Ma semaine devant l’écran #49 | De la joie, de la joie

Bien le bonjour,

Nouvelle semaine, nouveau débrief et presque aucun rattrapages (en insistant sur le presque) ! Avec la reprise des séries, je me retrouve avec un planning hebdomadaire très chargé et surtout pas tellement envie de binger quoi que ce soit. J’ai plein de séries qui me rendent heureuse chaque semaine, et j’ai enfin envie de m’y remettre, n’est-ce pas fabuleux ? Question rhétorique : j’ai été remplie de joie par la télévision cette semaine et c’est comme ça que j’aime mes séries. Ma « pause » m’a fait du bien.

Au programme cette semaine : deux épisode de Fresh Off the Boat et de Criminal Minds, une mise à jour dans Supernatural, la reprise de Black-ish, Splitting Up Together, The Kids Are Alright, Single Parents, The Good Place et Crazy Ex-Girlfriend, le début de saison de Brooklyn Nine-Nine et You’re the Worst et le pilote de Good Touble. Bien que je vienne de vous dire que je « n’étais pas d’humeur à binger », j’ai regardé toute la saison 4 d’Angie Tribeca parce que le début de ma semaine était sans inédits ; j’ai également vu quelques épisodes de The X-Files, fini BoJack Horseman, et commencé Sex Education. Une semaine donc très bien remplie et un article qui met à mal mes bonnes résolutions de synthèse. Oups.

Débriefons.

Rattrapages, streaming et binging surprise

Angie Tribeca, saison 4

Angie Tribeca est de ces séries inclassables, qu’on ne conseille qu’à ses bons amis histoire d’être sûre de ne pas passer pour une personne complètement folle. En d’autre mots, Angie Tribeca est une perle de bizarrerie, drôle comme peu de séries le sont. [C’est de peu qu’elle n’a pas fait le TFSA des séries les plus WTF.]

Cette saison, la série se démarque du genre « parodie des séries policières » pour devenir une parodie de plein de choses, alors que le commissariat est troqué pour un van, puis un entrepôt, qui ont office de QG pour la « Special Division Force« , un groupe d’espion travaillant pour le Vice-Président. Nous sommes vingt ans après la saison précédentes, et l’équipe est amaigrie : il ne reste qu’Angie, durcie par la prison, Scholls, toujours imperturbable, et Atkins, pareil à lui-même. Hoffman est toujours là, mais c’est le petit-fils de l’original. Une jeune psychiatre, Charo, fait office de détectrice de mensonge ; enfin, les rangs ont été grossis par Angela « AJ » Geils Jr., fils de, désormais adulte et apprenant à connaître sa mère. Bien sûr, les acteurs sont tous les mêmes, sans vieillissement aucun, et si Charo est jouée par une jeune actrice (Kiersey Clemmons), c’est Bobby Cannavale qui incarne AJ – soit un acteur ayant 5 ans de plus que Rashida Jones. Pourquoi ? Parce que pourquoi pas, voilà pourquoi.

Les épisodes s’enchaînent en parodiant plusieurs genres/ clichés/ séries ou films en particulier, et sont comme d’habitudes remplis d’ironie, de jeux de mots, gags « blink and miss », de répliques hilarantes et de blagues visuelles juste assez stupides pour fonctionner. Ça m’a pris quelques épisodes pour me faire au nouveau format, mais au final, cela fonctionne très bien – j’ai particulièrement aimé « Freezing Cold Prestige Drama », le fabuleux épisode inspiré de Fargo et tout ce qui était de la parodie de Friday Night Lights dans « Glitch Perfect » qui est juste… parfait. Puis, bien sûr, il y a toutes les guest-stars, bien souvent sous-utilisées à merveille parce que c’est ça que fait Angie Tribeca. C’était un plaisir à binger et j’espère qu’on aura le droit à une cinquième saison.

The X-Files, saison 7, épisodes 7 à 10

Je n’ai vu que quatre épisodes de The X-Files cette semaine parce que, comme je le disais en introduction, j’ai décidé d’embrasser la joie ! Par contre, il n’y avait pas de nouveautés lundi et mardi, et il fallait bien s’occuper donc…

Alors que j’étais plutôt enthousiaste la semaine passée, la suite de la saison 7 ne m’emballe pas tellement. J’aime bien The X-Files lorsque c’est léger ou que ça fait peur, et là c’était aucun des deux ; mais d’un autre coté, je n’ai vu que quatre épisodes. De plus, je me suis arrêtée à « Sein unt Zeit », le premier d’un double épisode passionnant consacré à une disparition d’enfants que Mulder relie à la disparition de sa soeur et je dois dire que j’ai bien envie de voir la suite. De toute évidence, pas assez envie que pour continuer cette semaine ; mais je n’ai aucun inédit lundi et mardi prochain non plus donc…

BoJack Horseman, saison 5, épisodes 8 à 10

Enfin, après plusieurs mois de pause j’ai décidé de terminer la saison 5 de BoJack Horseman. J’étais encore sous le choc de « Ancient History » et on continue dans la descente dans la drogue de BoJack, qui réveille en moi plein d’angoisse. C’était bien de le voir se reprendre en main cette saison, mais vu le nombre de pilules qu’il avalait, on savait qu’il s’agissait ici d’une bombe à retardement. Tic, tic, tic…

Tout va encore bien pour BoJack dans « Head in the Clouds » enfin si par tout va bien vous entendez il perd le contrôle de sa vie, contrôle qu’il n’a plus du tout dans « The Showstopper » : qu’est-ce qui est Philbert, qu’est-ce qui est réalité ? BoJack ne sait plus et cela l’amène à devenir un danger pour les gens autour de lui. Dans « The Show Stopped », tout le monde tente de réparer les pots cassés pour que finalement ce soit un tout autre événements qui clôture l’intrigue ; on aurait du le voir venir qu’avoir un sex-robot aux commandes d’une chaîne allait se terminer par un scandale, n’empêche que c’est juste le bon équilibre d’absurde, horrible, drôle et ancré dans la réalité. Lorsque plus rien ne va, BoJack se tourne vers Diane qui, comme toujours, est la meilleure des deux. Elle aura eu ses épisodes cette saison, mais la voir perdue dans sa vie reste assez déroutant.

Moment d’appréciation, aussi, pour la séquence musicale de Stephanie Beatriz. Rien à voir avec la capture, j’y pense juste. Netflix/ BoJack Horseman « Head in the Clouds ». Source : AV Club

Je ne sais pas pourquoi j’ai mis tant de temps à finir la saison. BoJack Horseman reste très déprimant et très drôle à la fois et en réalité, je sais pourquoi, parce que parfois ça me fait rire mais ça me rend aussi assez triste.

Sex Education, saison 1, épisodes 1 à 3

Samedi, j’ai décidé de donner une chance à la petite dernière sensation Netflix, Sex Education. C’était un week-end lourd en streaming, et je dois encore voir les secondes saisons de Friends From College et de Fture Man et voilà que je me lance dans une nouvelle saison. Why why why.

Des trois épisodes que j’ai vu, Sex Education me charme. C’est une histoire aux apparences outrageuses mais en réalité charmante, qui met en avant une jeunesse décomplexée anglaise qui n’est pas sans rappeler celle de Skins – mais en moins destroy, peut-être ? Otis (Asa Butterfield) a seize ans, et alors que tous et toutes ses camarades s’intéressent de près ou de loin au sexe, il peine à faire à la part entre ce qu’il sait – beaucoup – et ce qu’il ressent – pas grand chose. Il faut dire que sa mère (Gillian Anderson, définitivement pas Scully) est sexologue et papillonne, en plus d’être maman poule. Comprenant qu’Otis a un talent pour tout ce qui est des questions sur le sexe, Maeve, paria cool, lui propose de monter leur propre business de conseils sexuels thérapeutiques. Sans être grossière, la série met en avant la diversité de la sexualité et des incertitudes adolescentes, et c’est plutôt réjouissant. A suivre.

Diffusions hebdomadaires

Fresh Off the Boat S05E09 : « Just the Two of Us »

Louis et Jessica gagnent un concours et se retrouvent à passer un weekend de rêve dans un spa… en réalité une retraite pour couples qui battent de l’aile. Evidemment, c’est l’occasion pour Jessica de tenter de prouver qu’il sont le meilleur couple, et pour arriver à prouver juste le contraire. De son coté, Eddie tente d’initier Grandma au rap, et cette dernière profite de l’occasion pour lui rappeler qu’il n’est pas si gangsta qu’il ne le pense.

« Just the Two of Us » est un bon retour pour Fresh Off the Boat. J’ai surtout aimé l’intrigue de Jessica et Louis. En effet, au lieu de présenter Jessica comme la méchante, c’est en réalité Louis qui est remis à sa place : non, il ne se fait pas « marcher dessus par sa femme », plutôt, il profite en réalité de son franc-parler pour endosser le rôle de l’homme sympathique que tout le monde aime, et ça, c’en est trop ! Ce n’est pas un retournement de situation a proprement parler – il me semble que le thème a été abordé il y a quelques épisodes – mais c’est l’occasion de subvertir le cliché de la femme autoritaire qui ne se soucie pas des autres : Jessica est soutenue par Louis, et c’est pour ça qu’elle se permet de prendre les décisions à sa place. Bref, ça m’a plut ; plus, on a plein de gags sur des jeux de rôles débiles et June Diane Raphael en conseillère illuminée. Tout ça fonctionne bien.

J’ai également regardé l’épisode de cette semaine ; c’est un peu plus bas.

Criminal Minds S14E11 : « Night Lights »

Soyez tous rassurés, Spencer est de retour ! Si vous n’avez pas remarqué son absence, vous serez assurés de savoir qu’il est de nouveau là parce que tout le monde le répète. On l’aura compris : y’a du drama/ des contraintes derrière les scènes de la séries mais en réalité, ce n’est pas si bizarre que ça que toute l’équipe ne soit pas toujours au complet sur les mêmes missions, parce qu’avec les congés et les règles de travail, c’est tout à fait réaliste que parfois tous leurs horaires ne soient pas synchro tout le temps. ER utilisait cela à merveille pour faire bouger les équipes et les partenariat mais je vois que je suis de nouveau hors sujet. Revenons à Criminal Minds et à l’épisode de la semaine passée : « Night Lights ».

Le serial killer de la semaine est avant tout un serial blinder, qui aime priver ses victimes de leur vue, soit en leur brûlant les yeux, soit en les coinçant dans le « noir ». C’est aussi un violeur, et il veut se venger mais à un moment ou à un autre, sauf qu’il a oublié sa cause et à décider de s’attaquer à des personnes qui étaient sur son passage parce que pourquoi pas. Franchement, on n’est pas à ça près ; « Night Lights » a des airs de Criminal Minds classique et c’est pas mal du tout.

Et oui, je dois avouer, j’ai apprécié les random facts de Reid. Non, je ne savais pas qu’il n’y avait jamais eu de cas reporté de serial killer né aveugle.

Là aussi, j’ai regardé l’épisode de cette semaine ; voir un peu plus bas.

Black-ish S05E09 : « Wilds of Valley Glen »

Oh mince, mon petit coeur, mon petit coeur, comment il se fait voler par mes séries parfois. Black-ish ne touche pas souvent la corde sensible, et pourtant ici, elle a sonné si juste que j’en ai été émue – tout ça grâce à Junior parce que Junior est le meilleur (enfin, après Diane, mais close second). Dre doit accompagner les jumeaux à une activité camping pour l’école, mais il n’a pas envie, alors il leur propose de montrer leurs têtes avant de se retirer vers un hôtel de luxe ; sauf que Diane et Jack prennent vite gout aux activités, et que y’a plus que Dre pour pleurer comme le gros bébé qu’il est. Il poursuit donc son plan, sans les jumeaux, jusqu’à ce que Junior lui rende visite et lui rappelle qu’ils étaient également proche, il était une fois, jusqu’à ce que Junior trouve ses propres centres d’intérêt – en commençant par Harry Potter (bc he’s the best) – et que Dre se mette à le chambrer à se sujet ; sans rien en commun, ainsi commence leur nouvelle dynamique. A lui de ne pas répéter cette erreur :

Dre : Hey man… We mess with each other. We have a back-and-forth, and… I think that’s kind of cool.
Junior : Yeah, actually, it is. But we could’ve had more.
Dre : True.
Junior : The window’s still open with the twins.

Des coeurs dans les yeux. Voilà donc Dre qui retourne camper avec ses enfants, et décide de prendre sur lui et de passer un bon temps, malgré Debbie, ses commentaires limites, et son désir gênant de rapper.

Je l’aime trèèèès fort. ABC/ Black-ish « Wilds of Valley Green »

La seconde intrigue de l’épisode réunit Bow et Ruby, ce qui est toujours un cadeau. La premières’offusque que personne ne remarque les micro-agressions racistes qu’elle subit au bureau, et la seconde la conseille – Ruby découvre aussi John Legend, et La La Land, et c’est délicieux.

« Wilds of Valley Glen » est un retour en force pour Black-ish, à la fois très drôle et émotionnel. Il va sans dire que j’ai beaucoup aimé.

Splitting Up Together S02E09 : « Contact High »

Mon mercredi a été rempli de comédies excellentes qui m’ont fait rire à haute voix ; après Black-ish, c’est le retour de Splitting Up Together et de la tension sexuelle entre Martin et Lena, et me-likey. En effet, dans « Contact High », Lena fantasme sur son ex, si bien qu’elle en perd le contrôle moteur et qu’elle se retrouve avec une dent cassée. Un bonbon au cannabis et une anesthésie plus tard, la voilà qui plane à des lieux ; vient à sa rescousse Martin, bien que cela mette en péril sa relation avec Paige (relation qui battait déjà de l’aile). Alors qu’on les a déjà vu parler de leurs dysfonctionnements de couple, ils discutent ici de leur sexualité, et c’est rafraîchissant – et la preuve que non, tous leurs problèmes n’étaient pas résolus à la fin de la saison passée.

Marc Even Jackson = la valeur sure des petits guest rôles qui pourrait être tellement plus. ABC/ Splitting Up Together « Contact High ». Source : Recap Guide

Jenna Fisher est hyper drôle en Lena défoncée (même si légèrement trop détendue que pour être crédible), et cette fin d’épisode, où elle tente de séduire Martin qui refuse ses avances, met à l’honneur l’alchimie des deux personnages tout en promettant des chouettes retombées. J’ai vraiment hâte de voir la suite. D’ailleurs, tant qu’on parle de choses qui me réjouissent, Maya a décidé de sortir avec son serveur chouchou Gene et bon sang de bonsoir, je ne dis jamais non à plus de Marc Evan Jackson. Il est ici imperturbable, et faussement désintéressé et qu’est-ce que c’est chouette à regarder.

The Kids Are Alright S01E09 : « The Love List »

J’ai souvent comparé The Kids Are Alright et Malcolm in the Middle, mais Peggy m’a rarement autant fait penser à Lois que dans « The Love List », où elle décide de faire un classement des enfants qu’elle aime afin de les retourner les uns contre les autres et ainsi découvrir qui a cassé la lampe du salon. C’est diabolique et cruel mais surtout très, très, trèèèès drôle, autant que le regard désapprobateur de Lawrence [Hé, je commence à repérer les noms des frangins ! Enfin !], qui tente quand bien que mal de rappeler à sa mère qu’il est important de dire à ses enfants qu’on les aime, sans rien espérer en retour –  il a tout de même retenu quelque chose du séminaire. Le plan de Peggy fonctionne et Timmy se retrouve dans le collimateur de ses frères, et ça brise le coeur de Mike, qui tente alors de raisonner Peggy. Jusqu’à ce qui Timmy fasse une crise d’appendicite et que l’anesthésiant le rende de nouveau bavard… Oups.

« The Love List » a beau avoir une prémisse cynique, la résolution est bien gentille et pleine d’espoir. Certes, les parents Cleary restent émotionnellement distants, mais ils prennent cependant sur eux pour le bien de leurs enfants, qu’ils aiment, au fond, sans avoir besoin de le dire. C’est tout chaud tout doux, cette série, j’aime bien.

Supernatural S14E03-S14E05 : « The Scar », « Mint Condition » et « Nightmare Logic »

Première série de mon rattrapage de Supernatural de cette semaine, avec trois épisodes. On avait laissé un bunker rempli de chasseurs du monde de Michael, travaillant avec Sam, dans lequel revenant un Dean désormais débarrassé de l’archange – ou l’est-il ? A priori, il l’est ? Dean est Dean, larmouchant, un peu déprimé, et rapide à critiquer les poils au menton de Sammy boy. Bref, Dean est Dean, quoi. Le seul gros changement semble être une nouvelle cicatrice, qu’ils attribuent au mystérieux tueur de Kaia dans « Wayward Sisters » (qu’on sait être le double de Kaia). Yep, vos prières ont été répondues : il est temps de clôturer l’intrigue de Jody Mills et ses filles ! La quête pour Kaia 2 est au centre de « The Scar », et Dean, Sam font équipe avec Jody #GoodOldTimes. On apprend que Kaia 2 est la Kaia du monde de Michael, et qu’elle partageait un lien psychique avec Kaia 1, et aussi qu’elle ne voulait pas la tuer elle mais tuer Claire. Pourquoi ? Mystère. Son arme a cependant le pouvoir de blesser, voir tuer, Michael, qui envoie plein de monstres après elle. A a fin de l’épisode, elle décide de sauver les Winchesters avant de repartir de son coté. Voilou voilou. Au bunker, Jack veut faire une fugue mais il fait l’erreur de passer dire au revoir ce qui éveille les soupçons de papa Castiel (no shit) ; au final, il se pique d’intérêt pour une jeune fille et éblouit tout le monde avec son savoir. Il est heureux d’être utile, mais mauvaise nouvelle, il a une « petite toux », le « prix de l’humanité », sauf qu’il crache du sang et que ça, ce n’est jamais bon – cf. Moulin Rouge et toutes les fois où quelqu’un crache du sang au cinéma ou à la télévision.

DEAN WINCHESTER NERDING OUT ET AVEC DES LUNETTES. Désolée, Sam, mon allégeance faillit. The CW/ SPN « Mint Condition » Source : Hypable

« Mint Condition » est un épisode classique de Supernatural mes préférés. C’est une histoire de fantôme et bon sang de bonsoir, quand vont-ils arrêter de tout spoiler dans les « Précédemment » ? TOUTES LES RÈGLES SONT RÉPÉTÉES DANS L’EPISODE DE TOUTE FAÇON. Soit. Tout commence par des objets de collection geek se faisant posséder, et cela se finit avec une parodie de film d’horreur alors qu’on a en plus des extraits d’un faux film d’horreur en fond, et c’est très réjouissant. Yay.

Enfin, « Nightmare Logic » est un retour à la nouvelle normalité de Supernatural. Une des chasseuses du bunker, Maggie, manque un check-up, et cela rend Sam très inquiet, si bien que les frères se lancent sur ses traces… seulement pour se retrouver face au duo Bobby 2-Mary, déjà sur le coup. Bobby 2 n’a pas confiance dans le leadership de Sam et il n’hésite pas à lui dire, ce qui est déchirant parce que Bobby 1 était comme un second papa pour Sammy, et qu’en réalité il fait du bon boulot – y’a aussi le fait que Mary est intéressée par Bobby 2 romantiquement, ce qui est, euh, quelque chose ? Le mystère de l’épisode est la manifestation de peurs, ce qui nous permet d’en apprendre plus sur la vie de Bobby 2. Le monstre, un djinn, nous apprendra finalement que le mot d’ordre de Michael est de décimer un max de chasseurs, et donc c’est pour ça que tout le monde est après eux. Fun ! A la fin de l’épisode, Bobby 2 et Mary décident de passer du temps à deux en tête à tête – de nouveau c’est, euh, quelque chose.

J’avais très peur de me remettre à Supernatural après ma pause parce que je n’étais pas trop sûre d’avoir envie de suivre l’intrigue principale – le gros défaut de la série ces dernières saisons. Ces trois épisodes m’ont rassurée, parce qu’ils reprennent plus ou moins le schéma monster-of-the-week et la dynamique cœur à cœur Winchester, tout en continuant à développer tous les nouveaux personnages, ce qui me convient. J’aime moyen les intrigues doubles, mais si elles sont bien menées, je peux m’y faire. Aussi, ils n’ont pas intérêt à tuer Jack parce que mon cœur ne peut pas supporter tant de négativité.

Les épisodes 6 et 7, puis 8 et 9, c’est juste un peu plus bas.

Single Parents S01E11 : « That Elusive Zazz »

J’espère vraiment que Single Parents ne va pas nous donner une romance Angie-Will dès cette première saison (ou jamais, d’ailleurs), mais à les voir interagir encore et encore, j’ai l’impression d’être devant une porte grande ouverte. En disant ça, je réalise que Will et Angie ne passent en réalité que très peu de temps ensemble dans « That Elusive Zazz », puisqu’elle a une intrigue de son coté avec Douglas ; et pourtant, ça a suffit pour m’alarmer, c’est dire.

#DreamTeam. ABC/ Single Parents « That Elusive Zazz » Source : Disney ABC Press

Will aimerait retourner au boulot, et voilà que le job de ses rêves se présente à lui : il ne lui faut qu’une cassette d’audition. Il recrute Miggy, Poppy, Sophie et Rory pour l’aider, mais cela ne mène à rien ; pas de surprise ici. Il lui manque le facteur « zazz », et est sur le point d’abandonner avant que Sophie lui rappelle qu’il est le meilleur et qu’il doit juste faire comme si son audience, c’était elle, et ça résolue tout parce que Sophie est la meilleure. Will a un travail ! Graham se retrouve avec « PROUT » écrit sur son front au marqueur, une oeuvre des jumelles, et Angie tente alors d’extorquer des excuses à ses dernières, alors que Douglas dit des inepties sur la loi de la jungle ou je ne sais quoi. Au final, Graham en vient aux mains et Angie parvient à extorquer à Graham un semblant de reconnaissance (faute d’excuse).

Je n’ai pas passé un mauvais moment devant « That Elusive Zazz » mais j’aurais aimé être plus surprise que je ne l’ai été. Voilà, voilà, voilà.

Criminal Minds S14E12 : « Hamelin »

Second épisode de Criminal Minds de la semaine, et laissez-moi l’écrire afin de mettre au clair ce qui s’est passé : dans « Hamelin », le criminel hypnotisait des enfants en utilisant l’ASMR et les messages subliminaux, en leur envoyant des mails chelous qui s’autodétruisent parce que c’est tout à fait un truc à la portée de n’importe qui ? Et il faisait tout ça pour prouver à tout le monde qu’il n’était pas un pervers et venger le suicide de son fils, mais aussi ne parvient pas à tuer les enfants parce que son plan hyper-élaboré est en réalité plein de trous et qu’il finit par prendre quelqu’un en otage dans la rue au hasard, mais est désamorcé par un petit coeur-à-coeur gentillet ?

Je pense que quelque chose m’a échappé.

Ce qui continue de me choquer, c’est que le BAU n’a aucun problème à traiter comme de la merde un mec qui a purgé sa peine mais qui a un passé de prédateur sexuel parce que ces criminels, ils sont et resteront des montres à jamais, beurk, trop dégueu, ils sont différents de nous à un niveau moléculaire baah, ils méritent tous d’être en prison pour toujours et à jamais, ce ne sont pas des êtres humains. Parfois, c’est dur de regarder cette série en ayant conscience qu’elle renforce des schémas de pensée déshumanisants.

Anyway, Criminal Minds a été renouvelée pour une quinzième et finale saison et en réalité, je suis un peu triste mais aussi rassurée parce qu’il ne reste que trois épisodes à cette saison et que d’office qu’elle termine sur un cliffhanger de malade, comme d’habitude. C’est bon de savoir que le BAU sera de retour pour chasser des serial killer et dépasser les bornes de la décence l’année prochaine.

[Je suis méchante mais en vrai, l‘intrigue complètement cheloue de l’épisode m’a bien plu. Le grand n’importe quoi, ça fonctionne parfois.]

Supernatural S14E06-S14E07 : « Optimism » et « Unhuman Nature »

Deuxième salve de rattrapage pour Supernatural cette semaine et bon sang de bonsoir, la série joue avec mes nerfs.

« Optimism » se dédouble avec une intrigue menée par Dean et Jack, et une autre par Sam et Charlie 2, ce qui pourrait être réjouissant si ce n’était pas frustrant : j’aurais bien eu 40 minutes de l’une ou de l’autre, plutôt que d’avoir tout ça précipité en un seul épisode ! Dean et Jack enquêtent sur la mort de prétendants d’une libraire romantique, même que bébé Jack a sa première mission sous couverture et confond sa fausse identité avec ses sentiments d’adulescent (souvenons-nous : il était en partie archange et n’a donc jamais eu de puberté, tout ça est nouveau pour lui, coeur, coeur, coeur). Au final, c’est une histoire de zombie, et la libraire innocente n’est pas si innocente que ça et tout ça est tellement fun, je suis trop dégoûtée de n’en avoir eu qu’un aperçu.

Charlie 2, pas Charlie mais Charlie quand même, un rappel constant du sort horrible qu’à subi ce superbe personnage. The CW/ SPN « Optimism » Source : Den of Geek

Sam et Charlie 2, eux, font connaissance, sauf que Sam ne peut pas s’empêcher de confondre Charlie 1 et Charlie 2, ce qui est gênant. J’ai deux copains jumeaux qui pètent un câble dès qu’on se trompe sur leur identité (alors qu’ils arrêtent pas de changer de lunettes et qu’ils ont la même garde-robe, parce qu’ils sont cruels) et je serai Charlie 2 que je lui aurait mis une tarte. Mais Charlie est Charlie, elle est cool. Dans son monde, elle était heureuse et amoureuse, avant que l’apocalypse lui gâche son bonheur ; elle veut désormais quitter la vie de chasseuse pour vivre en ermite, mais Sam essaye de la convaincre du contraire parce que… la vie de chasseur c’est trop cool ? Anyway, ils enquêtent sur un monstre qu’ils pensent être une mouche géante et solitaire et, puisque tout est précipité, je n’arrive plus à me souvenir des détails. Je sais juste qu’en réalité, cette mouche n’est pas si solitaire que ça et qu’à la fin on voit plein de mouches porter son corps. J’aurais aimé en savoir plus.

Histoire de terminer en beauté, la petite toux sanguinolente de Jack empire et le voilà qui s’évanouit devant un Dean complètement désemparé (il me semble que le titre de l’épisode, « Optimism », fait référence à sa philosophie de vie, haha, lol.) MON CŒUR, MON PETIT CŒUR.

« Unhuman Nature » a lui aussi une double intrigue, ici plus méritée : alors que Dean, Sam et Castiel sont en pleine opération « Sauver Jack », Nick, qu’on a plus vu depuis perpète, avance dans son enquête sur qui a tuer sa femme et sa fille, un meurtre à la fois. Commençons par lui, parce que j’ai pas le courage de parler de Jack là tout de suite.

Il semblerait que Nick n’est pas le vaisseau innocent qu’on croyait qu’il était, mais il n’est pas non plus responsable de la mort de sa femme et de sa fille. Pourquoi, alors, se lance-t-il dans toute une série de meurtres hyper-cruels ? Peut-être Lucifer a-t-il déteint sur lui. Peut-être a-t-il toujours eu une part sombre en lui qu’il a désormais décidé d’embrasser. Ou peut-être qu’il était déjà un serial killer mais qu’on ne le savait pas. Soit : il avait déjà tué son voisin, il tue son confesseur, puis finit par retrouver le policier qui a découvert les corps. Il apprend alors que ce dernier était là lors des meurtres, aux premières loges, même ; en effet, il était possédé par le démon (?) Abraxas. Nick le tue quand même, puis prie Lucifer et une forme se dessine dans le Néant et bon sang de bonsoir ne me dites pas que Lucifer est de retour, non, non, non, non, been there done that. Une autre option serait que ça a à voir avec ledit Abraxas parce que le qualifier de démon est fortement simplifier les choses si on en croit sa page Wikipédia.

Moi aussi je veux trois papa qui m’aiment fort comme ça ❤ The CW/ SPN « Unhuman Nature » Source : ap2hyc

Bon, revenons à Jack. Sam, Dean et Castiel appellent toutes leurs connaissances pour sauver leur bébé, et la première à revenir est Rowena, qui accepte de se mouiller dans l’affaire parce qu’elle ne fait désormais plus peur du tout et qu’elle est juste trop classe. Elle déduit que Jack meurt à cause de sa nature : en tant que nephilim, il est un équilibre de deux entité, une angélique et une humaine ; sans sa grâce, il dépérit, et ses deux natures s’attaques. Bon, ça, on aurait pu le comprendre comme des grands. La grâce de Castiel ne peut pas le sauver parce qu’il n’est pas un archange ; arrive alors Ketch, qui les met en contact avec un shaman qui a peut-être une solution. En échange d’une faveur (à déterminer), il en refile un peu de grâce de Gabriel et un sort qui permettra de sauver Jack – sauf qu’en réalité, non. Cela ne fonctionne pas, et Jack continue de mourir : il n’y a rien à faire. ILS. N’ONT. PAS. INTÉRÊT.

Je reste plutôt convaincue de la saison, mais je ne comprends pas pourquoi ils s’acharnent à faire des intrigues multiples par épisodes ! J’aime Sam, et Dean, mais si il faut que l’un des deux soit absent d’un épisode (ou relégué à une minuscule b-story), je serait tout à fait OK qu’on explore de nouvelles dynamiques. Les épisodes sont trop chargés et ça me gâche une partie du plaisir.

Pour les épisodes 3, 4, 5, c’est plus haut ; les épisodes 8 et 9, plus bas.

Brooklyn Nine-Nine S06E01 : « Honeymoon »

J’ai beau savoir que l’annulation de Brooklyn Nine-Nine n’a duré qu’un jour en tout et pour tout, cette saison 6 est pour moi un miracle et je vais galérer à être objective – d’autant plus que ça fait quelques mois que je la revois, cette fois-ci avec mon copain, bref, j’ai soif de nouveauté.

« Honeymoon » reprend exactement là où la saison 5 s’était arrêtée, avec Holt découvrant si oui ou non il a obtenu sa promotion… et c’est oui ! Ah, non, en fait, c’est non. C’est la grosse déprime, et le voilà qui prend un congé. Le hasard fait bien les choses : Amy et Jake ont le droit à une lune de miel de rêve grâce à leur assurance mariage, et ils se retrouvent dans le même hôtel que le Capitaine qui, malgré ses efforts à se faire discret, prend beaucoup de place. Au commissariat, Terry traverse une crise de confiance lorsque Rosa vient le voir afin qu’il résolve un de ses problèmes et Boyd tente de percer à jour pourquoi la mère de Gina a rompu avec son père.

“ – Is the pineapple the slut, or is it calling someone else a slut? – Clearly the pineapple is the slut.” NBC/ Brooklyn Nine-Nine « Honeymoon ». Source : Junkee

« Honeymoon » n’est pas encore un retour à la normale, puisque l’intrigue principale se passe hors du commissariat, mais l’épisode a beaucoup qui joue en sa faveur, comme les t-shirt déprime de Holt et des répliques déjà cultes (qui restent moins drôles que la réaction des personnages… bon sang que je les aime, ces acteurs !) Outre le comique, l’épisode fonctionne également d’un point de vue émotionnel : le passage à blanc de Holt est poignant, et je suis curieuse de voir comment il va réussir à retourner à la routine. C’est chouette que la Nine-Nine soit de retour et j’ai hâte de la suite.

You’re the Worst S05E01 : « The Intransigence of Love »

C’est la dernière saison de You’re the Worst qui commence, mais ce n’est pas évident dans les premières minutes de « The Intransigence of Love » : pas de Jimmy, ni de Gretchen, mais deux autres personnages, un certain Jake, loueur de DVD exigeant et désagréable, et une certaine Gemma, cliente cinéphile qui lui promet un rendez-vous s’il lui trouve un film introuvable. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait ici d’un livre de Jimmy, inspiré de son histoire avec Gretchen, mais à partir du moment où la réalité virtuelle entre en jeu il devient évident qu’on a affaire à tout autre chose (ou alors que Jimmy est un pire écrivain que ce qui semblait être). C’est effectivement le cas : nous tourtereaux sont en train de rencontrer des organisateurs de mariage et romancent leur histoire d’amour farfelue au gré de leurs improvisations. Maintenant que les masques sont tombées, l’histoire devient encore plus fantasque et déjantée, s’inspirant au passage de plein de moments cultes du cinéma. et testant la patience des organisateurs A peine de retour que Jimmy et Gretchen font déjà chier leur monde, que c’est bon de les revoir.

Do you though ? FXX/ YTW « The Intransigence of Love ». Source : Giphy (@ytwfxx)

« The Intransigence of Love » est un peu longuet à démarrer, mais à partir du moment où tout ça part en cacahuète c’est vraiment très drôle. J’admire l’audace de commencer une saison de la sorte, même si j’avoue qu’une partie de moi a été frustrée de ne pas avoir le droit à une vraie progression (et oui, Lindsay et Edgar m’ont manqué).

The Good Place S03E10 : « The Book of Dougs »

36 épisodes, et  nos héros sont, enfin, au Bon Endroit… ou au moins le plus proche du Bon Endroit qu’ils ne l’ont jamais été, soit à juste quatre Oréos. Après  les aventures de l’épisode précédent, ils ont atterri dans ce qui semble être un secrétariat/ bureau de poste, où travaille une employée bienveillante jouée par Nicole Byer (vue, entre autres, dans Nailed It!) On est au Bon Endroit parce que l’air sent comme la conception du bonheur de chacun, ce qui est encore une fois l’occasion de nous rappeler que nos héros, malgré leurs progrès, restent un tantinet infects – et bien heureusement. Michael est décidé à prouver que le Mauvais Endroit a saboté le système des points, mais sa discussion avec les gens du Bon Endroit lui montre qu’en réalité, ce n’est pas si simple. Non seulement ces derniers sont trop gentils, ils sont surtout très lents : s’il ne sont pas indécis comme Chidi, ils prennent tellement de précautions qu’ils sont constamment pris par des formalités administratives. Ce n’est pas tout à fait la conception du « Bon » à laquelle je m’attendais, mais après tout pourquoi pas.

Michael réalise qu’il est face à un mur : il faudra au Bon Endroit près de 1400 ans rien que pour réunir un comité d’inspection, et lui veut un changement maintenant. Alors que Tahini essaye, de son coté, de réunir Janet et Jason pour leur bien, mais n’arrive qu’à leur faire du mal, Michael se rend compte que quelque chose cloche… et si le système était fondamentalement injuste ? [Quelle sensation de déjà-vu.] Après vérification, le Livre des Dougs lui donne raison : les actions ont des conséquences qui dépassent les intentions premières (no shit) ! Dans une société capitaliste comme la notre, il est par exemple impossible de consommer de manière éthique (même s’il s’agit d’offrir des fleurs à sa grand mère… puisque ça rapporte, au final, à un dirigeant d’une grosse compagnie qui aime envoyer des dickpics) : tout est nuance de gris, et les nuances de gris sont comptées comme des mauvais points. Il est donc temps de quitter le presque Bon Endroit pour se rendre au Trou Inter-dimensionnel des Pancakes, afin de discuter de se problème avec la Juge. On va revoir la Juge !

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Très fière du placement de ce gif. NBC/ The Good Place « The Book of Dougs ». Source : Pure Fandom

Dans tout ça, Eleonor et Chidi ont leur premier rencard (dans ce reboot), et même si j’ai un peu du mal à gober leur romance, tout ça fonctionne plutôt pas mal. Reste que, depuis qu’ils sont « ensemble », Eleonor passe son temps à avoir besoin de Chidi pour rester à flot ce qui n’est pas tellement faire honneur au personnage. Soit.

« The Book of Dougs » ne m’a pas autant plu que les derniers épisodes avant hiatus. Certes, c’était chouette de rencontrer les employés du Bon Endroit, et c’est toujours un plaisir de voir Paul Scheer (The League me manque grave), mais Michael est vraiment lent à la détente et c’est un peu trop gros que pour être crédible : j’ai l’impression qu’on a déjà envisagé les conséquences au delà des intentions, non ? The Good Place reste chouette, mais avec trois épisodes pour conclure la saison, il est temps de nous surprendre comme elle sait le faire !

Good Trouble S01E01 : « DTLA »

Je n’étais pas sûre d’avoir très envie d’un spin-off de The Fosters, parce que parfois, les spin-off, ça fait l’effet d’un couteau dans la plaie. Cependant, les images de promotion et la perspective de revoir tous les Adam-Foster le temps d’un cameo m’a fait craquer (et ce toute en conscience que Brallie n’arrivera jamais, laissez moi espérer et en même temps avoir honte d’être complètement emballée par la perspective d’une relation incestueuse). Alors j‘ai lancé Good Trouble et tous mes doutes ont été effacés.

Certes, Good Trouble n’est pas The Fosters, mais ce n’est pas plus mal – en réalité, je n’ai même pas besoin de cameo après le premier épisode. Callie et Mariana ont toutes les deux décroché un job à LA, la première pour un juge conservateur (qu’elle espère secrètement influencer), la seconde pour une start-up ; les deux s’en prennent plein la gueule dès les premiers jours, où elles sont confrontées à une réalité à des lieux des leurs illusions, ainsi qu’à des humiliations qui réveillerons vos angoisses du premier jour dans un nouvel emploi (non, juste moi ?), et se retrouvent à revoir leurs attentes et à devoir changer atténuer qui elles sont. Callie a besoin de Mariana parce qu’elle ne peut pas se permettre de payer un loyer seule ; Mariana a besoin de Callie parce qu’elle est terrifiée par l’indépendance ; au final, Callie a aussi besoin de Mariana parce qu’elle a trop tendance à s’enfermer dans ses problèmes sans laisser personne entrer. Mariana ment à Callie et les voilà coincées à vivre dans un loft communautaire ; Callie fait l’erreur de coucher avec le crush de Mariana, d’abord dans le savoir, puis encore en le sachant ; les sœurs finissent par faire la paix en réalisant que ledit crush, Gael, est bi, mais surtout qu’il est complètement non-exclusif donc pas la peine d’en faire toute une histoire.

« It’s not where you come from, it’s where you belong. Nothing I would trade, I’ve would’nt have it any other way. You’re surronded by love and you’re wanted, so never feel alone, you are here with me, right where you belong. » Sur ces mots, je vais me faire un rewatch de The Fosters parce que raisons. Freeform/ Good Trouble « DTLA » Source : Fanfest

« DTLA » est un épisode qui enchaîne les problèmes pour les sœurs Adam-Foster, et c’est peu être un tantinet trop, mais ça permet de poser le décor : Callie et Mariana sont des warriors, et rien ne les arrête. Un gros coup de larme, des excuses, et c’est reparti – soit ma philosophie de vie. La vie de loft permet d’avoir de nouveau une unité familiale (jusqu’au détail de l’attirance sexuelle problématique, même si ici au moins, pas incestueuse), et j’ai hâte de mieux faire la connaissance de Gael, Alice (la manager du loft, qui cache une partie de sa vie à sa famille), et Malika (une militante engagée dans une histoire de police shooting sur laquelle le juge de Callie va devoir statuer). Y’a du drame en perspective, mais aussi beaucoup d’amour, et j’ai l’espoir que Good Trouble sera aussi inclusif et vecteur de positivité que sa grande sœur. J’ai de la place pour autant de bonheur dans ma vie.

Supernatural S14E08-S14E09 : « Byzantium » et « The Spear »

Dernière salve de rattrapage de Supernatural et bon sang de bonsoir, on n’est pas passé loin de la catastrophe, sommes-nous ? Un épisode au paradis, un second qui nous ramène à l’intrigue de saison : je prends clairement moins mon pied mais la série se rattrape en ramenant des visages familiers. Certes, elle aurait pu utiliser les personnages qu’elle a à sa disposition en ce moment, mais à quoi bon ?

« Byzantium » n’est pas long à nous rappeler que le monde est triste : Jack meure et je pleure. Castiel contacte alors une experte en ange (un personnage qu’on a déjà vu mais c’est une de ces saisons que je n’ai pas revu, donc je ne me souviens de rien) qui pense pouvoir ressusciter Jack en transformant une partie de son âme humaine en grâce angélique, ou quelque chose du genre. Bref : elle veut bien faire ça en échange d’une place au paradis, mais Anubis, responsable de savoir qui va où, révèle qu’elle est destinée aux enfers, rien à faire. Un moment ici : il y a un Anubis ? J’ai toujours cru que les enfers étaient destinés à ceux qui vendaient leur âme à un démon et à eux seulement, jamais j’aurais cru qu’il y avait un responsable de l’équilibre, et certainement pas que c’était une divinité égyptienne. Soit. Lily dit bye-bye, mais Dean la convint de les aider. Tout ça serait insupportable de suspense si on ne suivait pas parallèlement Jack, au paradis, soit en train de passer du temps avec ses trois papas et OMG c’est trop mignon sa vision du bonheur. Jack est cependant poursuivi par une ombre, et il se réfugie dans le paradis de sa mère – lui brisant au passage le coeur, puisqu’elle apprend qu’il est mort. Castiel arrive au paradis, voulant demander à Jack s’il est OK de sacrifier un bout de son âme et on apprend que l’ombre est le Néant, à la recherche de Jack. Est-ce la forme qu’on a vu se dessiner dans le Néant, ou le Néant lui-même ? Week ik niet. Le Néant veut Jack, parce qu’il est partiellement ange, mais Castiel négocie et propose qu’il le prenne à sa place. Le Néant dit « OK, mais je te prendrait lorsque tu seras le plus heureux et tu le verras pas venir », et je sais d’expérience que ça veut dire qu’il ne peut pas atteindre l’orgasme avec l’amour de sa vie (#JurisprudenceBTVS), ce qui ne devrait pas poser de problème vu que Castiel est Castiel. Jack accepte les conditions de résurrection, Castiel lui fait promettre de ne pas parler à Sam et Dean de son deal avec le Néant, les anges remercient Castiel d’avoir sauvé le paradis et lui donne la location de Michael, Jack revient à la vie, et la chasseuse d’ange meure lors du sortilège et est acceptée au paradis grâce à son sacrifice désintéressé. Vachement plus facile que dans The Good Place, hein ?

Mourir et revenir à la vie : check. Jack est désormais officiellement un Winchester. Maintenant, pas touche à mon Castiel ! The CW/ SPN « Byzantium ». Source : Hypable

« The Spear » était le mid-season finale et il fait donc exactement ce qu’un mid-season finale fait. Vous pensiez que Dean était Dean ? TWIST, Michael est de retour (bien que Dean était Dean, la porte n’était juste pas tout à fait refermée… enfin, on y reviendra). On avait une arme magique pour le blesser ? JK, Michael la casse comme un pretzel. Vous aviez oublié l’existence du générateur de pouls hyperbolique ? Moi aussi, et je ne saurais pas vous dire à quoi il devait servir mais de tout façon, il est désormais cassé donc on s’en fiche ! Ah, comme c’est bon lorsque les intrigues sont résolues.

En gros, cela se déroule comme suit. Les Winchesters ont la localisation de Michael, et comptent donc l’attaquer avec toute leur puissance. Ils ont un homme infiltré, Garth, qui est le candidat parfait pour l’hybridation ; le générateur machin-chose, qui devrait leur arriver d’un jour à l’autre ; et la lance de Kaia 2, qu’elle leur prête en échange de la possibilité de retourner dans son monde désolé (diantre que cette jeune fille est macabre). Michael détruit le générateur, enlève Jack ; Garth tombe sous son influence (en fait, c’était un piège) ; et alors que Dean s’apprête à transpercer Michael, ce dernier lâche son vaisseau et reprend le contrôle. En réalité, Dean résistant trop à son influence alors il l’a quitté tout en laissant une porte ouverte afin de mieux le briser ? Je ne suis pas sûre que tout ça ait grand sens. Michael est dans Dean de nouveau, et il ordonne à son armée de lancer l’attaque donc tout va au plus mal pour les gentils. Sauf que Jack est en vie. Possiblement corrompu parce qu’il lui manque un bout de son âme mais sérieux, on va pas chipoter là maintenant, si ?

Clairement, les deux derniers épisodes ne m’ont pas autant convaincue que les cinq précédents (voir ce que je disais des épisodes 3, 4, 5 et des épisodes 6 et 7). J’ai l’impression que Supernatural réinvente les règles de possession et de vaisseau au fur et à mesure des épisodes et je trouve ça un peu pousser loin. Comment ça, il a laissé une « porte ouverte » (ou une « faille » ou je ne sais quoi), pour mieux le briser ? Pourquoi Lucifer n’aurait-il pas fait de même dans Sam ? Je veux dire, ne serait-ce pas là la chose la plus intelligente à faire pour s’assurer que le vrai vaisseau sera fidèle à jamais ? Pfffff. On n’y est pas revenu, mais je suis également inquiète de la tournure que peut prendre l’intrigue de Nick – et le possible retour de Lucifer. Je ne veux pas de tout ça. Les hybrides, par contre, c’est quelque chose qui peut me plaire ; comme tous les monstres mis aux trousse des Winchesters par Michael.

Des monstres. Chaque semaine ou presque. C’est tout ce que je demande.

Crazy Ex-Girlfriend S04E09 : « I Need Some Balance »

Ce fut un court hiatus pour Crazy Ex-Girlfriend mais je ne vais pas m’en plaindre : Valencia et Greg sont de retour plein temps et je ne suis que bonheur.

Cela fait un moment que Rebecca est prête pour une nouvelle aventure, mais alors qu’elle commence à halluciner des chats sauvages – dansants et chantants, comme dans la comédie musical Cats -, elle réalise qu’elle a surtout besoin de coucher avec quelqu’un. Le hasard fait bien les choses : elle est en contact avec Jason, qui avait annulé leur dernier rendez-vous pour une raison bidon la dernière fois, raison qui n’était en réalité pas bidon du tout. Rebecca a hâte, sauf que dans sa hâte, elle commet une erreur : trop de sport dans un pantalon non-aéré fait de sa vulve le terrain parfait pour le développement d’une mycose, qui sera ensuite empirée par toute une série de mauvaise décisions. Les numéros musicaux de l’épisode sont tous portés par un des chats de Cats, représentant un des aspects de sa vulve et c’est très drôle – aussi un peu gênant, mais c’est complètement assumé puisque Rebecca déteste Cats.

Rebecca et Valencia en mode BFF : je ne pensais pas en avoir besoin et pourtant, je ne peux plus m’en passer. The CW/ CXG « I NEed Some Balance » Entertainment Weekly

Alors qu’elle gère très mal sa succession de problèmes, d’autres s’annoncent à l’horizon, sans qu’elle ne s’en rende compte. En effet, WhiteJo a convaincu Greg de se mettre au sport, et ce dernier se fait un ami, qui n’est autre que Nathaniel. WhiteJo ne sait pas quoi faire – les deux sont tellement nuls à se faire des amis ! – et le temps qu’il décide d’agir, il est déjà trop tard : les deux hommes se sont racontés leurs histoires de cœur, et décidés de confesser à leur désirée qu’ils sont encore amoureux d’elle. Yep, le « j’ai couché avec ton père » n’était pas assez pour complètement refroidir Greg, et Nate est curieux de voir si son nouveau statut de gars gentil pourrait faire changer d’avis Rebecca. C’est en se retrouvant sur le perron de Rebeccca qu’ils comprennent enfin que Greg est « that Greg » et Nathaniel  « that jerk real estate dude she dated« . Rebecca est sur le point de coucher avec Jason lorsqu’elle entend le bruit qu’ils font, qu’elle pense être du à des chats sauvage. Elle est surprise de voir ses deux prétendants, bientôt rejoints par un Josh torse-nu venue la sauver des chats, et par un Jason qui ne comprend pas ce qui se passe. Ce dernier part, suivi de Nathaniel et de Greg, et d’un Josh tout en excuses. Rebecca est désespérée, et surtout, confuse. Plutôt que de leur courir après, elle s’épanche de ses problèmes auprès de Valencia. Progrès.

« I Need Some Balance » m’a fait l’effet d’un retour à ce qui faisait le succès de Crazy Ex-Girlfriend à ses débuts, et ce sans une crise de nerfs de Rebecca ! Je suis heureuse que Greg n’ait pas tout à fait tourné la page, même si il est fort possible que la réalisation que tout les ennuis que Rebecca causent fasse l’affaire ; cependant, j’espère surtout qu’au aura l’occasion de le voir traîner avec Nathaniel parce que ceux deux-là à deux est the next best thing. J’ai beaucoup ri lors de l’épisode, j’ai adoré la continuité musicale (et tous les cameos ! Megan Amram !), et je réalise tout juste que cela marquait la moitié de la saison : tout peut encore arriver ! Hâte.

Fresh Off the Boat S05E10 : « You’ve Got a Girlfriend »

Un second épisode pour Fresh Off the Boat cette semaine (pour le précédent, voir plus haut), « You’ve Got a Girlfriend », qui se consacre ici à Evan… et à ses amours. Le plus jeune des Huang plait à une de ses camarades de classe, et le voilà qui découvre qu’il n’y a pas que l’école dans la vie (même si l’école passe en premier, bien sûr), alors que Jessica se retrouve impuissante face au nouvel intérêt dans la vie de son benjamin. La seconde intrigue est consacrée à Honey, Eddie, et Emery, qui tentent de remonter le moral à Louis après un visionnage de You’ve Got Mail : il est lui même le Joe Fox d’un petit stand de ribs qui a du fermer lorsque Cattleman Ranch a ouvert.

Comme souvent, c’est Jessica qui vole l’écran ; Evan n’est cependant pas loin derrière, et c’est chouette de découvrir une « nouvelle » facette de sa personnalité (pas si nouvelle que ça : la fille dont il est amoureux est tout aussi studieuse et appliquée que lui, et leur connexion est très intellectuelle). C’était aussi bon de revoir Honey, dans un quatuor plutôt inhabituel. Un chouette épisode.


Ce débrief est le numéro 49, ce qui veut dire qu’on est à seulement trois semaines de l’année complète de discussion hebdomadaire des épisodes vus… Ah, vous vous souvenez des débuts, lorsque je blablatais juste une phrase ou deux sur chaque épisode, avec quelques élus qui bénéficiaient d’un paragraphe ? Moi non plus.

Puisque j’ai réussi à écrire ce billet à temps, je croire les doigts pour avoir le temps de publier d’autres choses cette semaine.

Et vous, êtes-vous enthousiastes de la reprise des séries ?
Qu’est-ce qui a fait la joie de votre semaine ?

Toujours vôtre,

Enid

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4 commentaires sur “Ma semaine devant l’écran #49 | De la joie, de la joie

  1. Moi je suis un peu à la ramasse niveau séries, je me suis contenter pour ce début d’année de regarder The Chilling Adventures of Sabrina et franchement c’était très cool. Sinon je rattrape petit à petit Brooklyn Nine Nine (d’ailleurs la saison 5 est bien meilleure que la précédente que je trouvais beaucoup trop lourde)

    Aimé par 1 personne

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