Cette semaine dans l’Arrowverse #4 | Justesse, justice, justiciers

My husband spent the last six years fighting for the people of this city, risking everything, and now he sits in prison, his life on the line, while this monster gets to walk free. That isn’t justice.

– Felicity, dans Arrow S05E03

justicier, justicière, nom (de justice). Personne qui agit en redresseur de torts sans en avoir reçu le pouvoir.

justice, nom féminin (latin justitia). 1. Principe moral qui exige le respect du droit et de l’équité : Faire régner la justice. […] 5. Institution chargée d’exercer le pouvoir judiciaire, d’appliquer le droit : Poursuivre quelqu’un en justice.

–  Dictionnaire Larousse

Appelez ça déformation professionnelle ou bien-penser maladifs, mais je ne peux pas m’empêcher de me questionner sur le sens du mot « justice » dès que je regarde ou lit des histoires de super-héros. Tout ça parait bien loin lorsqu’ils portent des collants moulants et ont des super-pouvoirs, mais le fait est que les milices de « justiciers » sont belles et bien réelles, et actuelles. Ce sont des gens opèrent en dehors de la loi nationale, au nom d’un principe qu’ils estiment plus élémentaire comme la « justice », la « sécurité » ou la « défense de leurs droits humains », afin de redresser un mal qu’il perçoivent comme n’étant pas une priorité des services qui sont chargés de s’en occuper (au mieux) ou comme étant facilité par ces mêmes services (au pire). Ce sont des gens qui patrouillent aux frontières ou dans les rues pour retenir au loin des individus qu’ils pensent indésirables (ou, au contraire, les aider), qui font des campagnes en masse sur les plate-formes sociales afin de bloquer certains usagers ou d’orienter les résultats moteurs de recherches (ou, au contraire, les réhabiliter), et ce sont des gens qui, parfois, vont s’estimer en droit d’utiliser la violence au nom de leur cause.

Tous les justiciers du monde réels ne sont pas méchants, ni leurs intentions maléfiques ; certaines défendent même des causes dans lesquelles je me retrouve. Histoire que je ne sois pas mal-comprise, laissez-moi ajouter que je suis également consciente de l’indifférence des personnes au pouvoir pour certaines causes et/ou de la lenteur des changements structuraux. Le système, même lorsqu’il est démocratique, n’est pas parfait, et les lois qu’il applique (ou pas) sont faillibles et se doivent d’être remises en question par le peuple. Cela étant dit – et ce sera ma conclusion pour cette longue digression – chacun à ses limites ; pour ma part, j’estime que dès lors que les justiciers commencent à toucher à l’intégrité physique et psychiques de ceux qu’ils perçoivent comme un mal, il n’est pas « injuste » qu’ils subissent des conséquences, et que, par exemple, ils soient arrêtés et condamnés à une peine de prison pour mise en danger d’autrui, Oliver.

Je ne suis pas là pour faire une dissertation sur le concept de justice dans l’univers des super-héros (d’autres et d’autres, et d’autres etc., l’ont fait de manière bien plus scientifique que moi), mais je ne peux pas non plus m’empêcher de penser de soupirer devant la dichotomie de certains discours des super-séries. Cela peut paraître injuste pour Felicity qu’Oliver, un homme « bien » qui a dans le passé fait des choses « mauvaises » pour de « bonnes » raisons soit en prison alors que Diaz, un homme « mauvais » qui a fait des choses « mauvaises » pour de « mauvaises » raisons ne le soit pas, mais elle oublie trois choses. La première, c’est que Diaz n’est pas libre ; il est un fugitif et activement recherché par le FBI pour les crimes qu’il a commis. La seconde, c’est que sa vision est choses est directement liée à son amour qu’elle a pour Oliver et pour la cause qu’il défend. Nous n’avons personne pour humaniser Diaz, mais nous nous souvenons tous de Darkh et de sa famille (soit par Arrow, soit par Legends) ; un super-vilain a aussi des gens qui l’aiment et qui le défendront même lorsqu’ils fait quelque chose de « mal ». J’aimerais voir la véhémence de Felicity si c’était un autre justicier qu’elle ne connait pas et qui a tué des gens derrière les barreaux. Enfin, c’est que la justice est, en théorie, aveugle, et qu’Oliver n’est pas en prison parce que Diaz est en liberté, et que d’ailleurs, Diaz serait en prison qu’Oliver ne serait pas moins coupable des crimes qu’il a commis ; la situation peut paraître injuste, mais se n’est pas de la faute de la justice.

Pourquoi parler si longtemps de justice cette semaine ? Parce que outre l’insupportable obstination de Felicity dans Arrow, deux autres séries ont profité de leur épisode pour discuter des travers de penser que « ce qui est juste » est une réalité objective. Supergirl nous présente le méchant de la saison par une série de flashbacks qui expliquent comment un homme normal devient un radical mais surtout comment faire le bien peut aussi faire du mal, et Black Lightning doit désormais prouver les crimes de Tobias, aux mains de la police – parce que le système judiciaire est basé sur quelques principes fondamentaux même si imparfaits. De la nuance, de la nuance partout – ou au moins, juste un petit peu.

Dans tout ça, je n’ai même pas vraiment parlé de la différence entre juste et justice. Peut-être qu’un jour je m’appellerai à une mini-dissertation au final… En attendant, discutons Supergirl, Arrow, Legends of Tomorrow, The Flash et Black Lightning.

Ce qui me rappelle : Being Human me manque un peu, et aussi Battlestar Galactica beaucoup. The CW/ Supergirl. Source : AV/TV Club

Sam Witwer vole la vedette | Supergirl S04E03 : « Man of Steel »

J’étais déjà plutôt emballée par ce début de saison de Supergirl, et voilà que la série fait un choix audacieux : alors que son héroïne est entre la vie et la mort, elle choisit de se consacrer (presque) entièrement à des flashbacks qui explique la genèse du big bad de la saison.

Je ne sais pas trop comment chanter les louanges de « Man of Steel ». Le pitch tient en très peu de mots : nous suivons la radicalisation de Ben Lockwood, professeur d’histoire issu du milieu ouvrier, alors que lui et sa famille subissent les conséquences des attaques extra-terrestres et autres joyeusetés qui se sont passées dans Supergirl depuis le début de la série. Ben Lockwood n’a pas toujours été intolérant, il se définissait même comme progressiste ; mais la fermeture de l’usine de son père (alors que le métal extraterrestre est plus puissant), l’inaction des Luther, la collaboration de Supergirl avec le gouvernement, la destruction de sa maison lors d’un affrontement, puis la mort ultime de son père (qui l’a un peu cherché, quand même), ont fait de lui « l’Agent de la Liberté ». De la peur, à la discrimination, à la haine, puis enfin, au meurtre, sa transformation est à vous glacer le sang alors que Sam Witwer passe de sympathique à terrifiant. Son plus grand pouvoir, c’est sa parole ; et le voilà qui parvient à convertir de plus en plus de gens à sa cause, jusqu’à attirer l’attention des Graves.

Mis à par les spécificités extraterrestre, l’intrigue de l’épisode fonctionne parce qu’elle est actuelle et intemporelle. C’est l’histoire d’un homme qui se retrouve privé d’une partie de sa liberté, et qui choisit de blâmer une minorité qu’il juge responsable. L’astuce de l’épisode est de nous faire comprendre le cheminement de pensée de Ben, sans pour autant excuser son comportement. Les failles et les injustices du système sont mises en avant (à titre d’exemple, les assurances ne remboursent pas les maisons détruites durant les attaques extra-terrestres), comme le sont les différentes formes de protestation (Ben tente de raisonner Lena, puis James, qui ne l’écoutent pas) ; et pourtant, la violence du premier meurtre (et du combat) de Ben n’en est que plus appuyée : ceux qu’ils désignent comme cible première sont des opprimés, non pas des oppresseurs. Les vrais méchants de l’histoire du coup, c’est qui ? This is where things get fun.

Dans l’histoire de Ben, les méchants semblent être nos héros, puisqu’ils participent à faire marcher le système plutôt qu’à le changer, persuadés que parce qu’ils font le bien, ils ne peuvent pas faire le mal, alors que les deux peuvent exister en même temps. L’acharnement de Supergirl à « sauver Sam » la saison passée a conduit à de nombreux dégâts, et des pertes de vies humaines… en est-elle responsable ? Tout le dilemme du tramway – personnellement, je suis d’avis que non. J’aurais tendance à être d’accord avec Lena lorsqu’elle dit à Ben d’arrêter de blâmer les autres pour ses problèmes et pourtant, au moment où elle itère les mots, une partie de moi s’est indignée : comment ose-t-elle, elle, qui tire profit de la situation (malgré ses bonnes intentions), elle qui vit si loin des problèmes de ses concitoyens, elle qui n’a pas à se soucier de perdre sa maison et son emploi, ou de craindre pour sa vie ?

Pour revenir à Supergirl quelques instants (et histoire de préparer l’épisode suivant) : elle ne s’est pas écrasée sur le seul suite à empoissonnement de l’atmosphère avec la kryptonite (au cas où vous aviez peur que ce soit le cas) ; J’onn l’a rattrapée juste à temps. Elle est cependant toujours en danger ; Lena lui fournit une armure qui filtre l’air comme ça tout ira mieux.

Echelle de la justesse : Un des problème des séries DC est leurs super-villains, que ce soit par la façon dont les mystères sont traînés en longueur, ou un manque de profondeur dans la mise en place de leurs motifs. Prendre tout un épisode pour montrer comment Ben est devenu Agent of Liberty est certainement un pas dans la bonne direction.

Qui est prêt à discuter inertie du système, corruption et justice ? Personne ? The CW/ Arrow. Source : Space

*Soupir* | Arrow S07E03 : « Crossing Lines »

J’avais dit, lorsque je décidais de me mettre à discuter de l’Arrowverse « chaque semaine », que parfois j’aurais moins à dire sur certains épisodes ; et pourtant, j’ai depuis à chaque fois pris le temps de discuter quelque peu en longueur tout ce qui se passe dans toutes les séries. Enough. [Et on oublie que j’en ai parlé en longueur dans l’introduction, j’ai écrit ça par la suite, mais vraiment, c’est plus un commentaire sur le principe que sur l’épisode de la semaine.]

Arrow est une série qui m’épuise les neurones et parfois, j’ai pas tellement envie d’en dire plus que le synopsis – et encore. Dans « Crossing Lines », Oliver est fidèle à lui-même et fait quelque chose de complètement stupide pour des raisons complètement stupides. Pas assez précis ? Brick, un homme qu’Oliver a mis en prison, dit à Ollie qu’un détenu à des informations sur Diaz et Ollie le croit parce qu’Ollie est– arrêtons-nous ici. Pif-paf, on apprend que la prison a un fight-club parce que forcément que la prison a un fight club, et que le fameux détenu, « The Demon », est en fait dans un autre endroit de la prison, « Level Two », là où ne sont que les pires des pires des pires. Du coup, Ollie attaque violemment les gardes pour se faire transférer là-bas, et ça fonctionne parce que c’est Arrow, forcément qu’un plan à la con comme ça ça marche.

De son coté, Felicity n’abandonne pas sa poursuite de Diaz, et elle convainc Agent Wilson de s’engager dans un plan foireux vigilante way. On est parti sur un discours autour des compromis qu’on doit faire et de comment parfois il faut s’écarter de la loi pour faire le bien. UGH. Heureusement qu’Agent Wilson est là pour rappeler les fondamentaux du système judiciaire sinon je vous jure que je me serais arraché les yeux. Le plan foire, Diaz récupère une drogue top-secrète qui lui donne de la super-force, Agent Wilson est transférée (snif)… mais Felicity est OK parce qu’elle et Rene ont capturé Silencer, la meuf qui sait couper le son (et qu’est trop classe). Dans une troisième intrigue, Curtis retourne sur le terrain à reculons et Diggle apprend que sa femme lui cache des choses. Don’t care.

« Crossing Lines » est, je pense, du « bon Arrow » mais c’est dur à dire. Oliver est toujours en prison, donc respect, mais Felicity continue de se faire la voix de la défense des justiciers et j‘ai trop peur que la série lui donne raison. Je ne la reconnais plus, ce qui est, je pense, le but, mais j’ai pas assez été attentive au développement de son personnage depuis les trois dernières saisons que pour réellement saisir l’ampleur de ce qui se passe. Puis toutes ces histoires d’entourloupes entre les prisonniers et gardes… RAF.

Echelle de la justesse : Euh… je suis confuse, rappelez moi la question ? Arrow a (très probablement) une histoire à raconter mais elle seule sait laquelle.

Bibbidi, bobbidi, copyright. The CW/ Legends of Tomorrow. Source : AV/ TV Club

Vous avez dit Marraine la Bonne Fée ? Legends of Tomorrow S04E02 : « Witch Hunt »

Il semblerait que Legends of Tomorrow se soit décidée à rester dans l’esprit « magique » du premier épisode. En effet, dans « Witch Hunt » on retourne à Salem – je dis retourne parce que techniquement Sara y était il n’y a pas si longtemps que ça – et on découvre l’existence des Bonnes Fées, qui sont moyen bonnes tout de même.

Je n’ai bizarrement pas grand chose à dire sur cet épisode. L’intrigue est simple, enfin aussi simple que peuvent être les intrigues de Legends of Tomorrow : les Légendes doivent renvoyer aux Enfers leur fugitive de la semaine, la fameuse Bonne Fée. Cette Bonne Fée s’est attachée à une jeune femme, Prudence, dont la mère est accusée de sorcellerie, et lui promet d’exercer sa vengeance sur tout le village. Les événements touchent particulièrement Zari, qui se reconnait dans l’histoire de Prudence : elle aussi a vu ses voisins se retourner contre sa famille. Zari peut sauver Prudence, mais elle veut également faire comprendre aux villageois que le chemin qu’ils empruntent, celui de la peur de la différence, est dangereux, quitte à risquer le bûcher. C’est une jolie performance dans une sombre histoire.

Le reste de l’épisode est plus léger. Avant d’être envoyée en Enfer, la Bonne Fée s’amuse notamment à tourner Mick et Ray en cochon parce que pourquoi pas. Constantine rechigne encore à s’engager définitivement dans les Légendes. Au Bureau du Temps, Ava demande à Nate de l’aider à convaincre son père de financer leurs opérations, sauf que Papa Haywood est un sceptique ; heureusement, un cochon qui se transforme en un homme bougon adulte dans les bras de son fils, ça suffit à lui remettre les idées au clair.

« Witch Hunt » ne se classera pas dans mon top des épisodes de Legends, mais c’est seulement parce que la compétition y est sévère (tout l’inverse de ce que je dis sur Arrow chaque semaine, donc). C’est tout de même très drôle même lorsque c’est sérieux, déjanté et je suis totalement convaincue par le fait de suivre Nate au Bureau du Temps, parce que ça veut dire plus de Gary, mais aussi parce que c’est nouveau et frais et chouette. Coeur dans les yeux.

Indice de justesse : Legends of Tomorrow continue de briller de mille feux. [Vous y croyez que j’ai oublié de mentionner Legends dans mon intro alors que son intrigue tourne alors d’un procès ? Ce serait simple à réparer, mais je ne le ferai pas.]

J’ai un faible pour Grant Gustin, et voir Barry nul en sport n’a fait que renforcer son sex-appeal. Voilà, comme ça vous savez trop. The CW/ The Flash. Source : Den of Geek

Viralité à tout prix | The Flash S05E04 : « News Flash »

Comme je le disais les semaines précédentes, cette cinquième saison de The Flash avance à toute vitesse (pun intended) ; c’est toujours vrai avec « News Flash », où la série nous révèle que la dernière anomalie en date n’a pas créé des méta-humains mais de la méta-tech. La subtilité est donc que la technologie peut circuler, être volée et est donc plus difficile à appréhender. Cela explique le super-boomerang électrique poignard de Cicada (mais ce dernier aurait aussi des super-pouvoirs, donc ce n’est qu’une partie du puzzle) et promet donc une formule un peu différente pour les semaines à suivre… mais juste un peu.

Le gros mystère de la semaine tourne autour d’une blogueuse concurrente d’Iris, une certaine Spencer Young. Iris avait The Flash ; Spencer a XS and she’s trying to make XS happen. Cela ne déplaît pas à Nora, qui a un petit faible pour la journaliste, mais Iris sent directement que quelque chose ne va pas, ce que sa fille met directement sur le plan de la jalousie. Spencer a la plume rapide, et ce ne serait pas louche si elle ne publiait pas ses articles avant que les événements arrivent… en réalité, c’est parce qu’elle publie les articles que les événements arrivent, et elle n’est pas satisfaite du statu quo : elle écrit donc une bataille entre XS et Flash, où plus précisément, une mise à mort de Flash par XS. Il faut croire que comme pour les super-pouvoirs, la super-tech ne sera pas utilisée dans la nuance.

C’est peut-être là pour moi le gros problème de l’épisode. Certes, Spencer est ambitieuse et certes, elle fait subir aux habitants de Central City des événements traumatisants et fait porter le chapeau à des innocents juste pour pouvoir reporter sur leur sauvetage, mais de là à se transformer en meurtrière sans un battement de cil ? Je gobe moyen.

Au détour des disputes entre Iris et Nora, on apprend enfin pourquoi cette dernière est tant en colère contre sa mère : Iris a choisi de lui mettre un implant qui limite ses pouvoirs après la disparition de Barry. Nora vient donc juste de devenir XS, de suivre dans les traces de son père, et elle n’est pas encore prête à pardonner maman. Ce développement n’a rien d’étonnant ; pourtant, The Flash est tout de même parvenu à me surprendre. Revenons au combat à la mort entre XS et Flash : la seule raison pour laquelle notre héros ne meure pas est parce qu’Iris intervient, et tire un sédatif sur leur fille. Alors que Nora se réveille à Star Labs, Iris commence un discours. « Je sais comment ça va se passer », me dis-je intérieurement, « Iris va s’excuser et dire que le futur n’est pas écrit, etc. » Et bien non, Iris fait tout le contraire. Elle prend la défense d’Iris du futur et fait confiance en son jugement : si Nora était en danger, elle aussi ferait tout pour la sauver, même endormir ses pouvoirs, parce que c’est son rôle en tant que mère de s’assurer qu’elle soit en sécurité. Cela ne va pas arranger les choses entre elles, mais ça a le mérite d’être clair, voir presque courageux. J’aime que le personnage d’Iris tienne la route, et j’aime aussi que Barry soutienne sa décision. Je suis avec eux sur ce coup.

Enfin, on n’a pas de Cisco cet épisode (snif), mais Ralph et Sherloque font un petit concours du meilleur détective en investiguant le lieu de leur dernière confrontation avec Cicada. Ralph veut suivre la piste du masque, qui les conduit à une usine, puis dans une apparente impasse puisque ce masque est très courant – en réalité, ils sont au bon endroit, mais ça ils ne le sauront jamais (ou du moins pas pour le moment). Tout ça inspire cependant Sherloque qui comprend que le bruit de cigale est de l’essoufflement, et aussi c’est l’intervention de XS qui a fait de Cicada un autre homme, puisque les débris du satellite ont été dévié. Je commence à fatiguer de l’accent de Wells, mais le duo était plutôt rigolo à regarder.

« News Flash » est plus politique que ce à quoi The Flash nous a habitué, mais la série n’en fait pas des tonnes donc ça passe bien. J’apprécie comment Cicada est développé de semaine en semaine, et je m’amuse bien des intrigues d’épisodes – sauf d’avoir ici été convaincue par les motivations de la méchante. C’est une saison plutôt amusante.

Indice de justesse : The Flash est redevenue fun et après la saison passée, je n’étais plus sûre que c’était possible. Je commence à fatiguer de Nora, mais je reste super engagée dans la série.

CW-Black-Lightning-S02E04-3
Et vous, qu’avez-vous fait la dernière fois que vous êtes allés chez le coiffeur ? The CW/ Black Lightning

Erreurs de jeunesse | Black Lightning S02E04 : « The Book of Consequences: Chapter Four: Translucent Freak »

C’est terriblement injuste que j’ai si peu à dire sur Black Lightning chaque semaine parce que la série est d’une qualité presque irréprochable… et pourtant, pourtant, je peine à être engagée par les personnages. Je suis un public très facile et très patiente, et ça m’énerve vraiment lorsque je n’arrive pas à connecter avec une série et pourtant, c’est ce qui se passe ici. Heureusement que l’intrigue de Jennifer sauve la mise : enfin, jusqu’à ce qu’elle se remette à fréquenter Khalil ou je ne sais quoi d’autre.

Dans « Translucent Freak », Tobias est en détention et est une diva fabuleuse – le savez-tu, le secret de sa jeunesse éternelle est un régime vegan ? Le problème c’est que les seules charges qui sont contre lui sont le meurtre du père de Jefferson, sauf que techniquement personne n’a de preuve. Certes, Jefferson était là cette nuit-là, caché sous son lit, mais Gambi l’a convaincu de mentir histoire de le protéger, et témoigner autrement risquerait d’invalider ses propos de toute façon. Cela me parait extraordinaire qu’il n’y ait aucune autres charges contre Tobias – je ne suis même pas sûre d’avoir bien compris – mais après tout, la mafia est bonne à couvrir ses traces donc pourquoi pas. Tout ça est très dur pour Jefferson, qui ne peut pas non plus trouver refuge dans sa vie au lycée puisque le nouveau principal est un gros con : alors que deux élèves en viennent au main, il en renvoie un sans plus de discussion, sous les yeux horrifiés de notre héros. Cerise sur le gâteau de sa VDM ? Ses filles sont toutes les deux fâchées contre lui. Jefferson n’approuve pas du robin des bois-isme d’Anissa, et cette dernière décide de quitter le bercail pour apprendre à son padre une leçon. Jennifer, quant à elle, fait des progrès avec sa psy mais galère toujours un peu à contrôler ses pouvoirs ; lorsqu’elle apprend qu’elle ne retournera pas à l’école, mais suivra des cours à la maison, elle n’est vraiment pas contente du tout. Ca ne va donc pas fort chez les Pierce, sauf chez papa et maman, ce qui change de d’habitude.

Tout ça, c’est le drame personnel – ce qui m’intéresse dans Black Lightning, en gros. Mais « Translucent Freak » a aussi du super-héroïsme. D’abord Gambi. Il a récupéré une Fowdy mourante et tente de la convaincre de faire une bonne chose avant de mourir, mais elle est hésitante parce que… elle a peur pour sa vie ? Elle a toujours cru qu’elle faisait partie d’une opération officielle, du coup je ne comprend pas pourquoi elle crache pas tout ce qu’elle sait au plus vite mais j’imagine que c’est histoire de faire durer la tension – ça ou quelque chose m’a échappé, encore. Damn, Black Lightning me fait me sentir bête. Heureusement qu’il y a Arrow la même semaine, ça permet de compenser. Soit. Gambi finit par récupérer le téléphone de Fowdy, qui tient surement plein de secrets, donc tant mieux. « N’aurait-il pu pas récupérer son téléphone à sa mort de toute façon ? » Chuuut. Autre super-héroïsme : depuis sa cellule, Tobias ordonne le bombardement de la clinique qu’Anissa espère désespérément de sauver depuis le début de la saison, ce qui est l’occasion pour un team-up Thunder/ Black Lightning. Il faut avouer que les Pierce sont plutôt doués pour séparer le business du personnel. Enfin, Lynn continue de s’occuper des enfants dans les pods, et a du mal à supporter la mort qui semble les prendre un à un. Pauvre Lynn.

L’épisode se termine sur la libération de Tobias et son retour immédiat à la tête des 100. Ah ces criminels, ils n’ont vraiment pas froid aux yeux.

Indice de justesse : Quand il n’y a pas (trop) d’histoire de crime organisé, je suis heureuse, et « Transluscent Freak » fait juste ça. Certes, l’épisode est nommé après Tobias, mais c’est surtout un clin d’œil à comment le rejet à fait de lui un criminel ; de toute façon, toute série qui rappelle que sans preuve y’a pas de procès, ça me convient. Certes, c’est rageant parfois, mais la présomption d’innocence est élémentaire.


Bilan : C’est trop injuste

Est-ce que mes introduction vont devenir un prétexte pour discuter en longueur de thématiques qui me tiennent à cœur mais que je n’ai pas le temps ou la patience d’explorer en profondeur dans un article à part entière ? C’est tout à fait possible. D’un autre coté, les séries de l’Arrowverse sont tellement fun à décortiquer – avec amour, toujours – que je ne vais pas me priver. Pour cette quatrième semaine, je commence à être légèrement perdue par Arrow qui a beau se surpasser, reste… meh. Mais hé, 4 sur 5 c’est tout de même une grande distinction (ou mention très bien, pour vous autres) !

Difficile de désigner la gagnante de cette semaine… D’un coté, The Flash a fait un fantastique épisode avec des outils familiers, de l’autre, Supergirl a fait un super-génial épisode en innovant ; la première semble montrer de l’évolution dans la série, la seconde pourrait juste être une exception. Allez, je me décide.

  • La gagnante de la semaine : Supergirl
    Certes, un bon épisode n’est pas gage d’un changement sur le long terme, mais je trouve que ça mérite tout de même d’être salué.

  • La perdante de la semaine : Arrow
    Je veux dire… Arrow, quoi.

J’ai tellement envie qu’Arrow disparaisse de ce top un de ces jours, tellement envie ! Juste, pfiou, qu’elle se cale au milieu ou en avant dernière. Ça rendrait mes visionnages bien plus sympathiques.

Et vous, qu’est ce qui vous emballe dans l’Arrowverse ?
Laquelle a gagné votre semaine ?


Débrief de l’Arrowverse : saison 2018-2019
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3 commentaires sur “Cette semaine dans l’Arrowverse #4 | Justesse, justice, justiciers

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