Ma semaine devant l’écran #23 | Brouillard

Bien le bonjour,

Cette semaine, j’ai fait deux choses et deux choses seulement : j’ai travaillé et j’ai regardé des séries. En effet, j’ai décidé de concentrer mes heures de boulot étudiant sur une semaine histoire d’avoir le temps de faire mon mémoire, mais ça veut dire que je me suis fait des longues journées scotché à un écran à déchiffrer des tableaux excel de milliers de lignes pour repérer des erreurs ou tenter de retrouver les références de vieux articles scientifiques publiés il y a plus de cent ans. J’aime beaucoup mon job d’habitude, mais après une semaine de vacances passée à me déconnecter, c’était trop dur. J’avais prévu d’avancer sur mon mémoire en soirée mais j’ai systématiquement repoussé la chose. J’avais prévu d’écrire quelques critiques mais je n’arrivais pas à mettre mes idées en place. Alors j’ai lancé une série, puis une autre, puis une autre.

J’ai procrastiné jusqu’à en avoir l’esprit embrumé. J’ai travaillé dans un état second, déconnectée de la réalité, plongé dans mes podcast jusqu’à que les mots devant moi ne soient que des dessins et les paroles dans mes oreilles que des sons. J’ai refusé le silence. J’ai évité mes amis. J’ai occupé toutes mes journées à activement ne rien faire de ce que je devais faire, et j’ai fait tout ça pour éviter de me rendre à une conclusion qui me fait stresser : j’ai beaucoup de retard et je vais devoir mettre les bouchées doubles. Il est hors de question que je fasse une année mémoire.

Je déteste lorsque je me mets en mode brouillard. Ce n’est même pas que je me suis éclatée à regarder des séries, alors que soyons sincère, c’est une de mes choses préférées à faire. Non. J’ai regardé pour regarder, parce que toute autre activité me plongeait dans un stress intense. Mais maintenant, stop. Je ne suis peut-être pas encore l’adulte responsable que j’aspire à être mais je me suis toujours débrouillée pour maintenir un niveau scolaire correct – or la moitié de mon année, le quart de mon Master, voir mon potentiel futur dans la recherche, reposent sur cet exercice. Bon sang de bonsoir Enid, ça fait depuis mars que tu te dis qu’il faut que tu t’y mettes, mais qu’est-ce que tu attends ?

Ca expliquerait beaucoup de choses en ce qui me concerne. Fox via Her Campus

Aujourd’hui je vous l’annonce, je dis stop. Enfin go, tout dépend de la perspective. Je me sors la tête du brouillard, je met en pause ma pause, et je redeviens l’adulte responsable que je sais être. Au moins pendant quatre semaines en tout cas.

Concrètement, ça veut dire un coup de frein sur les rattrapages au profit de rewatchs lorsque je n’arrive pas à manager le stress (un épisode en fond me détend, même sans le son). Tout va bien se passer, je suis une badass dans le rush. [Je dis ça pour moi plus que pour vous.]

En attendant les bonnes résolutions de demain – aujourd’hui pour vous – il me reste cependant à revenir sur cette semaine embrumée d’épisodes. Mon programme hebdomadaire comprend PoseYounger, The Handmaid’s Tale, The Bold Type et Reverie, que j’ai regardé dans cet ordre-ci. Il comprend normalement aussi The 100 sauf que je n’ai pas vu l’épisode de cette semaine – je m’étais promis de terminé ma critique du dernier épisode avant de voir le nouveau, et comme ce n’est pas le cas, j’attendrai. Niveau rattrapage, j’ai vu Happy!, j’ai terminé Timeless et la dernière saison de Modern Family et j’ai avancé dans Fresh Off the Boat, Friday Night Dinner, Black Lightning et The ResidentJ’ai aussi été deux fois au ciné, j’ai regardé deux comedy specials, tout Sugar Rush, les nouveaux épisodes de The Joel McHale Show with Joel McHale, et la seconde saison de Nailed It, mais tout ça je ne le commenterai pas. Je voulais juste vous donner l’ampleur de ma flemme cette semaine.

Plouf. Plouf. Plouf. On en parle de mes séries ou pas ?

Rattrapages… ou sabotage ?

Happy!, saison 1

N’est-ce pas fabuleux de vivre dans une époque où une série comme Happy! est diffusée à la télévision ? C’est hyper violent, complètement déjanté, sans morale aucune – et un réel plaisir à regarder (même si j’ai réduit la fenêtre à quelques occasions ; la violence ce n’est pas mon fort).

Vous pensez qu’il y a un stade dans le trop plein de séries où on commence à halluciner ? New life goal. Syfy via Giphy

Adaptée d’un comic (ça explique beaucoup), Happy! est l’histoire d’un ancien flic alcoolique et drogué devenu hitman toujours alcoolique et drogué mais encore plus désagréable qui, après une crise cardiaque, reçoit la visite d’une petite licorne bleu volante – Happy – licorne qui jure être l’ami imaginaire d’une petite fille qui vient de se faire enlever par fou furieux déguisé en Père Noël. Aussi, on a un homme qui se fait sucer déguisé en homard, un méchant qui est un insecte géant, une famille mafieuse dysfonctionnelle, des orgies vraiment tordues, un psychopathe terrifiant et des gamins terrifiés, un pancake qui joue à la roulette russe, etc. (quand je vous disais que savoir que c’est adapté d’un comic explique beaucoup).

Mis à part le sang et les gens qui se tapent les uns sur les autres, j’ai vraiment été prise dans l’histoire surréelle qui est racontée. Pas sûre que j’aurais aimé semaine après semaine, mais c’est très sympa à binger.

Fresh Off the Boat, saison 4, épisodes 1 à 15

Je me souviens bien aimer Fresh Off the Boat, mais rarement autant que je l’ai aimé cette semaine. Les personnages sont désormais bien établis dans leurs rôles et dans leur routine, et pourtant ils arrivent toujours à nous surprendre. Bon, OK, je parle surtout de Jessica et Honey mais bon sang, c’est rare de voir une amitié féminine représenté aussi positivement à la télévision, surtout lorsque l’une des deux parties est une manipulatrice, aussi bien intentionnée qu’elle soit. Mais c’est ça qui change, les bonnes intentions, et ce n’est pas un détail – c’est particulièrement évident dans l’épisode « Big Baby » où la mère de Honey pointe le bout de son nez critique dans la grossesse de sa fille. Jessica est dure à satisfaire, mais elle a beaucoup d’amour pour les personnes autour d’elle.

Puis elle et Louis sont tout de même grave choupi. ABC via Vulture

Jessica n’est néanmoins pas la seule raison qui m’a fait (r)accrocher à Fresh Off the Boat : tous les Huang m’ont éblouie cette saison. Louis n’a plus tout le contrôle sur Cattleman’s, et le voir ainsi incapable de protéger son bébé est touchant, Emery passe par sa year of bad luck et doit apprendre à naviguer un monde où tout le monde ne l’adore plus instantanément, Evan continue d’être un adulte miniature mais n’arrive plus à supporter toute la pression qui s’applique sur lui et Eddie, qui grandit malgré lui, prend enfin sa place en tant qu’aîné de la famille. Du point de vue des personnages secondaires, Honey et Marvin se décident de faire un enfant, et Nicole fait son coming-out. C’est drôle que je commençait mon débrief de la série en disant que les personnages étaient « bien établis dans leurs rôles et dans leur routine »… mais tout ça n’est pas contradictoire ! Malgré des changements majeurs, rien qui n’arrive cette saison ne semble forcé ; au contraire, c’est une évolution logique des personnages, qui s’influencent les uns les autres tout en restant fidèles à ce qui les rend uniques.

Fresh Off the Boat m’a réchauffé le cœur tout en me faisant rire. Tout ce que je voulais.

Timeless, saison 1, épisodes 10 à 16

Ah ben voilà ! Après six épisodes à regarder Timeless sans être convaincue, je reprends à l’épisode 10 et paf, me voilà captivée. Il faut dire que ce dernier tiers de la saison commence à s’accélérer.

Mon intérêt n’a certainement rien à voir avec un potentiel triangle amoureux qui me fait changer d’allégeance d’un épisode à l’autre. Rien à voir. NBC via Bustle

En effet, dans « The Capture of Benedict Arnold », Flynn et Lucy font équipe pour arrêter Rittenhouse, avant que Lucy s’oppose à la chose lorsqu’il s’avère que Flynn veut tuer un enfant… ce qui amène Flynn à la capturer. Sur ce cliffhanger, impossible de s’arrêter. Forcément, Rufus et Wyatt se mettent en tête de sauver leur partenaire dès l’épisode suivant, « The World Columbian’s Exhibition », ce qui les mène à se frotter au premier serial killer américain, H. H. Holmes et à son hôtel de la mort – mais c’était sans compter sur Houdini. On en apprend plus sur les dangers du voyage dans le temps dans « The Murder of Jessie James », qui introduit également Emma, nouvelle alliée de Flynn dans le combat contre Rittenhouse. Dans tout ça, Wyatt apprend de Flynn l’identité du tueur de sa femme, et décide donc d’empêcher sa naissance dans « Karma Chamelon », une entreprise réussie qui ne lui rend cependant pas Jessica. Anthony, un des collaborateurs de Flynn, réalise qu’un moyen de stopper Rittenhouse serait de détruire les deux vaisseaux, mais avant qu’il ne puisse détruire le Mothership, il se fait lui-même tuer. La NSA désiste Agent Christopher et reprend le projet en main (« The Lost Generation ») , et l’équipe, refusant les ordres de leur nouveau patron, volent le Lifeboat pour continuer à poursuivre Flynn, cette fois-ci à Chigago dans les années ’30 dans « Enemy Public No. 1 ». Rufus se retrouve en danger, mais est vite rabiboché et, dans le finale (« The Red Square »), Lucy convainc enfin Flynn de stopper Rittenhouse avec moins de violence, réussissant à obtenir des informations sur l’organisation par le biais de son grand-père paternel. Lucy donne à Flynn l’identité du tueur de sa famille, mais ce dernier se fait arrêter par Agent Christopher, qui reprend le projet de la NSA. Réformée, elle promet d’aider Lucy à restaurer sa soeur, effacée de l’histoire dans le pilote. Lucy décide de raconter la vérité sur ses voyages à sa mère… et cette dernière révèle être en réalité faire partie de Rittenhouse… comme Emma, qui vole le Mothership.

Pourquoi ce résumé détaillé des derniers épisodes ? Parce que j’avais envie, mais aussi parce qu’il se passe enfin des choses. Une grande partie du début de la saison était consacré à une poursuite un peu vaine de Flynn dans un schéma répétitif : Flynn saute dans le temps, le Lifeboat le suit, Flynn tue des gens pour modifier l’histoire, l’équipe tente de rectifier le tir en minimalisant l’impact de ces meurtres sur l’Histoire, Flynn trouve un moment pour expliquer qu’il n’est pas le vrai méchant de l’histoire, Lucy doute, Wyatt ne doute pas, et Rufus ne sait pas quoi penser. Avec l’épisode 10, le visage de Rittenhouse se définit plus précisément, et avec lui, un nouveau sens aux péripéties de l’histoire. Les héros continuent de poursuivre Flynn, mais ce sont ses méthodes qu’ils lui reprochent plus que sa quête et ça, ça fait toute la différence.

Timeless, saison 2

La seconde saison de Timeless est encore plus palpitante que cette fin de saison 1.

Après une explosion de Mason Industries, Lucy, toujours captive de Rittenhouse, est persuadée d’avoir perdu son équipe, décidant donc de détruire l’entreprise de l’intérieur… mais elle est vite réunie avec Wyatt et Rufus au beau milieu de la première guerre mondiale (« A War to End All Wars »). On apprend alors qu’à l’aide du Mothership, Rittenhouse à disséminé des agents dormants un peu partout dans l’Histoire, la modifiant légèrement à l’insu de nos héros. De plus, Rittenhouse récupère son visionnaire en la personne de Keynes, l’arrière grand-père maternel de Lucy. Mais tout ça, c’est sans compter sur la résolution de nos héros, qui, une fois leurs système de nouveau en ligne, parviennent de nouveau à traquer le Mothership : la mission est désormais de démasquer les agents de Rittenhouse et de les arrêter avant qu’ils n’exécutent leur plan… « The Darlington 500 » nous amène sur les pistes de NASCAR dans les années 1950, « Hollywoodland » à Los Angeles au début de la seconde guerre mondiale, « The Salem Witch Hunt » à… bah à Salem à la fin du 17ème siècle, etc. Rittenhouse veut modeler l’histoire notamment en rendant les individus plus dociles, ciblant des moments ou des personnes clés. Kennedy se retrouve également coincé dans le présent dans « The Kennedy Curse », compliquant sérieusement la tâche de nos héros. Tout ne se passe d’ailleurs pas toujours comme prévu, notamment parce que Jiya se met à avoir des visions du futur suite à un trajet dans le Lifeboat… et réalise que Rufus est destiné à mourir dans des circonstances mystérieuse. De plus, après que Wyatt et Lucy décident enfin de décharger leur tension sexuelle au début de la saison, ils rentrent pour trouver Jessica en vie et en pleine forme. Wyatt décide de ne pas mentir à sa femme et de la mettre dans le secret, alors Lucy se retire de l’équation et se rapproche de Flynn, dont le savoir sur Rittenhouse s’avère précieux… ça tombe bien, le Lifeboat vient d’être équipé d’un quatrième siège (« The King of the Delta Blues »). Au fur et à mesure de leurs missions, nos héros réalisent que tous les membres de Rittenhouse ne sont pas convaincus par tous les aspects du plan de Keynes ; ils se retrouvent ainsi à faire équipe avec Emma pour défendre l’égalité des femmes dans « Mrs. Sherlock Holmes ».

L’image et les costumes sont soignés, c’est magnifique. NBC via TIme Travel Nexus

Un partenariat de courte durée, puisque Rittenhouse décide de s’en prendre directement à l’équipe en tentant de modifier le passé d’Agent Christopher (« The Day Reagan Was Shot »), heureusement sans (trop de) succès. Enfin, une Jessica enceinte de Wyatt est révélée avoir été recrutée par Rittenhouse dans son enfance lorsqu’elle vole le Lifeboat et prend Jiya en otage (« The General »). Un twist qui ne surprendra personne, même pas Wyatt, mais qui fonctionne tout de même bien.

Dans le finale (« Chniatown »), Jiya parvient à s’échapper et se retrouve coincée à Chinatown à la fin du 19ème siècle. Communiquant par photographie historique, elle parvient à indiquer à l’équipe l’emplacement du Lifeboat, mais leur demande de ne pas venir la retrouver… bien sûr, personne ne l’écoute et surtout pas Rufus. Emma, fatiguée de la structure conservatrice de Rittenhouse, tue la mère de Lucy et Reynes, se plaçant à la tête de l’association. Jiya révèle que Rufus est destiné à mourir si elle tente de rentrer dans le présent, mais les héros tentent de défier sa vision… sans y parvenir. Rufus se fait tirer dessus par Emma, qui parvient à s’échapper avec Jessica. De retour dans le présent, tout le monde est dévasté… jusqu’à ce qu’un second Lifeboat fasse son apparition, juste à coté du premier. En sortent un Wyatt et une Lucy manifestement du futur, qui clôturent la saison par un mystérieux « You guys wanna get Rufus back or what?« 

La série étant annulée, et la perspective d’un film de clôture improbable, cette phrase risque d’être la dernière de Timeless, mais elle porte avec elle une lueur d’espoir alors pourquoi pas. Cette seconde saison était plus facile à suivre, notamment parce que les moments historiques explorés étaient porteurs d’un symbolisme universel – et donc moins obscurs que ceux du début. Elle a également plus d’humour, plus de cœur et plus de focus que la première saison, ce qui sont plein de bons points qui font que Timeless aurait probablement continué de briller dans sa troisième année. Au final, ça aura été très chouette à suivre, et c’est bien dommage que la série ait été annulée.

Allleeeeeez un petit film s’il vous plait ? NBC via Spoiler TV

Friday Night Dinner, saison 5, épisodes 1 et 2

Après ce roman fleuve sur Timeless, je vais faire plus court sur Friday Night Dinner, que j’ai repris avec plaisir. J’aime beaucoup le coté intemporel de la série, qui peut se répéter à l’infini puisque après tout, les fils Goodman viennent manger chez leurs parents tous les vendredis. Bon après, ça n’a pas à être fou chaque semaine mais c’est tout de même bien plus rigolo comme ça !

Dans « The Other Jackie », on rencontre Jackie, le rendez-vous galant de Jim et potentiellement l’amour de sa vie – aussi, un jacuzzi, Wilson et des moments malaisants. Dans « The Tin of Meat », les Goodman hébergent une Val en plein divorce qui comment à taper sur les nerfs de Martin – aussi, de la nudité, une indigestion et des farces entre Adam et Jonny. Deux soirées avec une famille farfelue, c’était super. Je compte savourer le reste de la saison.

Black Lightning, saison 1, épisodes 5 à 10

La reprise de Black Lighting a été moins brutale que ce que j’appréhendais. Je vous l’accorde, je n’avais vu que quatre épisodes, mais c’était tout de même il y a un certain temps ! J’ai été directement remise dans le bain et, alors que j’avais trouvé le début de la saison moyen intéressant, j’ai vraiment été prise dès lors que l’intrigue s’est complexifiée. J’aime même mieux que Arrow. Oui, j’ose.

Alors qu’est-ce que j’aime… J’aime l’approche scientifique aux super-pouvoirs. J’aime que certains embrassent leur pouvoirs pour sauver le monde au risque de leur vie alors que d’autres n’en veulent pas (ça a un petit coté X-Men sympathique). J’aime que l’histoire soit celle d’une famille, à la fois unie et déchirée par leur destin super. J’aime que ce soit un peu conspirationniste mais pas trop. J’aime que le héros soit égoïste malgré lui. J’aime que les histoires d’origines soient importantes pour le présent. J’aime même ne rien en avoir à faire aux jeux de pouvoir du coté des méchants.

J’ai aussi beaucoup aimé cette scène, même si Jefferson est très con. The CW via Hollywood Reporter

A partir du moment où la série à introduit d’autres supers que Jefferson, et que ce dernier a arrêter de jouer au grand frère responsable de sa communauté, je trouve que Black Lighting a vraiment décollée. Il me reste trois épisodes à voir pour conclure la saison, mais je pense que ça va me faire un chouette ajout DC dans mon programme de rentrée.

The Resident, saison 1, épisodes 2 à 4

Oufti ! Pour un pilote que j’avais beaucoup beaucoup aimé, il semble que j’ai fait fausse route avec The Resident. Enfin, c’est peut-être m’avancer, mais j’ai tout de même été un peu dérangée par des éléments de la série. Je ne lui reproche pas son coté cliché, qui me plait bien (ça me manque un peu, les drames médicaux), mais je ne suis pas tout à fait à l’aise avec certains aspects de l’approche cynique.

Dès le pilote, on le comprend : le secteur médical coûte cher, et l’hôpital doit être rentable et ne pas faire « de la charité ». Pas de problème avec ce constat,  qui reflète un mode de pensée commun. Ce qui m’embête un peu, c’est le fait que la série lui donne raison en omettant certains détails assez cruciaux. Dans l’épisode « Comrades in Arms », Conrad et compagnie décident d’opérer une étudiante en médecine illégalement sur le territoire contre l’avis de l’hôpital, qui sait qu’il devra prendre en charge la jeune femme puisqu’elle n’est pas assurée. C’est selon eux, de l’argent qu’ils n’ont pas, de l’argent qui ne pourra pas sauver une autre vie, peut-être américaine. Là où les héros constatent une injustice, la série replace cette injustice comme un mal nécessaire dans la dure réalité du monde… en oubliant de rappeler que si la médecine coûte cher, c’est aussi parce que les soins sont surchargés et que pas mal de gens font du profit sur le dos des malades. Non, ce n’est pas « une vie américaine » vs. « une vie immigrante », comme ce n’est pas « un chômeur » vs. « un travailleur touchant le SMIC » : le problème est situé plus haut, et le présenter comme un conflit entre des personnes défavorisées au mieux un raccourci maladroit et au pire de la désinformation.

Ils sont tout de même bien mimis les héros. Fox via Spoiler TV

The Resident ne serait pas diffusée sur la Fox, j’aurais tendance à lui donner le bénéfice du doute, mais elle est diffusée sur la Fox, et étant donné le tournant conservateur que la chaîne à choisi d’adopter, cet « omission » ne peut pas être une erreur. Dans n’importe quel autre série, un médecin idéaliste aurait protesté, rappelant les valeurs qui animent le métier en s’insurgeant contre le système. Ici, c’est trèèèès mou. Le personnage le plus véhément est un médecin militaire, ancien camarade de Conrad, mais qui a lui-même son propre agenda… Tout ça me met mal à l’aise, on verra si j’arrive à passer au dessus par la suite. Sinon, la saison 2 se fera sans moi. Je veux bien regarder des séries politiquement neutres, mais me bouffer de la propagande libérale, non merci.

Modern Family, saison 9, épisodes 13 à 22

La grande surprise de ma semaine à été la réalisation que j’avais en fait déjà vu plus de la moitié de la dernière saison de Modern Family, et ce sans me souvenir de l’avoir fait (alors que je suis allée presque jusqu’au hiatus, quand même). J’ai donc retiré les douze premiers épisodes de mon total à rattraper, même si en vrai j’ai revu pas mal parce que pour certains épisodes, ça m’a pris 10 minutes pour réaliser que je les avais déjà vu. Je ne suis pas fière.

Je n’arrive toujours pas à comprendre comment tout ça a pu arriver, mais soit, mon erreur. ABC

J’ai « officiellement » repris avec l’épisode 13, qui introduit le personnage joué par Chris Geere comme nouvel intérêt amoureux pour Hailey – ça j’étais 100% sûre de n’avoir pas vu. J’aime bien le voir jouer un bon gars, pour changer, même si ses pickup lines sont très minables (lisez : adorables) :

Are you a neuro-electrical current because you’ve been running through my mind all day?

Mooooh ❤

Mis à part ça, je me suis plutôt bien amusée. J’avais oublié le charme de la série à laquelle je ne prêtais plus trop attention (si ce n’étais pas évident des douze épisodes dont je ne me souvenais pas), mais je trouve que c’est toujours plaisant à regarder. Puis j’ai hâte de voir Mitchell et Cameron redevenir parents ! Leur regard de compréhension mutuelle quant au « que faire avec bébé Cal » était adorable. Prévisible mais adorable.

Bilan : Tout ça me fait un total de… 62 épisodes vu cette semaine ! Cela m’amène à un total de 169 épisodes vus sur 519 à voir (nombre réajusté parce que j’avais compté trop d’épisodes de Modern Family), soit 32,56 % de mon objectif total de rattrapages. C’est complètement ridicule que je sois aussi avancée, surtout vu que je pensais mon objectif inatteignable mais soit, de toute façon je ne vais pas regarder grand chose pendant quatre semaines, donc ça va se balancer, right ?

Programme hebdomadaire, vous reprendrez bien un peu de dessert ma chère ?

Pose S01E06 : « Love is the Message »

L’épisode de la semaine passée se terminait sur un cliffhanger : Patty, à la recherche de la maîtresse de son mari, traquait Angel jusqu’au ball auquel elle participait. Les voilà donc toutes les deux, à discuter autour d’une tasse de café… et Patty ne veut pas croire qu’Angel est trans. Elle demande une preuve, et se fait remballer sec par une Angel qui lui rappelle qu’il y a des limites à ne pas franchir.

Angel, si triste et si touchante. Une magnifique performance de Indya Moore. FX via Vox

Patty, embarrassée, finit par partir et se tourne vers la personne à qui elle doit vraiment parler, son mari. Le problème est que Stan est toujours aussi perdu dans ses sentiments. Il semble sincère. Il est déchiré. Mais il n’est pas le héros de l’histoire.

L’épisode est centré sur le personnage de Pray Tell, qui assiste impuissant aux dernières semaines de son petit copain. Pray Tell a été diagnostiqué comme porteur du VIH il y a quelques semaines, et il voit en cet annonce une mort inévitable, qui le prendra lui d’abord, puis tous les autres un jour. Il est terrifié, il est triste, mais il a une vie à vivre, jusqu’au bout – et beaucoup d’amour à donner :

I promised Costas that I would go on and love and have joy and live. It’s hard. I miss him. I loved him. Ooh, I loved him. But we are living in a world where… all of us could truly be gone one day, where our kind is just a memory, one the rest of the world would be happy to forget. All we have left is right now. I don’t know how soon till I’m in a box in the end table of some crying man’s bed, but until then… that love and that promise are who I claim to be.

C’est beau, c’est triste, c’est plein d’espoir. L’épisode contient un moment musical éblouissant. Pose, c’est vraiment aurte chose.

Younger S05E05 : « Big Little Liza »

Youngeest bien décidé à rendre la vie difficile pour Liza, hein ? Alors que je m’agaçais la semaine passée qu’elle s’engage de nouveau dans une relation avec un mec qui n’a pas idée de son âge, voici qu’elle se retrouve vite démasquée… et presque aussi vite utilisée pour un article de journal ! Ben ça, je ne m’y attendais pas.

Pour se sortir de l’affaire, Liza détourne la question en prétendant être « age-queer » et sa fonctionne parce que bon sang de bonsoir, Liza vit sous une belle étoile. Josh doit choisir entre signer un bail à long terme ou abandonner son salon de tatouage et Lauren s’aperçoit qu’elle est dépassée par la nouvelle génération. A part ça, il n’y a pas de Charles dans « Big Little Liza » et c’est scandaleux.

The Handmaid’s Tale S02E13 : « The Word »

J’avais prévu de faire un article pour boucler la saison de The Handmaid’s Tale, parce que j’ai beaucoup à dire dessus, mais rajoutons ça à la liste des choses que je n’ai pris le temps de faire. Le débrief viendra forcément à un moment ou un autre, mais en attendant, discutons un peu de ce finale.

Capitaine Waterford fait-il vraiment toujours confiance à Nick ? Comment peut-il être aussi con ? Sérieux, comment ? COMMENT ? Hulu via IndieWire

Après une saison de va-et-vient, June fait un dernier va-et-vient dans « The Word », donc un point pour la cohérence. Elle découvre une Bible dans les affaires d’Eden, détail qu’elle partage avec Serena Joy en même temps que ses appréhensions face au futur de leur fille. Serena Joy, encadré par les autres Femmes, décide alors de demander que les filles soient enseignées à lire la Bible, allant jusqu’à elle même en lire un extrait… ce qui lui vaut son petit doigt. Emily, toujours coincée dans la maison de Capitaine Bradley Whitford, tue Tante Lydia dans un moment de colère. Clap, clap, clap, Emily. Tout semble au plus sombre jusqu’à ce que Rita annonce à Jude qu’elle a arrangé une fuite pour elle et sa fille, fuite qui fonctionne par relais de Marthas. Serena les surprend, mais décide de les laisser partir parce que « she cannt grow up in this place« . Dans les derniers moments de l’épisode, Jude est réunie avec Emily (que Mr. Whitford a décidé d’aider), à qui elle confie le bébé Nichole – elle adopte le nom choisi par Serena – alors qu’elle reste derrière, probablement pour Hannah. Encore un épisode où Jude est complètement passive, jusqu’à ce qu’elle fasse un choix probablement significatif mais qui parait mineur était donné le va-et-vient de toute la saison.

Je suis donc moyen convaincue par cette fin, mais je dois avouer qu’il y a quelques très bons moments. La route des Marthas est une super idée, comme l’acte de rébellion des Femmes. C’est bon d’enfin voir Lydia punie. Le vrai problème est pour moi Jude, que je n’arrive pas à comprendre. La saison se termine avec un regard à la caméra en mode « shit’s about to go down » sauf que ce n’est pas la première fois que Jude regarde la caméra de cette façon, donc impossible de dire si il va vraiment se passer quelque chose ou si Jude sera de retour chez les Waterford en deux-deux, sous prétexte qu’elle a de nouveau été enlevée ou je ne sais quoi. Quoi qu’il se passe, je ne vois pas l’intérêt de faire de Jude le symbole de la rébellion, alors qu’il y a manifestement des réseaux bien plus intéressant et construits qui pourraient être explorés. Mais soit, c’est comme ça. Je serai de retour la saison prochaine, mais je pense qu’il faudrait penser à conclure. Une bonne histoire mérite une bonne fin.

The Bold Type S02E06 : « The Domino Effect »

Un super épisode pour The Bold Type, cette semaine. Jane se retrouve nominé pur une récompense pour un article qu’elle a écrit pour Scarlet, et décide donc de faire un follow-up. Or l’article en question parle de l’expérience d’assaut sexuel vécu par Jacqueline, et que ses nouvelles recherches la mène à une seconde victime, qui en veut en peu à Jacqueline de ne pas avoir porté plainte avant que son violeur n’agresse quelqu’un d’autre. Kat faits ses premiers pas sur la scène lesbienne, et s’aperçoit qu’elle a bien envie de l’explorer au delà de sa relation avec Adina. Sutton, le coeur brisé de voir que Richard a déjà tourné la page, et en plus directement confrontée à la situation lorsqu’elle se retrouve à devoir habiller sa nouvelle copine. Chaud, chaud, chaud.

The gang is back together ! Freeform via Fandemonium

« The Domino Effect » touche à un sujet grave, mais le fait très bien. Comme toujours, c’est le dialogue et la coopération des femmes qui sont mis en avant et je me réjouis d’autant de positivité à la télévision.

Reverie S01E06 : « Pas de Deux »

Enfin, petit dernier de mon programme hebdomadaire, j’ai été happée par Reverie cette semaine. Je pense que je suis vendue par la série : oui, les intrigues sont basiques derrière l’aspect technologique magique, mais je m’en fiche, c’est chouette.

Dans « Pas de Deux », Mara pénètre l’esprit d’une danseuse paralysée, qui est prête à mourir dans Reverie, ce qui horrifie  Alexis qui ne veut pas que sa création devienne un outil de suicide assisté. Pour comprendre ce qui pousse notre danseuse à rester dans sa Reverie, Mara est mise en relation avec son psychiatre… qui n’est personne d’autre que son ex petit copain, un moustachu nommé Chris. On en apprend un peu plus sur Mara et la mort de sa famille… ce qui promet beaucoup. Bref, c’était pas mal du tout !


C’est tout pour cette semaine ! Je zappe de nouveau les émotions parce que je suis fatiguée, mais elles reviendrons à un moment ou un autre. Je serai plus raisonnable la semaine prochaine, mais je risque de beaucoup parler de Gilmore Girls et/ou Doctor Who et/ou Fringe sur twitter étant donné que je quitte le mode brouillard pour le mode boulot (et rewatchs qui vont avec).

Qu’avez-vous vu de bien la semaine passée ?

A lundi prochain, et souvenez vous…

Non, non, non, non ! Enfin si, mais pas maintenant ! Fox via Her Campus

Enid

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8 commentaires sur “Ma semaine devant l’écran #23 | Brouillard

  1. Ohhh mais quel semaine!!! Je ne voudrais pas paraître sceptique mais est-ce que le fait que tu aies finalement bien aimé des séries dont tu n’étais pas convaincue au départ, ne serait pas du au fait que tu étais sensée bosser? 😛

    Il faut que je teste Fresh off the boat absolument surtout que Aly Wong dont j’ai découvert les spectacles sur Netflix (très drôle) est une des « writers ».
    The Resident (que je n’ai pas encore commencé) m’envoyait du rêve mais tu m’as un peu fait l’équivalent d’un « calme ta joie » MDR! Je verrais bien si ça me tente ou pas 😉
    Pour Modern j’ai rattrapé mon retard au moment ou le dernier episode sortait (timing parfait) j’ai trouvé le début de saison un peu en dessous par rapport aux précédentes mais Phil me fait toujours autant rire!! Et j’ai adoré dans un des derniers episodes ou Hailey a son truc collé sur le bras et qu’on lui dit: « vous avez un truc sous le bras » et qu’elle répond: « oui mon coude »! Et Joe est tellement une Drama Queen mais vraiment trop drôle!

    Enfin le clou du spectacle: The Handmaid’s Tale: La route des Martha m’a beaucoup touchée! Je me demande ce qu’ils vont faire pour la suite. Et sinon j’ai aimé que Tante Lydia en prenne plein la gueule mais je l’aimais bien quand même donc j’espère qu’elle n’est pas morte (suis-je horrible oui mais quand tu aimes un méchant tu veux qu’il reste là).

    Sinon j’ai juste rattrapé The 100. Y’avait foot 😛

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    1. Coucou ! Huuum, c’est bien possible que mon déni m’ait amené à plus aimer mes séries… mais après, j’ai quand même pas trop aimé The Resident, donc ce n’est pas la solution miracle non plus.

      J’espère que Fresh off the Boat te plaira. La première saison est très centrée sur les gamins, je trouve que ça devient mieux avec le temps 🙂 J’ai pas encore vu les spectacles d’Aly Wong, faut que je fasse ça !
      J’reprendrais probablement The Resident donc on verra si ça devient mieux… en tout cas, je te conseille de te faire un avis par toi même, parfois je m’accroche sur des détails un peu bête.

      J’ai été surprise d’être heureuse de la vengeance d’Emily sur Tante Lydia ! Je n’irai pas jusquà dire que je l’aime mais dans ce monde bizarre, je la comprenais un peu et ne la détestais pas autant que d’autres… mais sa remarque à Emily était odieuse, et je trouve que sa mort par « une de ses filles » est plutôt poétique. Je suis sûre qu’ils nous trouverons plus de méchants pour la saison 3

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  2. Il faut vraiment que je me mette à Happy, depuis le mois de mai je me dis de le faire ! Mais j’ai mis les séries en standby depuis quelques temps et j’ai un peu de mal à m’y remettre, sans trop savoir pourquoi…

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