Ma semaine devant l’écran #42 | Films de Noël et chocolat-amaretto

Ho-ho-ho,

On a beau à peine entamer le dernier tiers du mois de novembre, c’est déjà Noël partout, en particulier sur Netflix qui nous inonde de ses productions de films de saisons à l’eau de rose – non pas que je me plaigne, personne ne me force à les regarder, je n’ai qu’à me blâmer pour la faiblesse de ma volonté. Pourtant, en Belgique, avant Noël on a la Saint-Nicolas (que personnellement, je ne fête pas parce que je suis une fausse Belge malgré mes efforts), et avant la Saint-Nicolas, les étudiants ont la Saint-V. Alors certes, je ne suis plus étudiante, et clairement, la célébration de la fondation de la première université libre de Belgique est un prétexte pour boire du chocolat-amaretto au petit matin puis de la bière toute la journée avec des copains mais hé, à chacun ses traditions et ses priorités. Fêter Verhaegen et découvrir le folklore belge ont aidé à me réchauffer aux fêtes de fin d’années. Si je n’ai jamais eu de grand Noël, avec sapin décoré, dinde, et multitude de cadeaux, et si j’ai arrêté de croire au Père Noël quelque part entre mes trois et quatre ans, maintenant que j’en ai vingt-cinq, je sais ce qui me rend heureuse : être en famille, manger, puis profiter des moments où je suis seule pour regarder des films qui me font lever les yeux au ciel. Je pars donc pour une semaine de famille intense sur la fin de l’année ; en attendant, je me suis déjà gavée des nouveaux films de Noël de Netflix, si mauvais et pourtant, si bons. 

Avant de discuter de séries, voici donc mon petit top des sorties de cette année (pour une fois que le retard me sert, puisqu’entre temps, j’ai tout vu) :

4. A Christmas Prince: The Royal Wedding

La suite de A Christmas Prince, qui, vous l’aurez deviné, se déroule à l’aube du mariage entre Richard et Amber. Le savez-vous, la Royauté se soucie du peuple, et même que si elle embrasse la modernité, on peut oublier que c’est un système archaïque fondé sur un principe de supériorité du sang ?

3. The Holiday Calendar

Kat Graham joue Abby Stutton, une photographe qui se retrouve avec un calendrier de l’Avent qui lui envoie des signes qu’elle interprète mal et qui refuse de voir qu’elle est amoureuse de son meilleur ami .

2. The Princess Switch (La Princesse de Chicago)

Vanessa Hudgens fait son meilleur pour vous vendre non pas une mais deux romances improbables, celle d’un homme qui est persuadé de tomber amoureux de sa meilleure amie (sur qui il devait avoir un crush depuis un bon moment) et celle d’un Prince qui se réjouit de découvrir que la femme qu’il épouse n’est pas insipide. C’est beau l’Amour.

1. The Christmas Chronicle (Les Chroniques de Noël)

Kurt Russel est un père Noël sexy qui se recrute deux gamins en manque de magie pour l’aider à sauver Noël dans ce qui est l’équivalent d’un chocolat chaud très sucré mais aussi avec un tantinet de piment dedans.

Mais si je devais vraiment vous conseiller quelque chose, Christmas Wedding Planner est aussi disponible sur la plate-forme et c’est tout ce que promet le titre, avec garantie que vos yeux fassent un tour de 360° sur les 5 dernières minutes. C’était vraiment top.

Comme la semaine passée, mon vrai plaisir a été The Great British Bake-Off, dont j’ai vu toute la saison 6 et le début de la saison 7. Il n’y a rien de plus réconfortant que des gens qui s’acharnent pour faire des biscottis de taille régulière ou s’excitent sur du caramel. Voilà, c’est dit.

J’ai également commencé Patriot Act With Hasan Minhajsur Netflix. J’adorais The Break With Michelle Wolf et, d’une manière générale, j’essaye de suivre les créations des comédiens de The Daily Show mais j’avoue que ça me m’a pas transcendée. Je vous conseille cependant son stand-up, Homecoming King (aussi dispo sur la plateforme), comme ça nous nous séparons en bons amis.

Coté séries, qu’en est-il ? Et bien, je suis à jour dans Charmed, DuckTales, Black-ish, Splitting Up Together, The Kids Are Alright, Dix pour cent et 9-1-1, et j’ai donc regardé les nouveaux épisodes de chacune de ses séries ; j’ai aussi rattrapé mon retard dans Fresh Off the Boat, avec trois épisodes, et j’avance dans This Is Us, avec trois épisodes également (alors que j’avais arrêté la saison 3 après deux épisodes ; on reprend). Je n’ai rien bingé, ni streamé, ni rattrapé ; c’est comme si j’avais été plus productive que la semaine passée ?

Ou alors, c’est parce que j’ai passé une journée entière dans un bar et une autre à subir une gueule de bois.

Impossible de savoir.

Allez, parlons séries !

The Christmas Chronicles/ Netflix. Source : Giphy (@netflix)

Diffusions hebdomadaires

Charmed S01E06 : « Kappa Spirit »

J’ai vu un épisode de Charmed cette semaine, mais j’avoue que je n’ai pas été emballée ; comme si la révision de la semaine passée avait suffit à me refroidir. C’est injuste, je sais que c’est injuste, et promis je vais continuer de donner une chance à la série, mais je me suis amusée devant deux épisodes sur six, c’est tout de même pas fou-fou comme quota.

Le plus intriguant dans « Kappa Spirit » n’est pas l’intrigue de l’épisode – l’histoire d’un fantôme qui s’attaques aux sœurs d’une sororité qui, faute d’être engageante, est résolue avec délicatesse par Maggie qui parvient à se faire pardonner par Lucy (dont elle avait trahi la confiance en embrassant le copain) – mais la construction d’un mystère autour de l’abandon de Macy. Alors que Macy est la seule à voir la marque démoniaque sur le corps de Galvin, une excursion dans le passé par Mel et Maggie leur apprend que leur mère avait peur pour/ de son enfant alors qu’elle était enceinte d’elle ; dans le présent, Macy apprend qu’elle aurait une part d’ombre en elle depuis sa naissance. Ouh, du mystère. Du mystère qui pousse Macy a trouver une clé cachée ; puis y’a aussi des méchants qui récupèrent son sang parce que #science et ils vont trouver les réponses à leurs questions comme ça.

Mouais. Comme je le disais : je suis moyen emballée par la tournure que prend la série. Dans le genre, j’aime bien mieux Legacies.

DuckTales S02E05 : « Storkules in Duckburg! »

J’ai beau répéter que j’ai beaucoup lu Super Picsou Géant pendant mon enfance, je ressent parfois que je manque de référence de n’avoir jamais vu l’ancien DuckTales. C’est le cas dans l’épisode de cette semaine (enfait, celui de la semaine passée), « Storkules in Duckburg! », qui introduit la cigogne/ fils de Zeus, Storkules. Storkules a un passé avec Donald, mais je ne le connais pas. Ce n’est pas si grave que ça.

Un Duck, c’est ambitieux, mais c’est pas top-top talentueux en cinéma. Disney/ DuckTakes « Storkules in Duckburg! » Source : DuckTalks

Fifi (Louie) a envie de monter sa propre compagnie, mais pour ça il a besoin d’une idée. Lorsque Storkules débarde à Canardville, il est suivi par une bande de harpies qui commencent à mettre la ville à sac ; hop, voici qu’il monte Harp-B-Gone, un compagnie qui emploie Storkules pour combattre les attaques des monstres à ailes, comme montré dans un super-montage d’hommage à Ghostbusters. Le modèle de l’entreprise est cependant faillible, et au final elle se reconvertie en culture de citrons – ce serait trop long à expliquer.

Les interactions entre Donald et Storkules sont très drôles, et on a de bons moments avec les gamins. J’ai bien plus ri que dans l’épisode de la semaine passée. Un bon moment.

Black-ish S05E05 : « Good Grief »

Mes notes disent seulement « Meh », mais je me sens de tenter d’élaborer un peu plus autour de cet onomatopée.

« Good Grief » traite du deuil, et je reste aussi sceptique que lorsque Modern Family s’y est essayé la dernière fois (avec exactement le même titre, comme je viens de le voir. Good grief, l’originalité n’a-t-elle donc plus aucune place à ABC ou est-ce le résultat d’une stratégie de marketing ?). Ça parle surement à plein de gens, mais pas à moi.

La mère de Bow arrive chez les Johnson, la première fois depuis la mort de son mari, et Bow décide d’organiser une luau en l’honneur de l’anniversaire de son père. De son coté, Diane essaye d’échapper à la fête afin de se rendre à un match de catch. L’épisode m’a si peu marqué que je ne sais pas vous dire grand chose d’autre, sauf que Tracee Ellis Ross est vraiment une super actrice. 

Bon, bah c’était vraiment juste « un peu » plus.

Splitting Up Together S02E05 : « Yes, Deer »

Martin devient vraiment un autre homme cette saison, et je ne suis pas sûre qu’il me plaise. Dans « Yes, Deer », il enchaîne les banalités sur ce que ça veut dire être un homme, et l’importance de la virilité, et l’émasculation et c’est insupportable. Heureusement, Mason est du même avis que moi ; n’empêche que ça fait prendre un sacré coup au personnage. Lena est également insupportable, incapable de laisser les ouvriers travailler sur la maison tranquillement, puis elle finit par coucher avec Wes histoire de se détendre (ce qui tourne mal lorsqu’elle apprend qu’il est dans une relation libre et que sa copine arrive). Heureusement, « Yes, Deer » se finit sur un semblant de réconciliation, au moins un moment de civilité, et c’est déjà ça.

This Is Us S03E03-S03E05 : « Katie Girls », « Vietnam » et « Toby »

Ca faisait un bon moment que je n’avais pas regardé This Is Us, et le dernier épisode ne m’avait pas tellement plu – c’était bien, mais pas transcendant d’émotion comme c’est parfois le cas avec la série. C’est avec prudence que je m’y suis remise, histoire de ne pas me faire aspirer par le gouffre émotionnel, mais c’était peine perdue puisque « Katie Girls » nous donne plein de feels Jack et Rebecca des débuts et ça c’est juste pas du jeu du tout.

En effet, on y apprend que le prétendant aperçu dans le premier épisode est un ex qui avait déménagé à Londres (called it!) et qui est persuadé que Rebecca est la femme de sa vie (encore un). Après avoir recroisé Jack, elle lui demande impulsivement de partir à Los Angeles et il dit oui. Mon coeur.

Suite à l’avant-première de Kevin, Kate et Randall se disputent (souvenez-vous, elle avait dit vouloir avoir un enfant biologique pour « transmettre un bout de papa »). Suite à l’opération d’extraction d’ovocyte de Kate, cependant, Randall vient s’excuser parce que Randall est trop bien pour ce monde (aussi, c’est l’idée de Beth). Sous anesthésie, Kate hallucine son passé et son père et c’est trop marrant de voir toutes ses versions interagir. Dans « Toby », l’IVG fonctionne, juste à temps pour Toby de craquer : et nous voilà donc à la fameuse scène de la fin de saison 2, où il refuse de quitter le lit. L’épisode s’attarde aussi sur la façon dont le rire et la tristesse de Toby s’entrecroisent et c’est très beau.

Revenons à Randall. Dans « Katie Girls », il décide de se présenter aux élections communcales, afin de protéger les rues et rendre justice aux habitants ; dans tout ça, il ne réalise pas que son exceptionnelle femme se fait virer et a besoin de lui. Elle  continue de batailler avec ça dans « Toby », alors que Randall s’aperçoit que faire campagne, c’est pas facile du tout, surtout contre un pilier de la communauté. Cette intrigue me gonfle, mais elle semble être là pour rester.

Enfin, Kevin, qui réalise dans « Katie Girls » qu’il ne connait rien de l’expérience de son père au Vietnam, décide donc de lancer une enquête dans l’affaire. Il finit par retrouver un des hommes de son bataillon, qui lui apprend que son père était un officier, et non pas un mécanicien, et lui donne des photographies… dont une d’une femme avec le collier de Jack. Dans « Toby », Zoe réalise également que ça devient sérieux avec Kevin et qu’elle est OK avec ça parce qu’il en vaut la peine. Mon coeur.

« Katie Girls » comme « Toby » sont des épisodes bien équilibrés de This Is Us, où le désespoir est compensé par les jolies choses de la vie. Les flashbacks sont très beaux, et je continue d’adorer la façon dont la série se construit.

J’avais mis un truc bien trop personnel en légende, mais je ne sais pas quoi mettre d’autre. C’est bon de savoir que j’ai des limites. NBC/ This Is Us « Toby ». Source : Bustle

Dans tout ça, cependant, je ne vous ai pas parlé de « Vietnam », un épisode entièrement consacré à Jack et jeune frère, Nick, qu’il a perdu lors de la guerre du Vietnam. L’épisode est fantastique : il est construit en ordre anti-chronologique, du moment où Jack retrouve Nick en Asie, à la naissance de Nick, où leur père, pas encore alcoolique, instruit Jack de toujours veiller sur son petit frère. C’est ce qu’il fait ; c’est son super-héros personnel. Et pourtant, c’est Nick qui est drafté et qui doit partir à la guerre ; lorsqu’une lettre leur apprend qu’il s’est attiré des ennuis, Jack parvient à se faire envoyer au Vietnam, alors qu’il souffre de tachycardie. Il y dirige une unité (celle de l’homme que Kevin a visité), puis perd des hommes avant de se voir confier une mission tranquille de surveillance de village, pas loin de là où Nick est stationné.  C’est touchant et très bien raconté. J’ai beaucoup aimé.

The Kids Are Alright S01E05 : « Boxing »

Depuis le premier épisode, Timmy aspire au show-business ; sauf que son audition ne l’a conduit qu’à un rôle de doublure, et la personne qu’il remplace est increvable en plus d’être imbuvable. Le chant et les planches, c’est bien, mais ça ne satisfait pas papa : Timmy décide alors de se mettre à la boxe, dans lequel il découvre un aspect théâtral qui n’est pas sans lui plaire.

« Boxing » est un épisode qui allie le rie à la tendresse. J’ai particulièrement aimé la scène de fin, où les deux parents sont fiers de leur fiston. Peut-être que The Kids Are Alright est moins cynique que Malcolm in the Middle après tout ?

Dix pour cent S03E03-E04 : « Gérard » et « Isabelle »

Seconde semaine pour Dix pour cent, et on dépasse déjà la moitié parce que la vie passe à la vitesse de l’éclair chez ASK. D’ailleurs, moitié de la saison oblige, Andréa accouche et, série oblige, c’est dans les locaux d’ASK qu’elle met bat – en vrai, ça arrive à certaines femmes d’accoucher vite, si vous parlez anglais, l’anecdote de Seth Meyers sur la naissance de son second enfant est très émouvante. Mais je m’emporte un peu.

C’est Matthias qui doit gérer l’urgence de l’agence dans « Gérard » ; enfin Matthias et Camille… En effet, Gérard Lanvin joue dans un film, et le voilà qui demande à Matthias de décrocher un rôle pour Sami, un serveur aspirant acteur qu’il a en affection. Matthias délègue à Camille, qui merde un peu en proposant Sami pour un rôle différant, mais c’est un mal pour un bien parce que Sami impressionne grave les directeurs de casting qui se mettent à repenser tout le film pour pouvoir l’inclure. Tout bon pour Camille, qui signe son premier vrai client ; enfin, jusqu’à ce que Gérard se mette à être jaloux, et manipulations s’ensuivent. Il faut dire que Sami a beau être un bon gars, il est également insupportable dans tout son enthousiasme. Bref, Matthias et Camille se prennent la tête, Sami est viré du film, Gérard s’excuse auprès de Sami, Sami et Gérard décident de travailler ensemble, Matthias et Camille se prennent la tête. Normal.

Noémie est toujours en minerve, et le nouveau projet de la femme de Matthias qui se retrouve à la prendre sous son aile… alors que Matthias, lui, a du mal à sortir sa secrétaire de sa tête. L’Océan jouit n’a aucun succès en salles, et Sofia en veut énormément à Gabriel de leur avoir coûté France 2. Elle avoue tout à Julien Doré que c’est la faute de Gabriel sauf qu’au lieu d’être en colère, Julien en est reconnaissant : s’il avait eu l’argent de France 2, il n’aurait jamais pu accomplir sa vision. Son film n’a pas de succès, mais c’est le film qu’il voulait faire. Un bon désamorçage de tension, comme j’adore dans Dix pour cent. Enfin, Gabriel et Andrea continuent leurs manigances pour monter leur propre agence. Le problème ? Ils ne peuvent pas augmenter leur chiffre d’affaire où ils pourraient être accusés de sabotage. Le second problème ? Alors qu’ils visitent un local, ils croisent Guy Marchand, le client/copain d’Arlette, et Andrea se grille complètement en tentant de récupérer l’affaire auprès d’Arlette. J’aime bien quand Andrea merde, ça change un peu. C’est au moment où Arlette la confronte qu’Andrea a ses contractions et commence à accoucher dans l’accueil de l’agence – une très jolie scène. Le seul problème de l’épisode ? J’ai failli pleuré lorsqu’Hicham reste debout après l’accouchement pour nettoyer les tâches sur le tapis, visiblement perturbé de « perdre » encore un enfant « à lui ». Diantre, stoppez tout ça, je ne veux pas éprouver de sympathie pour Hicham.

J’ai trop peu insisté sur la performance d’Isabelle Huppert mais cette performance… au top. France 2/ Dix pour cent « Isabelle ». Source : Le Parisien

Suite aux événements de l’épisode précédent, Andréa est à l’hôpital, mais l’agence ne dort pas tout autant. Dans « Isabelle », Hicham remarque qu’Isabelle Huppert est en rupture de contrat puisqu’elle tourne sur deux films en même temps alors qu’elle a signé pour l’exclusivité pour l’un d’eux. Selon Gabriel, l’agent en charge, c’est normal – plus, c’est leur métier, en tant qu’agents, de lui assurer les arrières. Le problème c’est que Isabelle ne s’arrête pas, et lorsqu’il changement d’horaire s’impose, Gabriel se retrouve à devoir enchaîner les stratégie pour prouver à Hicham qu’il est capable de gérer son actrice et surtout, se sauver les arrières (et éviter un procès). Heureusement, il trouve un allié inattendu : Matthias.

En effet, après Arlette, c’est à son tour de découvrir les manigances d’Andréa et de Gabriel, lorsque l’avocat de ASK décide de briser la clause de confidentialité pour lui mettre la puce à l’oreille. Il rappelle à Andréa qu’ils sont « une famille », et que sa fille, Flora, est un bébé ASK ; et il décide d’aider Gabriel pour lui prouver que c’est aussi ça, l’agence, des gens qui sont là les uns pour les autres. Pour sa défense, Matthias semble sincère ; mais sa tendance à manipuler reste un peu problématique. L’homme traverse vraisemblablement une crise, comme le suggère d’ailleurs la reprise de sa romance avec Noémie, cette fois-ci sur un pied plus égalitaire puisqu’il la met au courant des manigances. Pour Matthias, le mal d’ASK est du à une seule personne, Hicham, et il a un plan pour s’en débarrasser… couler délibérément l’agence en envoyant aux Américains la feuille de travail d’Isabelle, révélant qu’elle a travaillé sur deux tournages en même temps. Une rupture de contrat d’autant plus problématique que le surmenage d’Isabelle Huppert lui a provoqué une extinction de voix, et coûte donc des millions à la production… tin tin tiiiiiin.

Ce n’est pas tout ce qui se passe dans l’épisode, loin de là. Hervé, en tant que Camille, rencontre un jeune acteur, Valentin, qui est très mauvais mais aussi très charmant alors bon, pourquoi pas le signer ? Arlette, essayant de sauver l’agence, conseille à Hicham de laisser du mou à Gabriel ; elle devient également la confidente d’Andréa lorsque cette dernière pète un câble. En effet, Hicham ne lâche pas l’affaire sur cet histoire de reconnaissance, et lorsque l’officie de l’Etat Civil leur confie que le père peut reconnaître l’enfant quand il le veut, sans un mot aux mère, c’est la goutte de trop pour Colette : elle doit monter un dossier en béton pour montrer qu’elle fera une bonne mère pour Flora, alors qu’il a suffit d’un coup de rein pour faire d’Hicham un père. C’est pas gagné… mais d’un autre coté, c’est Hicham, on savait tous qu’il allait faire chier. [Oui, oui, je sais que la loi française est aussi à blâmer, mais tout de même… Hicham quoi.]

Avec « Gérard » et « Isabelle », la troisième saison de Dix pour cent s’impose comme un plaisir un vrai. Les intrigues des comédiens sont supers, les drames personnels très engageants, et ça reste drôle même quand c’est dramatique. Franchement, c’est super.

9-1-1 S02E09 : « Hen Begins »

Un épisode entièrement consacré au passé d’un des personnages principaux de la série mais pourtant sous-développé ? Une excellente idée. Je ne pensais pas avoir besoin d’en connaitre plus sur le passé de Hen, et pourtant, c’était si chouette que je suis complètement vendue ; j’en veux aussi un sur Chimney, siouvplé.

J’aime trop l’idée que Hen et Chimeny sont les OG de la caserne, ça me met en joie. Fox/ 9-1-1 « Hen Begins ». Source : Tell-Tate TV

« Hen Begins » explique donc comment Henrietta est devenue la pompière qu’on connait, comment elle a trouvé sa voix et jamais regardé en arrière malgré les obstacles auxquelles elle a du faire face – quand je dis obstacles, lisez des gros cons misogynes/ racistes/ homophobes. Elle a refusé pas mal de mains tendues, celle de Chimney en premier, pour ensuite trouver du soutien dans un groupe monté par Athéna. Elle s’est pris des claques, mais en faisant confiance à ses instincts, elle a finit par s’imposer ; et au final, les vieux croûtons sont partis, et elle est restée.

J’étais scotchée à l’écran durant tout « Hen Begins ». L’épisode est très différent de ce que 9-1-1 fait d’habitude, mais aussi, très réussi. Un combo gagnant.

Fresh Off the Boat S05E04-S05E06 : « Driver’s’ Eddie », « Mo’ Chinese Mo’ Problems » et « Sub Standard »

Enfin, j’ai terminé la semaine par trois épisodes de Fresh Off the Boat, qui m’ont plus ont moins marquée et dont je ne parlerai ici que des grandes lignes. Dans les deux premiers épisodes, « Drivers’s Eddie » et « Mo’ Chinese Mo’ Problems », la série s’attarde sur la notion de stéréotype : Louie enseigne à conduire à Eddie pour lui éviter de subir le préjudice du conducteur asiatique, puis Jessica ne peut s’empêcher de juger les nouveaux Chinois ayant emménager en ville lorsqu’elle apprend que leur fils, diplômé de Harvard, est un artiste la nuit et conducteur de taxi le jour. J’aime comment la série jongle avec les préjugés et la façon dont la pression se fait en externe, mais aussi en interne. Enfin, surprise surprise (vraiment), on apprend dans « Sub Standard » que Honey est de nouveau enceinte. Hé bien, y’en a qui ne chôment pas.

Oh, et la nouvelle voisine est jouée par… Ming-Na Wen. ER, anyone ? J’étais aux anges. ABC/ FOTB « Mo’ Chinese Mo’ Problems » Source : 8Asians

Fresh Off the Boat continue d’être sympathique, et j’ai passé un chouette moment devant les trois épisodes.


Voilà pour cette semaine ! On rattrape le retard de rédaction doucement (plus que trois semaines et je suis presque à jour) et j’essaye d’éviter de trop parler lorsque je n’ai rien à dire… mais c’est si duuuur. je suis un peu trop tout ou rien. Work in progress.

Et vous, qu’avez-vous pensé de ces épisodes ?

Bien à vous,

Enid

 

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5 commentaires sur “Ma semaine devant l’écran #42 | Films de Noël et chocolat-amaretto

  1. Franchement j’adore This is Us mais j’ai eu beaucoup de mal avec ce début de saison, les épisodes étaient biens mais pas « du vrai This is Us » du coup j’ai vérifié et pour moi c’est à partir de l’épisode 5 qu’on retrouve l’essence de la série 🙂

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