via Les Inrocks

Je n’arrive pas à imaginer quelqu’un qui n’accrocherai pas à Looking… et pourtant, c’est forcément facile à trouver vu sont annulation rapide. Il s’agit d’une romance, donc à priori on perd déjà une partie de l’audience ; mais au-delà de l’aspect romantique (team Kevin ou team Richie), c’est aussi l’histoire de ceux qui se cherchent et des préjugés qui sont parfois difficile à dépasser. Bon, tout ça n’est pas incompatible avec la romance… mais vous avez quoi contre la romance, vous ? Si c’est bien raconté, y’a rien de mieux ; et Looking la raconte très bien.

Le conseil qui va avec : Savoure, c’est trop court.

2. Fargo (FX, 2014)

La cinématographie est splendide, toutes saisons confondues. FX via The Atlantic

Etant donné que cette liste est classée en fonction de l’accessibilité des séries que je conseille, on arrive forcément assez vite à ce qui fait le consensus ; Fargo est de celle-ci. Après, il y a rien de mal à une série que tout le monde aime ! L’univers de frères Cohen dupliqué ici est fantasque, un tantinet absurde et très bien retranscrit dans cette série qui s’imbrique dans le film sans le copier. C’est noir, et drôle, et fascinant… et ce sont dix épisodes seulement par saison, anthologie oblige.

Le conseil qui va avec : Si t’accroche pas à la première saison, passe à la seconde direct, elle est bien mieux.

1. The Handmaid’s Tale (Hulu, 2017)

J’me sens tellement pas originale sur ce coup. Hulu via Fast Company

Dans la catégorie « Enid a un train de retard » : mon coup de foudre récent sur The Handmaid’s Tale a propulsé la série en faut de mes recommandations. C’est peut être un peu trop dur pour certains, mais je ne peux m’empêcher de voir l’espoir même lors du plus sombre des jours sous Gilead: la flamme de l’humanité ne peut jamais complètement être éteinte… elle ne peut que s’enflammer. Un must-watch, pour se souvenir que la dictature s’impose plus vite qu’on ne le croit ; mais aussi qu’elle ne peut pas se maintenir sans une population pour la soutenir.

Le conseil qui va avec : Ceci n’est pas une bonne série à regarder en mangeant


Voici donc mes recommandations les plus chaleureuses, ces séries qui valent pour moi d’être vues de tous ! Ce n’est que cinq, parmi tant d’autres… Jane the Virgin n’aura pas fait la liste parce que bien qu’elle soit exceptionnelle, je comprends que ses éléments de telenovela en refroidissent plus d’un (même si vous ratez quelque chose… en gros, les mêmes préoccupations que pour Crazy Ex-Girlfriend) ; The Newsroom, avec tous ses défauts, reste un bon aperçu dans les dialogues enivrant d’Aaron Sorkin, faute d’être le meilleur (c’est cependant le dernier) ; Good Girls, Barry, Braindead, Dark et Stranger Things sont quant à elles cinq super séries susceptibles de plaire à n’importe qui, mais qui ne m’ont pas autant bouleversée que celles reprises ci-dessus.

Sur ce, je vous souhaite un très bon weekend, et je vous dis à vendredi prochain. On parlera d’adaptations de films en séries… Oh mince, va falloir que je teste pas mal de séries d’ici-là si je veux avoir un top cinq !

Je vais aussi consulter les TFSA des autres… et allonger ma liste à voir. Diantre. NBC via Giphy

Chaleureusement,

Enid

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