Le tourbillon Netflix #2 | Parentalité, réconstruction, deuil, chômage

Ça m’est déjà arrivé auparavant, et comme à chaque fois, j’ai été surprise. Ployant sous les tâches à finir et responsabilités à prendre, voilà qu’une troisième voie me semble plus attirante. Je ne devrais pas… je sais qu’elle risque de me faire plus de mal que de bien et pourtant… pourtant, l’hypnose du tourbillon m’appelle et je n’ai plus qu’une envie : me noyer dans les profondeurs de Neflix, au gré de son mystérieux algorithme, jusqu’à ce que je la nausée me prenne suffisamment pour me sortir de ma torpeur. 

Qui a dit que c’était au tourbillon ne pouvait pas être thérapeutique ?

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Avant c’était mieux | Ready Player One (2018)

Je ne critique pas souvent les films parce qu’il en faut peu pour me déplaire mais beaucoup pour m’emballer, si bien que ma réponse globale est bien souvent « meh ». Mes notes les plus données sur SensCritique sont d’ailleurs 6 puis 7, puis 8 (parce que parfois, quand même, j’apprécie ce que je regarde), 5 et 4, les trois se suivant de quelques unités. Cela n’est que le reflet des difficultés que j’ai de juger, les films en particulier. Sur quoi dois-je me baser ? La beauté des images ? L’intelligence du scénario ? La performance du casting ? J’en fais quoi des beaux films qui m’ont fait profondément chié, des films débiles dans lesquels les acteurs sont très bons, des films qui semblent rafistolés mais dont l’histoire est sublime ? Aucune idée. Je me perds dans les notes, et, incapable de faire la part des choses, je finis toujours par me rabattre sur la même chose : ce que le film m’a fait ressentir.

Un bon film, pour moi, est un film qui m’évoque quelque chose. Il peut me fasciner, sans que je ne sache pourquoi. Il peut me faire rire, me faire peur, m’exciter ou encore me faire pleurer. Il peut me rendre heureuse ou au contraire profondément malheureuse. Un film qui ne me remue pas, qui ne réveille aucune émotion, me paraîtra toujours d’un ennui profond. Il peut être rythmé, spectaculaire, intelligent et joué à merveille ; à mes yeux, il sera un échec. Il se perdra dans la masse des « meh » et, éventuellement, je n’en retiendrai que des souvenirs insipides.

Ready Player One est un de ces films qui aura failli à piquer mon intérêt.

Et pourtant, il avait beaucoup pour me plaire.

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Le tourbillon Netflix #1 | Université, océan, forêt, maison, internet

Ça m’est déjà arrivé auparavant, et pourtant à chaque fois, ça me surprend. Je ne sais pas quoi faire, je veux regarder quelque chose, mais je ne suis pas d’humeur pour une série. Je pourrais lire un livre, mais j’ai de la vaisselle à faire/ de la lessive à plier/ des plantes à rempoter. Je pourrais écouter un livre audio ou un podcast, mais je vais déjà ça dans le bus, dans les magasins, et au boulot. Je pourrais regarder un des films que j’ai en attente, mais j’ai peur de ne pas pouvoir lui donner ma pleine attention. Je me résigne alors : je lance Netflix.

Je ne sais pas trop de quoi j’ai envie, du coup je passe en revue les catégories mécaniquement, cherchant quelque chose qui attire mon attention. Un acteur que je connais, une affiche qui me plait, un titre qui m’intrigue. Souvent, mon choix se portera sur une comédie romantique ou un film d’horreur. Dans de rares occurrences, ce sera un film d’action ou un documentaire. Aujourd’hui, c’était un film d’horreur – mais ça, on y reviendra plus tard.

Quoi que je décide à regarder, si peu que j’ai suffisamment de tâches à faire, je sais que ça risque de n’être qu’un début. Une heure trente, c’est vite passé. Je sais aussi que sur Netflix, s’il y a beaucoup de choses bien, il y aussi beaucoup de choses médiocres. N’y voyez pas là du mépris. J’aime beaucoup les films médiocres. J’aime pouffer lorsque les héros font des trucs qui me paraissent stupides, j’aime lever les yeux au ciel des rebondissements ridicules, j’aime ricaner. Parfois, je me retrouve investie dans l’histoire. J’aime ça aussi, être surprise. Parfois je tombe sur des films vraiment, vraiment, vraiment bien, non pas que je les cherche. Je les prends comme ils viennent.

Ca commence donc par ce premier choix, et puis après les nonante minutes, je me mets à laisser Netflix faire les choix pour moi. Que me proposes-tu, très cher algorithme ? En bas de l’écran, trois nouveaux films. A moi de choisir par quoi continuer. Puis continuer. Puis continuer.

J’appelle ça « le tourbillon Netflix ».

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Les Bellas sont de retour (à nouveau) | Pitch Perfect 3 (2017)

J’ai vu Pitch Perfect pour la première fois en 2014, et de nombreuse fois depuis. A chaque visionnage, un sentiment de bien-être me remplit. Je souris de l’absurdité de l’intrigue, je ris des jeux de mots débiles, je jubile lors du « riff-off », je m’exaspère devant l’obstination de Beca et je fond devant la gentillesse de Jessie. Par moments, je me prends même à chantonner. Pitch Perfect est mon go-to feel good movie et je l’assume presque complètement, même que ce screenshot a été mon fond d’écran pendant plus longtemps que ce que j’ose admettre :

Pitch-perfect-riff-off-2
Universal. Je viens de le remettre en fond d’écran (oups)

Mon histoire d’amour avec Pitch Perfect n’a cependant pas survécu le second volet des aventures des Bellas. Le film est probablement OK, mais moi qui l’attendais tellement, je n’ai pas pu m’empêcher d’être déçue. Pitch Perfect 2 ne m’a transporté dans l’espace émotionnel qui m’était familier. Oui, j’ai rigolé, mais sans joie au coeur – et je ne pourrai pas vous citer une seule des musiques du film. Un moment que je m’empressais d’oublier pour me replonger dans Pitch Perfect l’original, le seul qui vaille.

C’est donc sans aucune attente que je me suis plongée dans Pitch Perfect 3. Bien heureusement je dois dire, sinon je pense que l’expérience se serait révélée bien plus désagréable que ce qu’elle a été. Parlons-en.

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« Lick it up, baby. Lick. it. up. » | Heathers (1989)

En 2016, je découvrais un site dont j’avais toujours rêvé. Tv.com était le havre des amateurs de série, animé par une équipe dynamique et soudée, plein de continu original et hilarant. A peine quelques semaine plus tard, le site était démembré, à mon plus grand désarroi. Privé de contenu original, les articles ne sont désormais que le fantôme de ceux qu’ils étaient, reproductions de ceux publiés sur TvGuide, dont la ligne éditoriale est définitivement plus sage, et perdus au milieu des clickbait. Tout ce qui faisait l’originalité de tv.com – les chroniques, le podcast, l’interaction auteurs-internautes – a disparu. Les critiques se sont retrouvés éparpillés et, affamée de retrouver leur plume acerbe, je rejoignais twitter afin de pouvoir suivre leurs publications.

Dans le courant de l’année passée, le ton de leur fil d’actualité change. Un petit voile de mystère se lève… Enfin la vérité sort : Price Peterson, Lily Sparks et Ryan Sandoval ont été engagés comme réels scénaristes sur une réelle série télévisée ! Il s’agit du reboot du cult classic de 1989, Heathers.

Ok, je veux bien, sauf que moi, Heathers, ça ne me disait rien, mais alors rien du tout. Alors que je fais beaucoup d’efforts pour essayer de cerner les contours de la pop culture, il semblerait qu’une fois encore, j’ai failli. La diffusion du pilote de la série étant programmée pour le 7 mars, il était donc grand temps que je mette à jour mon répertoire culturel et que je me plonge dans ce drame adolescent noir et cynique.

Récupéré de Giphy

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Ma semaine devant l’écran #2 | Rebecca fait face à ses actions et The Florida Project vole mon coeur

Bonjour à tous,

Pour une sérivorace comme moi, les semaines de hiatus sont quelque chose de dur à supporter. Sans aucune de mes séries habituelles pour rythmer mes journées, c’est typiquement le moment où je vais bingewatcher quelque chose de nouveau ou pire, une petite favorite de dix saisons qui traîne sur un de mes disques durs. C’est plus fort que moi. Peut-être est-ce parce que je n’avais pas mes disque dur – ou peut-être que le cap des vingt-cinq ans m’a rendu plus raisonnable – en tout cas, je me suis retenue de tout excès cette semaine, ce qui m’a laissé un peu de temps pour socialiser aller au cinéma. Retournons sur ma semaine, tout en spoilers et mauvaise foi.

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