Ma semaine devant l’écran #30-31 | La tête autre part

Toujours là ?

C’est parti pour le second duo de semaines dans ma folle épopée pour rattraper mon retard de publication d’articles. Ça va être plus court parce que j’ai beau avoir vu beaucoup, c’était beaucoup de la même chose, mais je vais pas m’engager dans une description en détail de tous les épisodes de The Fosters ou alors on sera encore là dans un an (voir trois).

Je suis passée à la phase emménagement de mon déménagement (euh, non, du coup, juste à mon emménagement), et j’ai été prise d’une grande lassitude. Je suis en temps plein pour les dernières semaines de mon job étudiant, j’ai encore quelques obligations étudiantes qui me prennent de l’énergie, et je dois me contenter d’une ou deux soirées seule par semaine, ce qui est trop peu. J’ai toujours du mal lorsque je n’ai pas de temps pour moi ; je me retrouve submergée, et je n’ai plus qu’une envie, celle de rester au lit sans jamais plus sortir de chez moi. Dans le pire des cas, ça s’est soldé par des gros passages à vide ; ici, je vois le bout du tunnel puisque cette semaine – en temps réel – je preste les dernières heures de mon contrat étudiant, je fais passe la main dans mon second job et j’en ai finis avec (la plupart de) mes engagements. Je dis cette semaine, mais en réalité, tout ça c’est aujourd’hui – demain est un jour nouveau !

C’est bizarre d’écrire au présent, donc retournons dans le passé. Ma lassitude s’est donc soldée par un binge watching dans les règles de l’art – cinq saisons en deux semaines -, qui m’a fait un bien fou mais aussi un peu de mal. J’avais beau avoir de l’énergie pour rien, surtout pas écrire, j’ai défendu mon mémoire avec succès, plus de succès que prévu, et je suis un peu fière, tout de même : c’est ce que j’aime faire, et c’est bon d’entendre que j’ai peut-être un futur dans le domaine de la recherche. Enfin bon, ne nous emballons pas ; j’étais au même stade il y a deux ans, et j’ai quand même fini par noyer ce constat dans une marée d’incertitude et de manque de confiance en moi. Oh mince les gars, je voulais pas de nouveau plomber l’ambiance – je devrais juste arrêter de raconter ma vie, on n’est pas là pour ça, on est là pour les séries !

Tout d’abord, information importante : Khiem a gagné Making It ! Les concurrents étaient tous adorables, mais ce petit gars était mon chouchou : il avait un dark side que les juges ne comprenaient pas, mais il a réussit à leur donner ce qu’ils voulaient dans pour autant compromettre son art. Son théâtre en plein air était magnifique, et son arche de mariage – le dernier défi – à la fois élégante et romantique. Cette émission est magique et j’ai hâte de son retour l’été prochain.

J’voulais vous montrer la bouille de Khiem, mais sinon, le câlin de groupe de fin de m’a absolument pas laissée sanglotante. NBC via Giphy

Le programme série hebdomadaire est toujours aussi léger : je suis toujours à jour dans Wreckedj’ai dit au revoir à Younger, bonjour à la saison 13 de It’s Always Sunny in Philadelphia et la première de The Purgeet « bah tiens, t’es de retour, toi ? » aux Petits Meurtres d’Agatha ChristieNiveau rattrapages de l’été, c’est lamentable, même si j’ai techniquement vu le premier épisode de People of Earth (avant d’entamer d’autres rattrapages mais je m’avance, c’est pour le débrief prochain) ; bien sûr et comme annoncé, c’est The Fosters qui a rythmé mon existence, et ça n’a rien à voir avec le fait que le générique est comme un gros câlin bien douillet qui vous rappelle que l’amour est partout autour de vous, rien à voir vous m’entendez ?

Oh, mince, je suis allée le ré-écouter et j’ai envie de revoir la série, c’est malin parce qu’il n’y a pas de coffret DVD et cette réalisation me plombe le moral grave. NON MAIS NON, ON A DIT LÉGÈRETÉ ET BONNE HUMEUR, ENID, TU VAS PAS RECOMMENCER !

Désolée.

Allez, discutons séries, il reste encore une semaine entière à couvrir après ça et j’ai regardé This Is Us, donc ça va être une vraie tranche de rire.

Rattrapage au singulier

People of Earth, saison 1, épisode 1

Il y a un sketch récurrent de Saturday Night Live (« Close Encounters ») où différents personnages expliquent leur expérience de contact extra-terrestre. Pour d’eux d’entre eux, il s’agit d’une expérience transcendante ; pour la troisième, interprétée par Kate McKinnon, la rencontre est nettement plus gênante, alors qu’elle décrit un examen physique des plus farfelus. Le sketch est hilarant, surtout grâce à la performance de McKinnon qui ne laisse aucun de ses compères de marbre. Ce sketch est devenu ma référence dès que quelqu’un parle de rencontres du troisième type et m’est donc directement venu à l’esprit lors du premier épisode de People of Earth. La série partage le coté absurde du sketch de SNL mais elle rajoute une couche de bienveillance qui est bienvenue.

Au moins, là, on est sûrs que Ryan Gosling ne va pas se mettre à pouffer – mais honnêtement, c’est un peu dommage. TBS via Vanity Fair

Ainsi, le reporter Ozzie décide d’écrire un article sur un groupe de victimes d’enlèvement extraterrestres d’une petite ville – pour vite se rendre compte qu’il a peut-être également des souvenirs enfouis, souvenirs qui s’expriment notamment par des hallucinations de biches perturbantes à souhait. Et si les aliens étaient déjà parmi nous ?

Ce n’est pas le genre de comédies qui fait éclater de rire, mais elle a un certain charme, notamment par la façon dont elle met en doute la réalité. Le groupe de soutien est un chouette élément : les expériences sont considérées comme légitimes, quand bien même elles sont tordues. La fin de l’épisode donne envie d’en savoir plus – on en parle la semaine prochaine.

Varia, ou là où sont passées toutes mes heures pendant deux semaines

The Fosters, de saison 1, épisodes 4 à saison 5, épisode 19

MAHAHAHAHAHAHAHA. J’ai exclusivement regardé The Fosters ces deux dernières semaines, alors forcément, mon avis sur les premiers épisodes me fait ricaner. Enfin non. Enfin oui. Enfin un peu. Je vais tâcher de mettre tout ça au point.

Entre les trois premiers épisodes et tout le reste, j’ai regardé Trial & Error et The Vampire Diaries – je suis donc « longtemps » restée sur mes premières impressions.  Mais j’avais besoin d’un doudou, et j’ai tenté The Fosters et j’en suis tellement heureuse. Je l’ai décrite comme ma série réconfort à mon copain, qui a regardé d’un demi-oeil un épisode de la saison 3 où tout allait mal : « C’est ça qui te met de bonne humeur ? » m’a-t-il demandé alors qu’on venait de voir trois personnes s’engueuler et deux autres d’éclater en sanglot. « Bah oui, mais c’est parce que même lorsque tout va mal, ils s’aiment fort et donc tout va bien » – et c’est aussi simple que ça.  J’ai beaucoup pleuré devant The Fosters, ça a été mon exutoire d’émotions et c’était réparateur.

Il y a-t-il un tantinet trop de drame lorsqu’on sait que la série se déroule sur deux ans (ou même, d’ailleurs, si elle prenait place sur cinq ans) ? Oui et, tant qu’on y est, Jude grandit bien trop pour que ce soit réaliste. Mais, mis à part la tragique histoire d’amour interdit et des arcs longuets par-ci par-là (tendance qui culmine dans la saison 3, parfois franchement poussive), la série a tellement de cœur qu’on lui pardonne tout. Non seulement elle a du cœur, mais elle a également de l’audace : elle critique le système de protection de la jeunesse et le système pénal, elle aborde des questions liées au viol, au coming-out, à l’acceptation de soi, au sexisme, au politiques migratoires, et tant d’autres, et elle fait cela en mettant en avant un casting porté par des minorités (tant dans les rôles principaux que dans les secondaires). Jamais je n’avais vu un viol statutaire géré avec autant de justesse ou une fusillade dans un lycée si terrifiante (tout en étant à des lieues de One Tree Hill ou Grey’s Anatomy). La plupart du temps, The Fosters fait aussi l’effort de rester fidèle aux événements qu’elle raconte ; ainsi, un traumatisme va durer, une rupture va blesser plus que deux épisodes, et un accident va entraîner des conséquences sur le long terme (en temps de la série en tout cas ; n’oublions pas, deux ans en tout). Vraiment, vraiment, c’est un gros coup de cœur.

Les mots ne peuvent pas exprimer la joie que m’a apportée cette série – mais j’essaye, dur. ABC/ Freeform via FanBolt

Arrivée à l’épisode 19 de la saison 5, je savais que ce n’était pas la fin mais, honnêtement, ça m’aurait été qu’on s’arrête là. Certes, il y a certaines incertitudes, mais la scène des proclamations porte un poids émotionnel qui à des airs de conclusions (puis Lena qui dit « Remember : it’s not where you come from, it’s where you belong« , sérieux, ça fait hyper fin.) Mais non, ce n’est pas la fin – un petit mot sur ce finale en trois partie, sorti pour conclure la série.

The Fosters, saison 5, épisodes 20 à 22

Nous sommes désormais 5 ans après les événements de la série (6 mois après l’épisode 19). Brandon est sur le point de se marier, Callie et Mariana ont fini leurs études, Jesus veut monter une boite avec Wyatt (ils sont devenus big potos), Jude galère à l’université mais ne sait pas comment l’annoncer à la famille, Lena et Stef ont un nouveau fils d’accueil : tout plein de choses différentes, donc, mais aussi très similaires, surtout lorsqu’il s’agit des histoires de coeur. La fiançailles soudaine de Brandon est-elle plus qu’une réaction à la mort de Grace ? Mat et Mariana vont-il encore se remettre ensemble et se séparer ? Après cinq ans de longue distance, comment Jesus va-t-il réagir à l’opportunité d’Emma d’aller travailler en Inde ? Et surtout, surtout, Callie peut-elle accepter le mariage de son premier amour ?

Fidèle à elle-même, The Fosters fait des choix qui ne plairont pas à tout le monde mais qui semblent être fidèles à ses personnages. Tout ça semble naturel, parfois à ma plus grande frustration. [Par exemple, j’espère qu’on verra Mat dans Good Trouble parce que Matiana sont trop mignons et n’ont jamais vraiment eu de bonne seconde chance, mais à ce stade-là dans leur vie, ce serait un gros retour en arrière ; et ne me lancez pas sur Brallie.] A mes yeux cependant, la conclusion reste superflue – mais c’est deux heures en plus de The Fosters alors je ne vais pas plus protester que ça.

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MAIS QU’ILS SONT BEEEEAAAAAAAAUUUUXXXX. J’veux les DVD pour concurrencer mon coffret de The OC, steuplé ABC, steuplééé. ABC/Freeform via TV Line

Programmes hebdomadaires : fin tardives, reprises en avance, et nouveaux débuts

Wrecked S03E04-S03E05 : « A Game of Chest » et « Last Meal »

La saison 3 de Wrecked continue de faire le yoyo entre le bon et le moins bon. Dans « A Game of Chest », on apprend que Jessica n’est pas morte. Elle est cependant amnésique, et ne se souvient pas de sa rencontre avec Todd, qui s’évertue à la re-séduire – une quête vouée à l’échec parce que Jess mérite définitivement mieux que Todd (mais ça veut pas forcément dire Pack, cocotte). Reste que la parade est amusante. Declan essaye de diviser le groupe en séduisant Steve, mais c’est sans compter sur le fait que Steve est bien trop bêta pour comprendre ses références machiavéliques, ou même les règles des échecs. Dans « Last Meal », les naufragés sont chargés d’un choix simple : décider de leur dernier repas. Simple sauf que… sauf qu’en fait non, et voilà que la discorde s’installe.

Todd en mode séduction : pas beaucoup plus efficace que Todd ordinaire. Il est cependant dévoué à sa cause, c’est attendrissant. Via TBS

Je suis très peu intéressée par ce qui concerne Jess et son amnésie ; par contre, j’ai adhéré dans l’absurdité des règles des échecs selon Steve, comme son choix de dernier repas (« confort food : the old classic oatmeal and trout« ), aux révélations sur la vie vraié de Karen, surtout, mais aussi des autres, à la description de l’horrible sandwich beurre de cacahuète confiture (« with unsalted peanut butter and not enough jelly » ; elle a raison, c’est inhumain) et à tout ce qui concerne le système de vote pour le dernier repas. Il y a donc du très drôle – mais c’est un peu perdu dans le brouhaha qui m’intéresse peu.

Younger S05E12 : « Lizability »

Le finale de Younger est, comme la saison, moins que ce qu’il aurait pu être. Bon, je ne veux pas être mauvaise, certaines intrigues ont été bouclées de manière satisfaisante ; la plupart, cependant, semblent juste être traînées en longueur juste parce que Younger continue d’être renouvelée et donc qu’il faut rajouter des embûches. On a de plus en plus de télévision de qualité, et je me surprends à devenir la défenseuse des séries courtes mais voilà : Younger, il est temps de conclure, grand temps, avant qu’il n’y ait plus rien à sauver.

Dans « Lizability », Liza fait un très mauvais choix, et tout ce qui se passe après est de sa faute. Cheryl lui avait proposé un boulot en or, et c’était l’opportunité pour elle d’enfin quitter Empirical afin de vivre sa vie selon son âge et de pouvoir vivre son histoire avec Charles. Sauf que voilà, arrivée sur place, l’offre de Cheryl semble moins rose (en partie parce que Cheryl est complètement frappée) et, après une discussion avec Quinn, elle se voit offerte une autre offre : Quinn va investir dans la compagnie mais seulement si Liza reste, et que son âge n’a pas d’importance ! Arrive le mauvais choix : Liza dit merde à Cheryl, Cheryl qui était au courant de la liaison entre Liza et Charles et qui s’empresse de mettre au courant Quinn. Quinn retire son offre, parce que c’est juste trop scandaleux, mais Charles décide plutôt de se retirer d’Empirical, et Kelsey devient la nouvelle éditrice. Liza reste à Empirical, reste dans son mensonge, mais elle peut maintenant être avec Charles et alors que les deux s’embrassent enfin en public, ils ont tous les deux l’air malheureux parce que merde voilà pourquoi. Diane pourrait être fâchée de ne pas avoir été choisie, mais elle se rend compte qu’Enzo est l’amour de sa vie et que son métier n’est pas une blague lorsqu’il se retrouve en danger de mort, donc ça va pour elle. Zane quitte Empirical comme il est entré, soit sans que ça ne me fasse chaud ou froid, et balance à Kelsey qu’il l’aime avec un sourire en coin – ce qui est assez mignon, je le concède. C’est une ordure, mais c’est mignon. Reste Josh, Josh qui se rend compte qu’il aime Liza (sans blague) qu’il veut Liza, juste Liza, bébé ou pas jusqu’à ce que débarque sur le pas de sa porte une Clare enceinte jusqu’au yeux parce que merde, voilà pourquoi. Et cela conclue la saison.

Alors voilà, la grande romance Charles et Liza touche probablement à sa fin, mais elle m’a laissée tellement de marbre que je m’en fiche un peu. Il a été dit et redit pendant la saison que la seule raison qu’elle n’était pas avec Josh est parce qu’il méritait d’avoir un bébé, et voici qu’un bébé il va avoir, donc il semblerait que le bonheur soit tout tracé pour une réunion. Quant au mensonge de Liza, tout le monde sauf Diana est au courant donc la mascarade est complètement absurde mais soit, à ce stade-là, je m’en fiche complètement. Younger était à deux doigts de prendre un risque, mais a préféré se replonger dans la sécurité. Peut-être la saison suivante, ou celle d’après, ou celle d’après.

It’s Always Sunny in Philadelphia S13E01 : « The Gang Makes Paddy’s Great Again »

Il y a ces séries qui nous manquent sans savoir qu’elles nous manquent. Avec son gang du pire de l’humanité (à coté, You’re the Worst sont des Bisnounours), auquel il est impossible de s’attacher mais qu’on aime pourtant regarder, Philadelphia est de ces séries. Déjà treize saisons – c’est fou – que le gang manipule ses proches, fait plonger des gens bien dans la drogues, déclenche des incendies, et s’essaye à des blackface. [Petite anecdote : j’ai commencé Philadelphia lors d’un trajet de train, et j’étais tellement gênée des blagues (le premier épisode s’appelle « The Gang Gets Racist » et ça vous dit tout ce que vous devez savoir) que j’ai retiré les sous-titres histoire que le mec à coté de moi ne me juge pas. Et ça, mes amis, est une partie de l’histoire de comment je suis devenue bilingue grâce aux séries.] Bref, une série sur des gens exécrables qui le restent toujours et qui du coup peut se permettre le pire ; ah, que ça m’avait manqué.

A la fin de la saison douze, Dennis quittait le gang pour prendre ses responsabilités de nouveau père. Vous avez peut-être oublié ce détail – c’était le cas pour moi – mais a priori c’était envisagé pour durer vu que Glenn Howerton avait décoché le rôle dans A.P. Bio (si c’est pas dommage, ça). La saison commence donc sans lui et tout le monde se porte mieux : Paddy a une nouvelle manager, jouée par Mindy Kaling, qui est toute aussi mauvaise mais qui en a suffisamment dans le ciboulot que pour tirer profit de son manque de cœur. Sous les conseils de Mindy Cindy, le gang est à deux doigts de s’en sortir ! Le bar prospère (et elle a un un super-plan pour faire fermer la concurrence en attirant une clientèle conservatrice), Dee a enfin du soutien féminin et récupère un peu de sa confiance en elle Charlie se comporte presque comme un mec normal – bref, tout est bien ? C’est sans compter sur Mac, tellement en manque d’attention qu’il s’est sculpté le corps (encore une performance physique de Rob McElhenney), et qui décide que le meilleur moyen de remplir le trou laissé par Dennis est d’acheter une sex-doll à son effigie.

Je suis sans mots : la tronche de Dennis est la mienne lorsque j’ai vu la poupée. FXX via IndieWire

Mac : You said I needed something Dennis-shaped to fill my hole.
Cindy : No, Mac, I said that you obviously had a Dennis-shaped hole in your life that you needed to fill.
Mac : How is that not the same thing?

C’est cette poupée qui va ramener la discorde : qu’importe si Mac a, de toute évidence, des rapports sexuels avec (de toute façon, ça finit en orgie, la seule personne à ne pas s’en servir doit être Dee parce que bon, c’est son frère quand même), chacun se met à entendre les remarques que Dennis ferait, ce qui suffit à les saboter. Dennis couche avec la serveuse, qui se remet à boire ; Dennis descend Dee, qui perd la nouvelle estime qu’elle avait acquis ; Dennis a un nouveau plan pour le bar, bien plus foireux que celui de Mindy Cindy ; et hop, retour à la case départ et à un gang aussi médiocre dans ses accomplissements que dans sa force de caractère. Ca tombe bien, parce que Dennis – le vrai pas la poupée – est de retour donc au revoir Mindy Cindy, the gang is back together again.

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Désolée, Cindy, tu es trop intelligente pour ce monde. FXX via Giphy

« The Gang Makes Paddy’s Great Again » est une super reprise de saison. Je suis d’avis que les héros de la série ne méritent pas de fin heureuse, alors les voir se saboter est réjouissant (même si, pour se qui est de Dee, un peu triste, aussi). Le gang fonctionne trop bien sans Dennis, et le gang qui fonctionne bien n’est pas le gang : embrassons le chaos, embrassons les bas-instincts du fléau de l’humanité, et regardons les se détruire, encore et encore – quitte à détourner les yeux lorsqu’un innocent est coincé dans la bataille. It’s Always in Philadephia est de retour, Dennis aussi, et la vie est belle.

The Purge S01E01 : « What is America? »

J’ai vu les trois premiers films The Purge avec un certain plaisir. Le premier est un bon thriller, qui risque de décevoir ceux qui ont la franchise en tête (mais personnellement, je n’en avais pas connaissance lorsque je l’ai vu), le second et le troisième se plongeant plus dans le chaos de l’entreprise alors qu’on suit des personnages dans la rue lors de la purge. C’est ce principe que reprend la série : « What is America? » se déroule durant la dernière heure avant le début de la purge annuelle, et présente une galerie de personnages dont je n’ai pas pris le temps d’apprendre les noms – et encore, c’est si ils ont été dits, ce qui n’est pas garanti.

On rencontre ainsi Mari et Femme, entrepreneurs invité à une purge party chez des gens très riches pro-purge dont ils espèrent obtenir l’investissements Ce sont des « gens bien » qui n’ont jamais purgé. Ils s’aiment beaucoup, mais aussi, ils ont fait un plan à trois avec la Fille de leurs hôtes, qui se trouve être aussi à la fête donc drama. Dans une boîte de traders, les employés travaillent cette nuit de purge, et sont garantis sécurité en échange de leur droit de purgé ; cependant, Businesswoman engage une assassine pour tuer quelqu’un a sa place donc mystère. Marine cherche sa soeur ; or Soeur a été endoctrinée et attend d’être distribuée au plus payant pour se faire horriblement massacrer, donc course contre la montre.

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Soeur, en bas à gauche, échappera-t-elle au am-stram-gram du bus bleu longtemps ? Spoiler alert : elle est saine et sauve jusqu’à ce que Marine soit proche de la retrouver. USA via IGN

« What is America? » fait de son mieux pour faire monter la tension, mais a failli à m’engager dans les intrigues personnelles des personnages. On verra comment la suite se déroule, mais il faut encore faire un petit effort afin de construire l’univers de la purge – qu’on ne voit ici que les dernières minutes de l’épisode. Le seul truc qui m’intrigue vraiment, c’est la fête des riches, qui s’annoncent macabre à souhait mais aussi peut-être pleine de surprises – quelqu’un d’autre a eu une vibe un peu creepy du personnel ? Tout n’est pas perdu ; mais tout n’est certainement pas gagné.

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie : Drame en trois actes

Le retour des Petits Meurtres me met en joie parce qu’il n’y a rien de mieux qu’une bonne série de téléfilms français. Je suis la série depuis ses tout débuts – j’ai regardé Petits Meurtres Entre Amis à la télévision lors de sa diffusion originale, parce que j’étais par hasard chez ma grand-mère et que j’ai réussi à rallier les troupes devant l’écran deux longues nuits de suite (à ce jour, encore un des accomplissements dont je suis la plus fière). Comme d’habitude, j’ai loupé le coche de la reprise, mais je me suis rattrapée en regardant les deux nouveaux épisodes cette semaine. Les suivants seront diffusés fin septembre et début août, ou plus tôt en Belgique – franchement, j’arrive pas à suivre et je ne regarde pas assez la télé que pour que ça s’imprime dans ma tête (j’ai essayé de programmer un enregistrement, on verra ce que ça donne).

Bref, pour la reprise, on est sur les planches d’un théâtre, ce qui n’est pas sans rappeler Meurtre au champagne (une des premières enquêtes de Laurence-Avril-Leroy) ou encore Le Miroir se brisa. C’est Alice qui s’essaye au spectacle, et rencontre ainsi le sosie de Laurence, le célèbre comédien américain Michel Herbert, dont Marlène s’éprend follement (ce qui n’a rien à voir avec le fait qu’il ressemble à Laurence, mais alors là rien à voir du tout). Un des acteurs meurt, Laurence veut coincer Herbert – mais Alice devient vite la suspecte numéro un.

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Laurence, mais avec des cheveux,  des lunettes et du game. Tout ce qu’il faut pour faire craquer Marlène. France 2 via Bulles de culture

C’est toujours un plaisir de voir les acteurs s’éclater en jouant un autre personnage que celui auquel nous sommes habitués. Après Elodie Frenck, que nous avions eu le plaisir de voir interpréter Solange, la soeur de Marlène, si différente, dans Pension Vanilos, c’est maintenant Samuel Barthes qui s’essaye au double rôle – et c’est presque autant réjouissant. Le mystère en lui-même, par contre, ne m’a pas tellement engagé – et je dirais de même pour l’intrigue romantique d’Alice. Marlène cependant, brille comme à son habitude, comme son remplacement un peu austère, Arlette Carmouille (Marie Berto), qui ne mérite vraiment pas les remarques désobligeantes de Laurence.

Les Petits Meurtres d’Agatha Christie : Meurtres en solde

Meurtres en Soldes reprend une histoire déjà adaptée, à savoir Le Noël d’Hercule Poirot – mais on ne me l’aurait pas dit que je n’aurais pas remarqué. On retrouve sur une victime d’assassinat les coordonnées d’Alice ; cette dernière souffre cependant d’une amnésie suite à un violent coup à la tête. Elle a été assommée devant le Bon Temps, grand magasin, qui devient également la scène d’un autre meurtre. Alors que Marlène profite de l’occasion pour créer une nouvelle Alice – tout en style et pimprenelle – Laurence est réuni avec son amour de jeunesse, qui a une grande nouvelle à lui annoncer.

Ne vous inquiétez pas : Alice amnésique est toujours Alice, juste sans souvenirs et avec les cheveux lisses. France 2 via Le blog TV News

Si je n’avais pas idée du lien avec le Noël d’Hercule Poirot, je dois avouer que j’ai un peu été déçue du retour de l’intrigue de l’enfant oublié, déjà explorée dans le duo Larosière-Lampion. Oui, oui, c’est différent, mais c’est aussi un peu la même chose. Ce n’est pas le coup de foudre comme me l’ont fait certains des téléfilms de la série, mais c’est toujours réjouissant à regarder. Les acteurs sont parfaits, les images sublimes, et ça reste drôle et charmant. Bref, je fais la difficile parce que je ne sais pas être satisfaite, mais la qualité des Petits Meurtres est toujours là, ne vous en faites pas.


Je n’ai finalement pas le temps de compléter la dernière partie de mon débrief en trois parties aujourd’hui, ce qui est ballot, parce que du coup c’est plutôt en deux partie, puis une autre en plus plus tard, comme cette saga qui existe probablement mais à laquelle je n’arrive pas à penser ;  mais tant pis. Elle arrivera jeudi, en tout cas normalement.

Que regardiez-vous il y a trois semaines (ou aujourd’hui, si vous préférez) ?

A tout bientôt,

Enid

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7 commentaires sur “Ma semaine devant l’écran #30-31 | La tête autre part

  1. Oh mais The Foster tu l’as carrément enchainé easy! Ca me donne vraiment envie.
    J’ai faillit me mettre à Philadelphia hier soir justement mais j’ai annulé pour continuer 2 broke Girls car je voulais un épisode de 20 mn ^^

    Aimé par 1 personne

    1. Yep, j’ai tout regardé d’une traite et je ne regrette rien. Vraiment, j’ai trouvé ça nickel dans le genre drame familial.

      Philadelphia ça fait 20 minutes aussi, non 😀 ? Après, un petit épisode de 2 Broke Girls, ça fait plaisir aussi, je peux comprendre 😉

      Aimé par 1 personne

      1. Haha, c’est aussi l’histoire de personnes peu appréciables, non 😀 ?
        La première saison n’est pas évidente, mais le ton finit par se trouver avec l’ajout de Danny DeVito. Enfin, je comprends très bien qu’on accroche pas.

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