Cette semaine dans l’Arrowverse #1-2 | Tout est sous contrôle

For the first time in my life, I’ve got everything under control
–  Supergirl, dans Supergirl S0401

John, the kind of control you’re attempting simply is… it’s not possible. If there is one thing the history of evolution has taught us it’s that life will not be contained. Life breaks free, it expands to new territories and crashes through barriers, painfully, maybe even dangerously, but, hum… well, there it is
– Ian Malcolm, dans Jurassik Park

J’ai attendu trop longtemps que pour discuter des mes épisodes vus ces dernières semaines, mais ce retard à du bon sur un point : je peux discuter en bloc des rentrées de l’Arrowverse, à l’exception de Legends of Tomorrow, mais vraiment, cela est peut-être pour le meilleur (c’est toujours plus facile de mettre en avant les efforts de chacun lorsque la tête de la classe ne frime pas avec son 20/20, non ?). The CW a décidé de commencer sa saison en diffusant des super-héros sur trois soirées : Supergirl le dimanche, Arrow puis Legends of Tomorrow le lundi, The Flash et Black Lightning le mardi : pour nous, ça tombe pile poil bien avec les J+1 (et des poussières pour Netflix), permettant une petite discussion de mi-fin de semaine (dès que j’aurais réglé le planning). J’avais en effet envie de consacrer un peu plus de temps en dehors de mes débriefs hebdomadaires parce que j’étais constamment frustrée la saison passée et je m’étalais parfois trop en longueur ; d’un autre coté, je n’ai pas systématiquement à dire sur chaque épisode. Avec une critique groupée des cinq séries, ça devrait équilibrer tout ça et être super-pratique pour me tenir à jour. Je ne le répéterai jamais assez : je ne veux pas me retrouver à binger une demie saison de Arrow lors du prochain cross-over, c’est psychologiquement trop demandeur.

Même sans Legends, la rentrée de l’Arrowverse se fait en beauté, ce qui n’était pas gagné. J’étais plus que sceptique sur la saison 6 de Arrow, partagée sur Black Lightning, et malgré mon avis plutôt favorable sur les finales de Supergirl et The Flashmes débriefs hebdomadaires reflétaient mes sautes d’humeur. Mais si il y a quelque chose que l’Arrowverse sait bien faire, ce sont les bonnes résolutions de rentrée, et cette année ne fait pas exception ; reste à savoir si elles seront tenues.

Alerte spoilers : Pour ceux qui ne regardent pas toutes le séries, je vais tenter, au mieux, de faire des paragraphes séparés pour chacun des épisodes ; cependant, le but de ces articles est tout de même de faire des parallèles dans une discussions globale, alors évitez les introductions et les conclusions.

L’Arrowverse est-il sous contrôle ?

La saison passée s’était terminée avec nos super-héros de DC dans des situations plus ou moins stables. A Aruba, les Légendes s’apercevaient qu’en vainquant Mallus, elles avaient ouvert la porte à toute une légion d’autres démons (oups) ; à Starling City, Oliver Queen avouait être Green Arrow pour sauver le reste de son équipe et se retrouvait à purger sa peine au coté de criminels qu’il avait lui même mis derrière les barreaux (#ThatAkwardMomentWhen) ; à Central City, la célébration de la naissance de bébé Jenna était interrompue par l’arrive de Nora, la future fille de Barry et Iris ; à Freeland, Black Lightning était exonéré de toutes charges mais se retrouver avec une armée de petits nouveaux mutants à aider ; enfin, à National City, J’onn laissait Alex en charge du DEO et Supergirl décidait finalement de rester pour protéger la Terre (aussi, une autre Supergirl apparaissait quelque part en Sibérie).

Un grand thème se dégage ainsi de la nouvelle saison de l’Arrowverse, à savoir celui des conséquences : les actions de nos héros, aussi bien intentionnées qu’elles soient, ont des répercussions sur leur famille, sur leurs ennemis, sur leur ville, et il faut les assumer. C’est surtout évident dans Arrow et Black Lightning, où les nemesis de la saison passée (respectivement Diaz et Elias) sont encore dans la nature et plus énervés que jamais ; mais aussi dans Supergirl, où le sentiment anti-alien présent depuis les débuts se fait de plus en plus dangereux. Dans The Flash, les répercussions ne sont pour l’instant que spéculations : les actions de Nora pourrait bien chambouler notre présent, et donc son futur, mais vraiment, a-t-on envie de se retrouver avec une intrigue compliquée résolue par une histoire de speedforce, encore ?

Au delà des répercussions, la nouvelle saison de l’Arrowverse promet également une vague de fraîcheur, que ce soit par des ajouts au casting, des prises de risques scénaristiques (ou du moins, des promesses de) ou un retour aux sources qui se débarrasse des lourdeurs encombrantes. Voyons laquelle des séries s’en sort le mieux dans sa (ses deux) première(s) semaine(s).

Tiens, elle me rappelle quelqu’un, cette bouille… et quelqu’un d’autre, aussi… The CW. Source : Inverse

Nora dans l’embarras | The Flash S05E01 : « Nora » et S05E02 : « Blocked »

Commençons par le début et par une réflexion hors du thème : le casting pour Nora West-Allen est réussi, très réussi. Non seulement Jessica Parker Kennedy ressemble à la fois à Candace Patton et à Grant Gustin, sa performance est telle qu’elle s’établit comme héritière du Flash instantanément : ça explique probablement pourquoi la seule preuve dont la Team a besoin pour accepter son histoire sont les étincelles violettes et jaunes de son sillage. Nora est là, toute embêtée, annonçant qu’elle n’arrive plus à retourner chez elle ; il s’avère que c’est un mensonge, un tout petit mensonge de rien du tout. Comme son père avant elle, Nora est dans le passé pour des raisons familiales.

C’est un peu gênant que The Flash semble mettre de coté les leçons tirée de « Flashpoint » pour se satisfaire d’une règle unique, à savoir « no future talk ». C’est gênant, mais pas non plus condamnable à mes yeux parce qu’avec Legends dans le même univers, je gobe tout à fait l’explication à la va-vite qui permet de minimiser les conséquences des actions de Nora : il y a les points fixe dans l’univers, le reste est malléable – basiquement, c’est le « A big ball of wibbly wobbly, timey wimey stuff » de Doctor Who ou le « Jeremy Bearimy » de The Good Place. Plus, je tire mon chapeau au fait que The Flash profite de la présence de Wally dans l’épisode – qui reprend pile poil là où s’était arrêtée la saison 4 – pour mettre les choses au clair. Tant que la série tient le cap, tout ira bien. Bien évidemment, la règle « no future talk » est vite mise à mal, et malgré ses bonnes intentions, Nora met l’équipe dans l’embarras en empêchant la capture d’un méta-humain (et en l’auto-nommant, et en fournissant à Barry son nouveau costume – des paradoxes !) Nora vénère son papa et rêve de suivre dans ses sillons ; mais XS (son petit nom de super-héros) n’a pas l’entraînement du Flash, ou du moins, pas encore. Dans la résolution du premier épisode, c’est un travail d’équipe du Flash, Kid Flash et XS, rythmé par la voix de Barry reprenant les conseils d’Eobard, qui leur permet de sauver Central City et c’est niais, mais aussi adorable.

Les manières de Nora sont agaçantes, mais juste assez pour être révélatrices. Barry fait vite le rapprochement avec son obsession pour l’histoire du Flash, sa froideur envers Iris et sa visite dans le passé : quelque chose lui est arrivé dans le futur, et Nora ne l’a jamais connu. C’est effectivement le cas. « The Flash Vanish in Crisis » et, vingt-cinq ans plus tard, il n’est toujours pas revenu : Nora, bambin lors de sa disparition n’a jamais connu son papa que par ses prouesses historiques. Sur cette révélation, Barry décide de délayer le retour de Nora, ce qui est un bon choix mais pas le meilleur ; non, le meilleur est celui qu’il fait au début de « Blocked », le second épisode : il est transparent avec l’équipe et tout le monde est désormais au courant de tout. J’ai eu un instant très peur d’une saison qui s’embourbe dans un secret, et c’est rafraîchissant que tout le monde soit à jour.

La seconde lueur d’espoir pour The Flash est l’introduction du nouveau big bad de la saison, Cicada. Il apparaît à la fin de « Nora », tuant le méta-humain de l’épisode alors qu’il est dans un convoi de police. Son arme est en forme d’éclair, rappelant celui du Flash, et peu absorber les pouvoirs des méta-humains, qu’il semble vouloir tuer de manière indiscriminée. Plus surprenant, il est de retour dans « Blocked », mais confronte cette fois-ci la Team Flash directement : il manque même de les tuer jusqu’à ce que Nora fasse son apparition, et qu’il décide de les épargner. Que Nora connaisse Cicada n’est pas surprenant ; que Cicada connaisse Nora, ou du moins XS, cependant, est intriguant : est-il du futur ? est-ce simplement l’imploration du « Dad! » qui lui a fait changer d’avis ? Cela reste à voir. Ce qui est sûr, c’est que jamais la Team Flash n’a été si tôt sur la même longueur d’onde : je décide de voir ça comme prometteur.

Dans tout ça, je n’ai que peu parlé des autres membres de la Team. « Nora » a quelques très bon moment pour Ralph, qui comprend pour la première fois que non seulement la Team est familière avec les voyages dans le temps, elle existe également dans un multiverse – il pensait que les références à « Earth-2 » étaits à « Earth too », donc toujours à la Terre, ce qui est absurde mais aussi très drôle. Le mieux, est lorsqu’il suggère que Eddy aurait pu ne pas mourir en procédent à une vasectomie, vocalisant enfin mes frustrations à voix haute. Merci, Ralph, merci. Dans « Blocked », on revient sur la séparation de Gypsy et Cisco, ce dernier reprenant le contrôle de ses pouvoirs juste à temps pour viber : il se trouve que le certificat de mort du père de Caitlin est un faux, forgé par sa maman. C’était évident, et je suis quasi sûre que maman Snow a fait ça pour protéger Caitlin, sûrement responsable de la mort de papa (ce qui expliquerait le refoulement de Killer Frost et la double personnalité) mais je me sens capable de supporter cette lente intrigue si le reste de la saison continue dans la bonne voie.

Tout est sous contrôle ? Dans les deux premiers épisodes, The Flash semble ne pas répéter les erreurs du passé : elle joue la carte de la transparence, évitant de faire porter à Barry le poids d’un secret trop lourd, et elle met la Team au même niveau que le nouveau grand méchant, Cicada. Les conséquences des actions de Nora sont mises de coté, mais ce qui semble clair, c’est que les scénaristes font amende. A voir comment cela tient sur la durée.

Un repas de famille où tout le monde se dit ses quatre vérités puis finit par quitter la table faché ; on dirait Noël ! The CW. Source : Spoilers Guide

Black Lightning ouvre son Livre des Conséquences | Black Lightning S02E01 : « The Book of Consequences: Chapter One: Rise of the Green Light Babies » et S02E02 : « Chapter Two: Black Jesus Blues »

Black Lightning détonne dans l’Arrowverse – peut-être parce qu’elle ne fait pas officiellement partie de l’Arrowverse -, notamment parce qu’elle a beau être qu’à ses débuts, elle semble très bien savoir où elle veut aller. La sensation d’inachevé de la saison passée s’explique par le fait que les scénaristes on décider de faire de la saison 2 un nouveau livre, The Book of Consequences. Ca veut dire quoi, en pratique ? Ca veut dire assumer ses choix. Et assumer, il le font. Jefferson avait quitté le lycée en pleine attaque pour endosser son costume de Black Lightning ? Il se voit forcé de démissionner, parce qu’il n’a pas agit comme un principal le devait ; plus, il se fait démasquer par son ami de longue date, l’Inspecteur Henderson, qui fait le rapprochement entre l’attaque du lycée et le retour de Black Lightning pile au moment de l’enlèvement des filles Pierce. Les conséquences dépassent cependant les actions seules de notre héros.

Les révélations des actions de l’ASA sont rencontrées par une horde de parents en colère (et complètement dans leur droit). Les « green light babies » doivent-ils être rendus à leur famille ? Est-ce leur choix, celui du gouvernent, celui de leur famille ?  Non seulement ils n’ont que peu de contrôle sur leurs nouveaux pouvoirs, leur vie est en danger due à l’instabilité de la mutation. Les Pierce sont complètement divisés sur le champ d’action à adopter. Lynn s’occupe de la science au coté de l’ASA, Anissa se fait Robin des bois pour aider les familles ; toutes les deux agissent contre les conseils de Jefferson. Les tensions sont révélées lors d’un repas de famille dans le second épisode : Lynn accueil un jeune mutant, dont le regard force les gens à dire la vérité. Ca fuse dans tous les sens et personne n’est épargné. Franchement, cette dynamique de famille est top.

Enfin, Black Lightning n’oublie pas ses méchants. Syonide, la fidèle alliée de Tobias, est tuée une Kara Fowdy en fuite, qui se retrouve à demander de l’aide à Gambi ; comme lui, elle regrette ce qu’elle a fait pour l’ASA (mouais). Khalil, quant à lui, ne sait pas comment balancer sa reconnaissance envers Tobias et son amour obsession pour Jennifer ; cette dernière fait le choix pour lui en le rejetant, mais cela sera-t-il suffisant pour qu’il se donne complètement au dark side ? La complexité des personnages et de leurs relations fait de Black Lightning une série plus compliquée à suivre que les autres de l’Arrowverse, mais quand c’est pour s’éloigner du manichéisme et de la dichotomie, c’est difficile de retenir tout ça contre elle.

Tout est sous contrôle ? Black Lightning a définitivement la tête froide et semble savoir exactement ce qu’elle fait. La saison 2 découle directement des actions de la saison 1, et rien ne semble inutile ou superflu. J’ai du mal à accrocher, mais faut bien avouer que le scénario est maîtrisé et qu’elle s’en sort bien mieux que ses grandes soeurs à la même époque (ou même maintenant).

Nicole Maines joue Nia Nal, un bébé clone de season-one-Kara : le remède pour un retour vers la légèreté ? The CW. Source : Ms en scène

Supergirl, comme si de rien n’était | Supergirl S04E01 : « American Alien »

Sur trois saisons de Supergirl, nous avons surtout vu l’héroïne agir dans les coffins de National City, laissant à Superman le soin de s’occuper de la sécurité de la Terre (dommage que les méchants soient toujours coincés pile à National City). Dès le début de la nouvelle saison, Supergirl balaye cela d’un revers de la main : profitant de l’absence de Superman (en visite sur Argo), Supergirl s’est faite héroïne internationale, elle est là pour la Terre entière, pas juste pour National City ou pour l’Amérique. Elle est plus que jamais dévouée à la cause, et tout est sous contrôle ; du moins, tout ce qu’elle peut contrôler. Car aussi bonnes que soient les intentions de Kara, aussi spectaculaires ses exploits, le sentiment anti-alien est plus fort que jamais. C’est une évidence pour J’onn, dont la nouvelle vocation le confronte tous les jours à des témoignages de crimes de haine et de discrimination ; mais lorsqu’un laboratoire et attaqué, et l’alien qui y travaille mutilé, Kara refuse d’y voir de la haine : après tout, ça va faire un an depuis le traité d’amnistie, les lois sont enfin de leur coté, tout va mieux ! Qu’importe ce que raconte mon ex-mentor ce vieux radoteur ! (De toute évidence, Kara doit encore un peu travailler sur son humilité.) Bien évidemment, Kara a tort, et à la fin de l’épisode, les méchants arrivent à leur fin (presque) sans un couac.

Les méchants, ce sont Otis et Mercy Graves, un duo de frère et soeur travaillant avec un mystérieux homme se désignant comme un Agent of Liberty. En attaquant la présidente, ils parviennent à l’exposer pour ce que nous savions qu’elle était (mais nous seulement) : une extra-terrestre camouflée. Tu parles d’un complot reptilien. Otis et capturé, mais Mercy s’échappe ; à la fin de l’épisode, elle et l’Agent of Liberty tuent même une bonne amie de J’onn. [Je dis « tuent », mais j’espère vraiment qu’elle n’est pas morte parce que ce serait du gâchis du talent de Tiya Sircar.] Mais ce n’est pas tant les méchants que nous voyons qui sont terrifiants que les implications des témoignages que J’onn recueille : le monde se ligue petit à petit contre les aliens, et les actions de nos héros ne font qu’empirer les choses. La technologie de camouflage développée par Luther Corp sème le doute dans la population, et Supergirl ne peut pas combattre la peur primaire de la différence. Ce n’est pas subtil, pas subtil du tout ; mais si y’a bien une série qui n’a pas besoin d’aller dans la subtilité pour ses commentaires politiques, c’est Supergirl, alors grand bien lui fasse.

Rajoutez à cela la nouvelle coup d’Alex et la nouvelle saison de Supergirl est pleine de promesses : l’ennemi n’est pas un extra-terrestre (laissons de coté cette copie en Sibérie tant qu’on ne sait rien sur celle), mais quelque chose de terriblement humain, actuel qui plus est. Je suis d’autant plus excité que c’est un thème qui a été exploré auparavant et qui peut donc s’appuyer sur toutes les saisons de Supergirl plutôt que de repartir à zéro (conséquences, conséquences). Si Lena devient effectivement méchante, disons que ça peut au moins s’avérer justifié ; d’ailleurs, elle est de nouveau en contact avec sa maman, et elle s’arrange pour que James soit exonéré, alors qu’il lui avait demandé de ne rien faire… les nuages ne sont pas loin.

Tout ça c’est déjà très bien, mais ce n’est pas tout : CatCo est de retour ! Certes, elle a toujours été en fond, mais dans « American Alien », on voit Kara au boulot (juste un peu, mais c’est déjà ça), et on introduit Nia Nal, nouvelle reporter que notre héroïne prend sous son aile. Cette saison est une occasion en or de discuter du rôle des médias dans les crises, j’espère que la série fera ça bien ; puis c’est surtout une promesse de Kara étant Kara et non pas Supergirl, ce qui m’a terriblement manqué la saison passée. Allez, on croise les doigts, tout commence bien !

Tout est sous contrôle ? Malgré les promesses de début d’épisode, Supergirl n’a rien du tout sous contrôle, mais par contre, Supergirl semble avoir les idées plus claires que la saison passée. Supergirl vs. la haine me dit bien, Supergirl vs. Supergirl me dit moins mais pour l’instant, les efforts sont là pour que j’accord à la série le bénéfice du doute.

Dans le premier épisode, Oliver trouve le paix intérieure. Puis la perd. #BecauseArrow The CW. Source : Den of Geek

La rédemption d’Oliver Queen | Arrow S06E01 : « Inmate 4587 »

En parlant de conséquences : pour peu qu’Oliver reste en prison (les paris sont ouverts : je mise sur trois épisodes), Arrow prend enfin le temps de le faire payer pour les crimes qu’il a commis. Certes, la rédemption d’Arrow – lorsqu’il est passé au Green – est mise en scène depuis quelques saisons, mais il serait imprudent d’oublier qu’Oliver a commis des meurtres dans ses débuts de justicier, et qu’il n’est pas qu’un martyr dans une chasse aux super-héros. La nouvelle saison met ça en avant : Dinah (Black Canary), désormais cheffe de la police, est bien décidée à redorer le blason des hommes en bleu. Elle est prête à se prendre le bec avec René (Wild Dog), qui s’impatiente de la misère de son quartier et se met à faire équipe avec un nouvel archer mystérieux au couleur d’Arrow (« le nouvel Green Arrow » selon les journaux de la ville, très inspirés), qui a sa propre liste de trafiquants et autres criminels et leur vole pour donner au pauvre (décidément, Robin des bois est in cette année). Dans Arrow, les actions des justiciers ont toujours été légitimés soit par la corruption du gouvernement et/ou des forces de l’ordre, soit par leur désarroi à une menace hors du commun : si la police est désormais habilitée à agir seule, il n’y a aucune utilité pour la Team Arrow sans Arrow, qui ne pourrait d’ailleurs pas agir, si l’envie lui en prenait, vu que Dinah et Not-Laurel-? (qui est la procureur en charge du dossier contre le nouvel Green Arrow, et complètement réformée, soit, je m’abstiens de remarque sur le sujet), les connaissent tous. Arrow sans Team Arrow, ça, c’est nouveau ; encore faut-il que ça dure.

Le premier obstacle au nouveau statu quo est donc René, qui n’aime pas se sentir impuissant ; mais le second pourrait bien être Felicity. Diaz courant toujours les rue, elle est William sont entrés dans un programme de protection des témoins moyennement efficace puisqu’ils sont toujours à Starling City (mais Felicity est de retour à son ancien look, cheveux roses et piercing, et travaille comme barrista donc elle est définitivement incognito, sauf quand elle donne des conseils informatiques aux clients comme si de rien n’était) ; d’ailleurs, ils se font repérer par Diaz, si bien que Felicity décide d’abandonner sa couverture pour participer à la chasse à Diaz, menée par Argus, Curtis et Diggle. William est envoyé dans un pensionnat en Angleterre (personne ne pleure), et Oliver se retrouve à devoir accepter qu’il ne peut pas protéger sa famille de la prison, mais aussi que Felicity est une adulte capable d’assumer ses choix. Mais pour lui, c’est aussi l’occasion d’être un héros là où il est : lui qui prenait les coup sans en rendre depuis cinq mois, il décide d’arrêter de faire tête basse et de donner des coups à son tour. Ca veut probablement dire pas de remise de peine et un Oliver en prison un peu plus longtemps ; encore faut-il que ça dure.

La grosse révélation de la saison est le twist de fin d’épisode. Alors qu’on est de nouveau confronté à des flashs d’un homme cherchant à se rendre sur Lian Yu, les dernières secondes de l’épisodes nous apprennent trois choses : que ce sont des flash du futur, et non du passé, que cet homme est William adulte, et que Roy Harper est désormais sur Lian Yu. C’est top que ce soit en ces capacités que Colton Hayes reprenne le capuchon ; c’est moins top que Arrow ré-introduise les flashs qui ont parfois alourdi le scénario (à rien ne sert de leur attribuer tout le blâme : la saison passée en était dépourvue et pourtant, elle était tout aussi lourde) ; c’est définitivement un drôle de choix si les flash ne permettent pas de comprendre mieux le présent… ce qui veut dire qu’on a probablement un autre petit twist à venir, qu’il soit temporel ou temporel.

Tout est sous contrôle ? Arrow a définitivement choisi le renouveau, accent sur le « re » : on a un justicier masqué avec une liste, des policiers bien pensants qui le chassent, et Lian Yu, ça fait très saison 1. Les personnages semblent tous animés d’une nouvelle mission qui leur colle bien et n’ont pas besoin de remettre leurs masques pour être des héros : ça pourrait être un nouveau normal raffraichissant pour Arrow. Reste que j’ai moyen fois en la série et en sa capacité de tenir ses promesses.


Bilan : quatorze jours depuis le dernier incident

Les deux premières semaines de l’Arrowverse me rendent optimiste pour la saison 2018-2019. Même si j’adore l’idée des nouveaux départs dans les saisons, c’est assez chouette de voir les personnages (et les scénaristes) devoir assumer les conséquences de leurs actions. En effet, si The Flash amorce une intrigue complètement neuve en ignorant les leçons tirées de « Flashpoint », dans une approche quasi-négationniste (peut-être pour le meilleur), Arrow, Black Lightning et Supergirl font dans la continuité : elles tirent des leçons du passé et prennent les devants. C’est prometteur.

Cependant, j’ai toujours en tête les mauvais souvenirs de l’année passée. Les innovations de l’Arrowverse sont souvent laissées de côté pour la familiarité de la routine. Alors si je dresse un palmarès, c’est avec prudence. Voici le gagnant et le perdant de cette rentrée.

  • La gagnante des deux semaines : The Flash 
    The Flash a réussi à me surprendre à deux reprises dans son second épisode, en évitant des ressorts scénaristiques usés et usants. Je suis toujours sur le cul que toute la Team soit sur la même longueur d’onde et ait déjà été confrontée au méchant ; je ne m’y attendais pas, mais pas du tout.

  • La perdante des deux semaines : Arrow 
    Arrow va mieux, mais il va lui falloir plus d’efforts si elle veut se hausser au niveau des autres séries de l’Arrowverse – et ce n’est pas des jolies promesses qui vont faire l’affaire. Oliver Queen nu est un début, mais qu’un début.

Les bonnes résolutions, c’est facile ; les tenir, c’est plus difficile. Alors on s’arme de patience, de juste assez d’esprit critique, et on espère que les séries réussiront à garder leur charme des débuts tout en embrassant le renouveau. Pour (doublement) mal citer Jurassik Park :

Mediocrity in the Arrowverse, uh, finds a way

Ce n’est pas gagné.

Et vous, avez-vous été emballés par la reprise des séries de l’Arrowverse ?
Laquelle a gagné votre semaine ?

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4 commentaires sur “Cette semaine dans l’Arrowverse #1-2 | Tout est sous contrôle

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