Un merci à The Office

Aujourd’hui, les Américains fêtent Thanksgiving, et dans le cadre du Bingo Séries #20, Shipou nous demande de dire merci à une série. Afin de remplir le point en beauté (ou au moins pour tenter de), j’ai choisi ma série préférée au monde, celle qui ne failli pas de me faire ressentir, rire, pleurer, celle que je serais satisfaite de regarder en boucle pour le reste de ma vie (et oui, même si ça veut dire regarder seulement ça et rien d’autre) : The Office.

Pas vraiment les émotions que j’essaye de canaliser… mais vous avez l’idée. The Office « Golden Ticket »/ NBC

Je ne suis pas certaine de pourquoi The Office est le premier nom qui me vient lorsqu’on me demande ma série préférée. Elle n’est certainement pas parfaite, et j’hésite parfois à la recommander ; je n’en veux aucunement à ceux qui ne supportent pas les premiers épisodes (même si je conseille de ne pas arrêter avant « The Dundies », l’épisode de reprise de la saison 2). Mais voilà, c’est comme ça : The Office est ma série des moments noirs. Je l’ai vue, et revue, et revue, même si pas toujours en entier, quand ça n’allait pas et que j’avais besoin de réconfort, ou même quand ça allait, et que je voulais apprécier sa légèreté. A chaque fois, c’est un plaisir : il y a toujours un petit regard dans la caméra qui m’avait échappé, une réplique en or que j’avais oubliée, sans compter toutes les blagues qui restent hilarantes quand bien même on les connait par cœur. Je ne sais pas pourquoi The Office est ma série préférée, mais je sais qu’elle l’est, et ça vaut bien quelques mercis.

Merci de m’avoir fait voir la beauté dans la banalité

« The Office, c’est l’histoire d’employés qui travaillent pour une entreprise qui vend du papier, Dunder Mifflin. Leur boss est relou mais assez bien-intentionné pour qu’ils fassent avec. Ils s’ennuient un peu au boulot, du coup ils passent pas mal de temps à faire autre chose. C’est très drôle. »

The Office a eu 9 saisons, et le pitch de départ n’a que peu changé. Filmée à la façon d’un documentaire, la série est une ode à la simplicité et tout ce qu’elle a de beau et de touchant. Nos héros ont l’air de gens normaux et non pas de stars de cinéma. Ils ne sont pas parfaits – non, même pas Jim, aussi dreamy soit-il. Nous ne les voyons qu’au boulot, alors une partie de leur vie nous échappe et nous échappera toujours – d’autant plus que nous ne voyons que ce qu’ils veulent montrer aux caméras (et ce que les caméras capturent à leur insu). Certes, le quotidien de Dunder Mifflin semble plus agité que la normale, et oui, il s’y passe des choses farfelues, mais ce sont les moments les plus simples de la série qui sont les plus beaux. Pam qui enlace Michael lorsqu’il se rend à son exposition, se sentant enfin vue. Un jeune Michael qui confie qu’il veut avoir 100 enfants lorsqu’il sera grand, « so I can have 100 friends, and no one can say no to being my friend ». Jim qui réconforte son ennemi juré au cœur brisé. Il y a plein de séries qui parlent d’ambition, d’amitié et d’amour, mais peu le font de manière aussi simple et pourtant aussi efficace.

The Office, c’est l’histoire de gens normaux, maladroits, imparfaits, des gens qui ont des rêves, mais qui doivent se contenter dans la réalité, pour le pire et pour le meilleur. C’est magnifique. Merci.

« Not a bad day« . Le premier gros feel. Toujours aussi efficace. The Office « Diversity Day »/ NBC

Merci de m’avoir donné Jim et Pam (et tous ces feels)

The Office est une comédie, mais c’est aussi la plus belle histoire d’amour du petit écran (#AndYouCanQuoteMeOnThat). Elle est, une fois encore, ô combien si banale : Jim est amoureux de Pam, mais Pam est fiancée à Roy et se convainc de voir en Jim qu’un ami. Il est évident dès les premières minutes du premier épisode que ces deux là finiront ensemble, mais cela ne rend pas le voyage moins appréciable, et c’est en grande partie du au format mockumentaire : on voit tous les coups d’œils et les petits sourires, mais aussi le soin avec lequel Jim et Pam tentent de maintenir une façade que ce soit pour eux-même, pour la caméras, ou pour les autres.

Les premières saisons sont truffées de moments adorables, qui se font forcément un plus rares dès lors que Jim et Pam sont ensemble et heureux, sans toutefois complètement disparaître (et je ne parle pas seulement de la dernière saison, qui m’a fissuré le cœur plus que je ne le pensais possible) : ces scènes, je les ai regardées en boucle, encore et encore, et pourtant aujourd’hui, elles continuent de me tordre les entrailles. J’en suis à jamais reconnaissante à The Office.

Merci pour « Dinner Party », lettre d’amour à l’humour cringe

J’ai pas mal parlé de romances et de sentiments, mais The Office est également très très drôle. Un des humours dans laquelle elle est maîtresse est l’humour « cringe« , celui qui vous met mal à l’aise : c’est la gêne des employés lorsque Michael fait une blague, les silences là où il attend les rires, et l’horreur lorsque des bonnes intentions tournent en catastrophe. Tout ça est encapsulé dans ce qui doit être mon épisode préféré de la série, « Dinner Party » – par ailleurs l’épisode qui se rapproche le plus d’un épisode de Thanksgiving, la boucle est bouclée.

Dans « Dinner Party », on laisse Dunder Mifflin de coté pour pénétrer les quartiers privés de Michael et Jan, lorsqu’ils embûchent invitent Pam et Jim à dîner. C’est gênant dès le moment où ils passent la porte, et l’épisode surenchère en les/nous prenant spectateur-otage de l’implosion du couple Michael-Jan. Tout est maîtrisé : les dialogues piquants, les regards embarrassés ou remplis de colère, les blancs qui hurlent le malaise des invités. Jim le dit si bien :

Michael and Jan seem to be playing their own seperate game. And it’s called, « Let’s see how uncomfortable we can make our guests. » And they’re both winning

A chaque fois que je vois l’épisode, je suis gênée, fascinée, amusée, et réjouie, un mélange d’émotions difficile à bien doser mais ici exécuté à merveille. Merci, The Office.

… et Bingo !

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7 commentaires sur “Un merci à The Office

  1. J’avoue, j’ai raté en cours de route pour les spoilers, parce que tu la vends bien donc on sait jamais, un jour peut-être. Perso, c’est community quand j’ai besoin de rire moi !

    Quand tu dis « et bingo ! », c’est un 20/20?

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    1. Yeup ! Bingo 20/20, le merci était mon dernier point ^^

      Désolée pour les spoilers ; je suis heureuse de t’avoir tentée avec la série ! C’est un humour complètement différent de Community, bien moins déjanté, mais super-efficace. Comme je le disais, Michael est insupportable au début, mais il faut le temps pour que la série s’émancipe de son modèle anglais, puis c’est un régal.

      Mais c’est ma série préférée, donc je suis un peu biaisée 😀

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  2. Comme Shipou, je n’ai pas tout lu car un jour je verrai cette série ! C’est sur ma longue liste mais avant je compte tester la version anglaise que j’ai récupéré il n’y a pas longtemps 🙂

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    1. La version anglaise est chouette ! La version américaine la copie au début, puis s’en émancipe et c’est pour le mieux parce que l’humour de Ricky Gervais fonctionne mieux dans un contexte anglais. En gros, si t’aime pas la version anglaise, je te recommande quand même d’essayer l’américaine (et de dépasser les premiers épisodes, qui sont un peu trop « méchants »), elle est plus légère, mais aussi plus farfelue.

      Bref, j’espère que ça te plaira si tu la regardes un jour 🙂

      Aimé par 1 personne

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