Ma semaine devant l’écran #36 | Débordement

Bien le bonjour

Cela fait désormais un mois que je ne suis plus étudiante et pourtant, je n’ai pas réussi à me remettre à écrire. J’ai de plus en plus d’articles commencés, mais je ne me décide pas à en poursuivre l’écriture, ou pire, à les mettre en page. Si vous êtes un des lecteurs réguliers, j’en suis désolée, je ne m’attendais pas à être autant débordée d’avoir du temps libre. J’ai l’impression de m’éparpiller un peu partout : j’ai l’envie, les idées, mais pas la concentration. Je blablate toujours un peu sur la même chose ici, mais j’étais si excitée d’avoir enfin fini mes études et d’avoir du temps pour moi ; je ne m’attendais pas du tout à gérer si mal la transition.

Dans tout ça, comme toujours, je regarde des séries. J’ai été occupée cette semaine, alors j’ai presque tout groupé sur le jeudi (que j’ai passé à cuisiner) :

Voici ce que j’avais au programme :

Lundi : You
Mercredi : The Purge et The Flash (reprise de saison)
Jeudi : Riverdale (reprise de saison), Philadelphia, Single Parents, American Horror Story, The Gifted, New Amsterdam et Criminal Minds
Samedi : Crazy Ex-Girlfriend (reprise), The Good Place et Supernatural (reprise de saison)
Dimanche : Superstore

Mes semaines ont toujours plus ou moins la même tête sauf qu’elles s’étoffent dangereusement : rien ne part, mais The Flash, Riverale, Supernatural et Crazy Ex-Girlfriend ont fait leur retour. J’ai du laissé certaines séries pour la semaine prochaine, déjà que je me suis endormie devant The Good Place samedi, je ne voulais pas tenter le diable ; j’ai préféré commencer et finir  The Haunting of Hil House pour remplir mon dimanche, impossible de s’endormir devant ça. J’ai également enfin fini Wynonna Earp et un peu avancé dans BoJack Horseman.

Rattrapages et streaming : coup de foudre du dimanche

BoJack Horseman, saison 5, épisodes 6 à 10

Il fallait bien que ça arrive : avec un BoJack « en contrôle » sur un bon début de la saison, les fissures deviennent de plus en plus apparentes. J’ai vu 5 épisodes, j’ai pris tout autant de claques parce que, bon sang, BoJack Horseman est toujours là lorsqu’il s’agit de gifler. Je ne vais pas aller dans les détails, mais entre l’éloge funèbre à l’enterrement de la mère de BoJack (« Free Churro ») et le recrutement de Hollyhook comme dealeuse qui s’ignore (« Ancient History »), BoJack en devient glaçant, comme si quelque chose de terrible était sur le point de se passer.

 

« And in TV, flawed characters are constantly showing people they care with these surprising grand gestures, and I think that part of me still believes that’s what love is. But in real life, the big gesture isn’t enough. You need to be consistent. You need to be dependably good. You can’t just screw everything up and then take a boat out on the ocean to save your best friend, or solve a mystery and fly to Kansas. You need to do it every day, which is so… hard ». BoJack Horseman/ Netflix. Source : Reddit (Maixy)

Les épisodes à concept s’enchaînent (le monologue de l’enterrement, la narration par des personnages secondaires, ou encore celle naviguant entre plusieurs années), les émotions sont au rendez-vous et, à y penser, on ne rigole pas tellement, si ? La série reste en demeure excellente.

Wynonna Earp, saison 3, épisode 6 à 8

Mouais. Après le très chouette épisode « Jolene », la série peine un peu, notamment parce qu’elle s’engage dans une intrigue bourbeuse… Doc, vampire, vraiment ? Je pourrais accepter la chose si ce n’était pas vendu, par les personnages plus que par tout autre élément narratif, comme étant un sacrifice « qu’il a fait pour Wynonna ». Qué ? J’ai loupé quelque chose ? Meh. L’épisode 8 a le mérite de nous expliquer le plan du grand méchant Bulshar ET la raison d’être du Ghost River Triangle : le jardin d’Eden y est caché et Bulshar veut y accéder. Voilà.

The Haunting of Hill House, saison 1

Il y a tellement de bonnes choses dans The Haunting of Hill House que je ne sais pas où commencer. Premièrement : je suis hyper heureuse d’avoir vue la série avant d’avoir conscience de la hype, j’ai pas eu le temps de me faire des idées. J’ai passé un excellent moment, mais n’y allez pas avec des attentes trop trop hautes : c’est pas terrifiant (mais bien creepy, tout de même), c’est certainement pas parfait, mais c’est une série avec pas mal de qualités. Cela m’amène au second point : la narration est excellente. On navigue entre le passé et le présent tant pour reconstruire ce qui s’est passé lors de la dernière nuit dans la maison, que pour comprendre comment un été dans la maison a marqué les enfants Crain a jamais. Les fantômes de l’enfance sont pesants, parfois littéralement, mais surtout par les traumatismes que les héros peinent à surmonter. Enfin, la réalisation soignée est un vraie délice, que ce soit par les fantômes cachés ou les longs plans séquences, l’ambiance est là et efficace.

Je suis fière de dire que j’ai trouvé exactement 0 fantômes des nombreux « cachés en évidence ». Je blâme ma myopie. The Haunting of Hill House/ Netflix. Source : AV Club

Diffusions hebdomadaires : priorités

You S01E05 : « Living With the Enemy« 

J’ai beau cracher sur You (bon, allez, crachoter), je dois bien avouer que je suis complètement sous le charme du personnage de Shay Mitchell, Peach. Non seulement elle est bitchy a souhait et complètement égocentrique, elle a également sa propre collection de photographies illicites de Beck (parce que Beck est si intéressante qu’elle n’a pas qu’un mais deux stalkers). Cette révélation donne une toute autre dimension à ses suspicions envers Joe : ce n’est pas qu’elle a assez de flair que pour remarquer que sa gentillesse n’est qu’une façade (comme Doakes dans Dexter), c’est qu’elle est tout simplement jalouse. Beck a un homme dans sa vie, un homme apparemment bien pour une fois, un qui vient d’un monde que Peach ne connait pas et sur lequel elle n’a aucun contrôle. Joe est un obstacle de taille dans sa relation fusionnelle avec Beck, et elle se sent en danger.

Pour le coup, elle a raison. Dans « Living With the Enemy », Joe dessigne une cible sur son dos. Il s’inflitre dans sa vie privée, que ce soit officiellement (Beck l’invite aux soirées entre copines) ou officieusement (il vole son pc). Elle riposte, à coup de set-up avec un éditeur et de fausse tentative de suicide. Bien sûr, Joe voit au travers de ses machinations, dit tout à Beck, et Beck l’envoie bouler ; alors il décide tout bonnement d’écraser le crâne de Peach avec une pierre lors d’un jogging matinal – qui aurait pu résister. Parce que voilà, Joe a beau s’imaginer qu’il est tel le Comte de Monte Cristo, en réalité, il cède encore et encore à ses pulsions violentes, quitte à abandonner toute prudence. On espère tout que cela va éventuellement se retourner contre lui ; mais il est encore un peu tôt pour ça. L’épisode se termine par un acte karmique qui prouve raison à Joe (encore) : le petit voisin a décidé de tuer son beau-père violent, Joe le ramène à la vie pour tout de suite se faire tabasser. Au moins, il a un alibi solide.

Nous sommes à la moitié de saison et je suis toujours un peu partagée. You fonctionne, mais sous la surface, il n’y a pas grand grand chose ; un peu comme la personnalité de Beck, en somme.

The Purge S01E06 : « The Forgotten »

On vient de dépasser la moitié de la saison et The Purge comprend enfin l’utilité des flashbacks ! Cette fois-ci, ils sont consacrés à l’Homme masqué : ouvrier dans une usine dans une usine qui a licencié toute sa main d’oeuvre, il s’est retrouvé complètement perdu et à redonné un sens à sa vie par sa mission durant la nuit de purge. Cette mission reste mystérieuse – on ne sait pas comment il reçoit les noms – mais elle pourrait aussi être la clé de la réunion des personnages : l’Homme masqué est mis sur la trace de Businesswoman à la fin de l’épisode. Bien heureusement parce que BW s’est mis dans de beaux draps : elle a en effet commandité un hit sur son patron (bon, y’avait plus trop de doute, mais ça n’avait jamais été dit, j’espérais un twist), et ce dernier semble bizarrement OK avec la chose… parce qu’il ne l’est pas. Elle s’aperçoit trop tard qu’elle a fait une erreur et se retrouve prisonnière d’un espèce de musée de la masculinité toxique et du harcèlement au travail. A gerber.

Homme masqué : Origines, est sans surprise mais pas non plus complètement inutile.  The Purge/ USA. Source : USA Network

Du coté des autres : Mari et Femme arrivent en sécurité chez eux mais ils ont du mal à encaisser les événements de la nuit, ce qui ne va pas s’arranger puisque l’épisode se termine avec Fille des hôtes qui tape à leur grille et leur demande asile (rien de louche là-dedans du tout) ; Frère et Soeur s’échappent du Carnaval, puis se retrouvent sur un Terrain de chasse, et ils se disputent aussi parce qu’en réalité, Soeur voulait mourir torturée par son Ex copain-dealer/ pervers sadique – ils font du bon travail dans la Secte du Bus bleu, mieux que ce que je pensais.

The Purge devient de plus en plus inintéressante mais aussi de plus en plus brouillonne. Je blâme surtout les conversations entre Mari et Femme, sans queue ni tête, semblant faire le pont sur le traumatisme qu’ils viennent de vivre. Tout ça semble vouloir instaurer une ambiance de doute (Mari est-il secrètement violent comme Femme en a peur ? Femme est-elle dans le déni lorsqu’elle choisi Mari plutôt que Fille des hôtes ? Fille des hôtes est-elle vraiment folle ?), mais ce qui en ressort c’est une intrigue confuse. Pour ce qui est de la Purge en elle même, c’est beaucoup de surplace routinier cette dans « The Forgotten » ; on a un bien peu peur pour BW, mais bien sûr que Patron Baldwin est un mec louche, il est joué par un Baldwin et ce n’est pas une comédie. Meh.

The Flash S05E01 : « Nora »

Après une saison 4 irrégulière, puis décevante, The Flash entame la rentrée 2018 pleine de bonnes résolutions. La grande nouveauté de la saison est l’ajout de Jessica Parker Kennedy au casting, dans le rôle de Nora West-Allen : son personnages est agaçant à souhait dans le premier épisode, mais juste assez que pour nous mettre la puce à l’oreille et qu’on comprenne, comme Barry, pourquoi elle s’est décidée à visiter ses parents. Autre bons points : la présentation du grand méchant dès la fin de « Nora » et tous les moments où Ralph était à l’écran. Un très bon moment, dont je parle en détails dans mon débrief de la rentrée de l’Arrowverse.

Voir : Cette semaine dans l’Arrowverse 1-2

It’s Always Sunny in Philadelphia S16E06 : « The Gang Solves the Bathroom Problem »

Je prends vraiment mon pied avec It’s Always Sunny in Philadelphia cette année. Je ne sais pas si c’est du à la qualité de la saison ou au fait que la série m’a manqué, mais je m’amuse, je m’amuse, je m’amuse et je ne suis que rarement gênée des héros, quand bien même ils restent les mêmes ordures. Cette semaine, par exemple, ils s’attaquent au « bathroom problem », et j’ai eu peur de me retrouver dans une situation cringe, comme cela est arrivé auparavant ; mais, non, comme je le disais, cette saison n’est pas gênante. L’épisode donne lieu à de réelles interrogations sur l’importance de séparer les toilettes, interrogations parfois pertinentes, rarement bien pensantes, et donc interrogations appelant à des solutions égocentriques et égoïstes. Il ne faudrait pas non plus trop changer le gang.

Comment ont-ils résolu le problème ? Il faudra regarder l’épisode ! FXX. Source : Giphy (@sunnyfxx)

« The Gang Solves the Bathroom Problem » est un autre épisode de Philadelphia qui arrive à faire rire des questions de société sans rire au dépends de quoi que soit d’autre que l’ignorance.

Single Parents: S01E04 : « A Leash Is Not a Guinea Pig »

Depuis que je suis petite, j’ai peur des rongeurs. Je n’ai pas peur de leurs dents, de leur joue, ou de leur capacité de faire des petits à tour de bras : non, j’ai peur de leur marcher dessus. Je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais marché sur un rongeur ; au pire, j’ai fait tomber un bébé cochon d’Inde d’un peu trop haut, ce qui a conduit à une commotion et possiblement sa mort mais vu que toute la portée a finalement été mangée par un des adultes, je ne me sens pas mal (tiens, ça c’est une autre raison pour laquelle j’ai peur des rongeurs). Dès que quelqu’un lâchait son hamster dans une pièce, je devenais super prudente et surveillait tous mes mouvements. A ce jour, c’est toujours vrai.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Cette semaine, Single Parents a réveillé les traumatismes de mon enfance en mettant en scène un décès tragique de cochon d’Inde, piétiné lors d’une dance party des enfants chez Will. J’étais au bord de la crise d’angoisse, les gamins dans la série aussi, tous sauf les jumelles Emma et Amy, pourtant les propriétaires de l’animal. En effet, Douglas est un as de la répression émotionnelle ; par exemple, il ne leur parle jamais de leurs mère, décédée à leur naissance. Bien évidemment, tout ça se termine avec Douglas réalisant son erreur lorsqu’il fond en larmes dans une animalerie ; puis les conduisant au strip club où il a rencontré leur mère parce qu’il n’arrête jamais d’être classe, ce Douglas.

L’épisode nous en apprend également plus sur les insécurités d’Angie : ayant du être une mère et un père pour Graham, elle a du mal à le voir se rapprocher de Will. Tout ça se termine bien aussi. Enfin, Miggy a une petite intrigue rien que pour lui où il tente de tenir le bar à vin sans savoir ouvrir une bouteille. Oh, Miggy ❤

American Horror Story S08E05 : « Boy Wonder »

« Le passé est plus intéressant que le présent », semaine 2 : maintenant que Michael a ramené à la vie Madison et Queenie, Cordelia se voit forcer d’accepter qu’il passe le challenge des Seven Wonders ou je ne sais quoi ; puis elle a des visions d’un futur terrible qui lui foutent quand même un peu les boules, surtout qu’elle commence à perdre ses pouvoirs. Mieux vaut jouer la carte de la sûreté.

YAY ! Le clip video rétro des Seven Wonders est de retour ! AHS/ FX. Source : Bloody Disgusting

Du coté des sorciers, tout le monde n’est plus 100% derrière Michael : l’un d’eux essaye même de s’échapper mais se fait massacrer par Miriam (le modèle de Meade), et le personnage de Billy Porter s’autorise un scepticisme sain, en bon libre-exaministe. C’est fou, tout ces gens prudents. Au moment de la septième épreuve, Cordelia demande à Michael de ressusciter Misty Day (normalement, il faut juste se ressusciter soi-même), ce qui serait un challenge en temps normal, sauf qu’on sait que Michael connait les Enfers comme sa poche puisqu’il a déjà ramené Madison et Queenie (cf. la première phrase du paragraphe). L’enfer de Misty Day est une classe de dissection (feel you, girl) et dès sa rencontre avec Michael, elle pige qu’il n’est pas net du tout, ce qu’elle s’empresse de dire à Cordelia dès son retour à la  vie. Mais entre temps, Michael est consacré Suprême, mais peut-être pas en fait parce que Cordelia savait qu’il était mauvais et elle s’est juste servie de lui pour récupérer ses filles – pas moyen de lui en vouloir parce que Misty Day est trop choupi grave. Donc Cordelia décide d’envoyer Madison et Billy Porter à la Murder House histoire d’enquêter sur l’enfance de l’Antichrist. La suite dans le prochain épisode.

« Boy Wonder » est exclusivement consacré aux sorciers et sorcières et tant mieux, c’est bien plus chouette. On y apprend aussi que Coco a un pouvoir de détection du gluten ; American Horror Story, où l’horreur n’est jamais trop sérieuse. ❤

The Gifted S03E03 : « coMplications »

C’est dur d’être Marcus. Son papa l’a rejeté parce qu’il était un mutant, sa copine est devenu une militante extrémiste pour un nouvel ordre mutant, et son bébé est mourant parce qu’il a la jaunisse. Tough luck, Marcus. Et pourtant, il essaye, il essaye vraiment, il est prêt à trahir sa cause pour sa famille, mais Lorna ne veut pas de ça pour lui, parce que Lorna est très compliquée et possiblement effrayée qu’elle ne pourrait pas continuer à être méchante si y’avait Cucus chéri avec elle. Du coup, Cucus soigne la jaunisse avec sa lumière magique (#Science #MédecinsCharlatans), plaide autant qu’il peut, manque de se faire effacer l’esprit par les Frost, et se retrouve torturer par la musique de Reeva. Tough luck, Marcus.

Pour ce qui est des Strucker, Reed a une crise alors qu’il est dans la voiture avec Lauren, et il fait fondre complètement le volant de la voiture et toutes les informations qu’ils avaient recueillies sur l’Inner Circle. Je pense que son pouvoir peut être résumé en « main=lave ». Il demande à sa fille de mentir à maman : yeux de Lauren (et des miens) levés si haut vers le ciel qu’il semble comprendre le message et décide de dire à Caitlin la vérité. Dans tout ça, il a quand même grillé leur couverture, c’est malin. Enfin, John et Clarice s’aventurent dans les égouts à la recherche d’Erg, un mutant qui pourrait avoir des informations pour eux. Erg mène un groupe de séparatistes, soit des mutants qui préfèrent vivre en communauté, en dehors du monde extérieure, et se marquent donc la joue d’un « M », pour toujours et à jamais. Erg est OK de parler à Clarice mais à elle seulement, et il lui propose un marché : elle espionne pour lui, en échange de quoi il lui donne des informations. Clarice ment à John. Je ne vois pas pourquoi quoi que ce soit tournerait mal.

Je continue de bien m’amuser de The Gifted malgré (ou grâce à ?) son rythme lent. Le seul truc qui m’ennuie grave, c’est tout ce qui se passe avec Jace, le boulet de l’histoire, dans toute la littéralité de cette comparaison.

New Amsterdam S01E03 : « Every Last Minute »

New Amsterdam, aussi mélo qu’elle soit, m’amuse beaucoup tout en me faisant râler. La semaine passée, je me plaignais (affectueusement) de sa tendance à dégouliner de bonnes intentions qui cherchent à vous tirer les larmes ; aujourd’hui, je vais me plaindre de sa tendance à diaboliser certains types de médecins, même que mon argumentaire pourrait me faire passer pour une libérale (mais en réalité, je suis juste assez chiante).

Si toi aussi t’es d’humeur à faire culpabiliser quelqu’un qui fait son travail d’être payé, tape dans tes mains *clap-clap* New Amsterdam/ NBC. Source : Ready Steady Cut

Parmi les docteurs de New Amsterdam – pardon, du Dam –, nous retrouvons la Docteur Helen Sharpe, jouée par Freema Agyeman. Souvenez-vous, c’était celle qui s’est faite shamer dès le premier épisode parce qu’elle assurait la communication pour l’hôpital au lieu de soigner les patients (comment ose-t-elle faire dans la santé publique et l’éducation permanente, ouuuh, la vendue, tous les médecins devraient être ultra-sensible et vouloir être au contact des patients toute la journée sinon ils gâchent leur don de la nature) ; bah figurez-vous que cette semaine, elle a de nouveau le droit à des remarques désobligeantes, parce qu’elle ose se payer un sac à main hors de prix alors que le cancer n’a toujours pas de remède, l’ingrate. Que cela reflète l’opinion d’un patient malheureux, OK, soit, c’était le cas lors de l’épisode 2 et ça peut se comprendre, mais là, c’est une veuve qui vient d’hériter d’une fortune de malade qui se fait porteuse de ce discours et personne ne le proteste, même pas Goodwin (qui a tout de même l’air un peu embêté, #Goodsharpe).

Pourquoi ça m’embête, exactement ?

  • Parler de soigner le cancer, c’est oublier qu’il y a beaucoup de cancers, de plein de types différents, dont certains qui sont du à des facteurs génétiques ce qui complète encore plus les choses ; alors le sermon culpabilisateur, il est bien gentil, mais imprécis
  • Tous les médecins ne sont pas des chercheurs ; Sharpe est oncologue, pas chercheuse en oncologie, sont rôle est d’administrer des traitements pas de chercher un remède aux cancers
  • Les médecins font énormément d’heures et oui, ils sont bien payés en échange (certains diront trop, mais là n’est pas le débat) mais ce qu’ils font de leur temps libre et de leur paye est leur choix, à 100% ; Sharpe veut un nouveau sac à main et non pas donner son argent à un fond de recherche, bah elle fait ce qu’elle veut

Rajoutons à cela que la recherche en médecine dépend d’intérêts qui dépassent ceux seuls des médecins et des chercheurs, donc voilou voilou, c’est comme boycotter son épicier parce qu’il y a des cacahuètes dans les P’tits Lus. [Enid, analogies minables depuis 2018.]

Dans tout ça, je me suis vachement éloignée du sujet. Dans l’épisode, une vieille bique visite l’hôpital afin de savoir où et si elle veut investir une grosse somme d’argent léguée par son mari : c’est l’occasion pour Goodwin pour prouver à son patron qu’il a bien fait de l’engager (ce dernier n’étant pas hyper heureux de tout les changements, comme le choix de virer tout le département de cardiologie). Sharpe continue d’être trop sensible pour ce monde. Frome et Kapoor travaillent avec un patient qui pense être invisible/ mort. Bloom mange beaucoup de pilule et s’occupe d’une détenue qui ne veut pas accoucher avant la fin de sa peine. Reynolds engage son personnel et explique le racisme. A la fin, la vieille investit dans un programme pour que les détenues puissent s’occuper de leurs enfants. Le saviez-vous, en Belgique, les enfants de femmes incarcérées peuvent rester avec leur mère jusqu’à leur trois ans ? En France, c’est 18 mois. Parfois les cellules sont aménagées pour, parfois non ; et la question de l’après-âge-limite divise les experts.

Oh mince, me voilà encore éloignée. C’est que New Amsterdam coche beaucoup de mes points de réflexion préférés !

« Every Last Minute » continue de me déranger par les petits détails, mais je passe un très bon moment. Je fonds devant les yeux de cocker de Dr. Goodwin et je retrouve une réjouissance qui faisait défaut dans les derniers drames médicaux que j’avais regardé – et tout ça, sans bisou ! Et oui, épisode 3, et nous attendons encore une scène sexy entre deux docteurs. New Amsterdam, tu me plais de ton imperfection.

Riverdale S03E01 : « Chapter Thirty-Six: Labor Day »

Riverdale est une des petites élues qui avait eu le droit à un débrief de saison et si vous l’avez lu, vous savez que « partagée » est une façon bien optimiste de voir les choses. La seconde saison avait atteint des plafonds de débilité inouïs, où des serial killer, patrons de mafia, et leader de gang, tous (ou presque) adultes, se faisaient battre par des adolescents – mais pas des adolescents exceptionnellement intelligents, non, des adolescents tout au plus « moyens ». Le summum a pour moi été atteint lorsque Penny et dix de ses hommes n’ont pas réussi à tuer Jughead (elle l’a même à peine égratigné, puisqu’il était sur pied à la fin de l’épisode), alors que le coco s’est volontairement livré à elle prêt à crever ; la seule explication est que Jughead est en fait Harry Potter, et à bien y penser, c’est pas impossible. Outre la débilité, ce sont les intrigues mafieuses qui m’ont emmerdée l’année passée, et j’avais bien peur que ça continue avec la nouvelle saison : j’ai le plaisir de vous annonce que dans « Labor Day », les Lodge sont en retrait et que nous pouvons tous respirer.

Les trois réactions au choix d’Archie = les trois réactions à tout ce qui se passe dans la série. [PS : je prends la réaction de Roro comme un facepalm, parce que quoi d’autre, vraiment ?] Riverdale/ The CW. Source : The Nerd Daily

Dans « Labor Day », le procès d’Archie touche à sa fin. Il est accusé de meurtre, et nous savons qu’il est innocent, mais Hiram a la main longue et aucun scrupule à faire emprisonner un lycéen juste parce que #ThugLife. Dans un éclair d’illumination, Archie comprend que bien qu’il soit innocent, il aurait pu commettre le crime dont il est accusé. C’en est presque beau. Ce n’est pourtant pas ce qui le pousse à plaider coupable, non, il fait ça parce qu’il veut épargner sa famille – Archie ne reste jamais malin bien longtemps. Il ira en prison avec un tatouage des Serpents, et les Hot Dads décident de faire tomber Hiram (cœur cœur cœur). Dans un autre registre, les Serpents remettent Penny en colère (mais elle a commencé-euh), Kevin et Moose sont quelque chose, et Josie et Sweet Pea étaient ensemble mais viennent de rompre (cette saison verra-t-elle le retour de Josie avec quelque chose à faire ?) Le meilleur de l’épisode revient aux Cooper : Penny a présenté Alice à La Ferme, son groupe de soutien qui est toujours définitivement une secte, mais qui lui fait beaucoup de bien, et Betty voit tout ça d’un mauvais œil. Dans les dernières minutes de l’épisode, elle les surprend en pleine cérémonie dans la cour, et les jumeaux de Penny sont lâchés au dessus d’un feu… et flottent en l’air. Betty s’évanouit.

Il semblerait que Riverdale fasse dans le super-naturel ou que Betty devienne folle et les deux me vont très bien. J’aime ma Riverdale quand elle est stupide de manière réjouissante et pour le moment, le relou est tenu à distance. J’espère que ça dure.

Criminal Minds S14E02 : « Starter Home »

Des cadavres dans les murs d’une maison, un enfant caché et une famille dérangée, « Starter Home » est du Criminal Minds classique et efficace. Bon, les révélations sont hyper prévisibles, mais après 300 épisodes, faut dire qu’il devient difficile de surprendre le spectateur. On peut toujours compter sur les drames des personnages pour ça, mais j’ai du mal à m’y investir ; Reid et Garcia sont de retour au boulot, et malgré les exhortations de Garcia qu’elle doit se faire une carapace, j’ai du mal à y croire.

The Good Place S03E04 : « The Snowplow »

Janet et Michael sont désormais coincés sur Terre, sans leurs pouvoirs ni aucun moyen de compter les « points » du Brainy Bunch ; qu’importe, ils font ça à l’ancienne, en supposant où tout le monde en est. Cependant, comme je le suggérais la semaine passée, Michael n’a pas assez foi en le gang, et ne peut s’empêcher d’intervenir, encore et encore, quand bien même les membres sont en réalité heureux. Certes, une partie de ce bonheur lui est du – c’est lui qui s’arrange pour qu’Eleonor gagne à la loterie et pour que Tahani et Larry Hemsworth se remettent ensemble – mais les choses se compliquent sacrément en fin d’épisode, parce que The Good Place ne sait pas tenir deux épisodes sans faire exploser les choses et tant mieux.

Interlude : moment pour apprécier Janet. Recommandé une fois par semaine par mon généraliste. The Good Place/ NBC. Source : Den of Geek

Dans « The Snowplow » donc, Janet et Michael observent les progrès fait par le groupe, grâce à des caméras bien placées. S’ils n’ont pas de pouvoir, ils ont toujours leur savoir, et donc accès à beaucoup de choses, et donnent un coup de main dès qu’ils le peuvent, même si ce n’est pas nécessaire. Le problème est que l’expérience touche à sa fin, et qu’Eleonor a du mal à admettre qu’elle a peur de quitter le groupe ou plutôt, à accepter la vulnérabilité inhérente à l’amour. Mais tout ça n’a en réalité que peu d’importance, parce que Michael panique et décide de rebooter l’expérience… sauf que pile au moment où il fait apparaitre la porte, il se fait surprendre par le groupe. Ca va être difficile à expliquer tout ça.

The Good Place aurait pu tourner en rond si elle ne continuait pas à complètement faire exploser les choses. Je n’ai peut-être pas autant rigolé que dans d’autres épisodes, mais je passe toujours un très bon moment. Je tire notamment ma casquette à Simone, qui n’hésite pas à remettre Eleonor à sa place – et avec efficacité de surcroit.

Crazy Ex-Girlfriend S04E01 : « I Want to Be Here »

Avec Riverdale et Arrow, Crazy Ex-Girlfriend complète le trio des séries de la CW dont le personnage principal est en prison, parce que pourquoi pas. Souvenez-vous, Rebecca a plaidé coupable de tentative de meurtre sur Trent : en réalité, Trent menaçait de mort Nathaniel, mais pour Rebecca, c’était l’occasion de prendre ses responsabilités. J’étais hyper excitée à l’époque [comme vous pouvez le lire dans les 10 lignes que je consacre à l’épisode dans mon débrief hebdomadaire, parce qu’avant j’étais beaucoup plus synthétique] ; je le suis un peu moins après la reprise.

Le Rebecca Show est de retour ! Crazy Ex-Girlfriend/ The CW

« I Want to Be Here » commence une saison d’épisodes en « Je », et non plus centrés sur les hommes de la vie de Rebecca. Progrès. Ca, c’est tant mieux. Cependant, la fin de la saison 3 est vite désamorcée : Rebecca n’a aucune raison d’aller en prison, puisqu’elle est innocente ; de plus, Paula est horrifiée que sa meilleure amie pense qu’aller derrière les barreaux est la meilleure manière de corriger ses erreurs (et elle n’a pas peur). Rebecca voit en la prison un moment réflexif, une possible absolution, et elle décide de diriger la troupe de théâtre ; sauf que les prisonnières voient d’un mauvais œil le fait qu’elle ait choisi l’incarcération. Lorsque Trent se réveille et confesse, elle finit par sortir, mais pas avant que ses copines lui fassent réaliser son privilège. Il y a encore du travail. Nathaniel lui soigne son cœur brisé en s’infligeant une expérience de survie extrême, puis demande à Rebecca de partir avec lui à Hawaii, ce qu’elle refuse parce qu’elle doit encore travailler sur elle – flashback saison 3, où on a déjà fait tout ça. Il y a encore du travail. Enfin, Josh s’auto-diagnostique de toutes les maladies mentales possibles avant de décider de consulter Dr. Akopian, le mari de la Dr. Akopian de Rebecca. On avance ?

Il n’y a que deux chansons dans « I Wanna Be There », ce qui est trop peu à mon gout (même si l’une d’entre elle est « No One Else Is Singing My Song »). C’est rigolo, mais alors que la fin de saison promettait le renouveau, rien ne semble vraiment nouveau. Allez, Crazy Ex-Girlfriend, c’est ta dernière saison, lâche-toi !

Supernatural S14E01 : « Stranger in a Strange Land »

Bon, bon, bon. Supernatural s’en sortait à peine la saison passée, mais comme toujours pour ses finales, c’est difficile de résister au charme de Kansas. J’en avais pas parlé à l’époque parce que je pensais avoir le temps de rédiger un débrief de saison [*rires*], mais j’étais très enthousiaste à l’idée d’un Michael dans le corps de Dean ; dès le retour de l’archange, je m’étais dit que c’était une possibilité, je ne pensais juste pas que Supernatural aurait le culot (my bad). Mais voilà, Dean n’est qu’un corps, Michael est aux commandes et Michael veut… quelque chose ? Aux premiers abords, il semble qu’il recherche de la sincérité, que ni humain, ni ange, ni démon, ne semble lui donner, mais est-ce vraiment ça ? A la fin de l’épisode, il dit que les vampires sont la réponse, donc de nouveau : uh ?

Bon sang qu’est-ce que je déteste les arcs de saison de Supernatural. Steuplé, un méchant de la semaine, steuplééééééééééé. Soit. Mis à part ça, tout le monde chez les gentils recherche Michael, ce qui fait beaucoup parce que n’oubliez pas que Bobby 2 is in the place, que Mary est toujours là, et aussi Ketch, et Jack (maintenant sans pouvoir) et tous les autres du monde parallèle dont une dénommée Maggie. Et si tout ça ne suffisait pas, il se trouve que Nick, le vaisseau de Lucifer, est désormais en vie ! Par un miracle qui me semble inexplicable selon la mythologie de la série, il n’était pas juste une poche humaine vide, mais bien vivant lorsque Luci faisait joujou avec lui et maintenant il est là parce que dire au revoir à Mark Pellegrino serait trop triste.

« Stranger in a Stranger Land » n’est pas un épisode passionnant, pas même un peu, ni même un épisode intéressant, ni même un peu. Je refuse de croire que Supernatural n’est pas capable de faire mieux. Je le refuse. Alors je continue. Plus que 22 épisodes avant que je me réjouisse du prochain finale.

Superstore S04E02 : « Baby Shower »

« Amy being Amy » est devenu le meilleur moyen de décrire tout ce qui se passe dans Superstore. Elle veut faire des économies sur les couts du bébé et pousse donc les clients à retourner leurs achats histoire de les récupérer (ils ne sont pas remis à la vente) ; Jonah lui propose plutôt de s’enregistrer pour une baby shower, ce qui lui vaudra une réduction de 10 % sur ses achats sauf que du coup, tout le magasin est au courant, et Amy se retrouve avec une vraie baby shower, qui de plus est couplée à trois autres (celle de Cheyenne, de Jerusha et d’une copine de Jerusha) et tout ça devient hors de contrôle. De son coté, Dina pose pour ses cartes de vœux, sous l’œil acéré de Matteo.

« Baby Shower » est tout à fait OK, mais l’épisode ne brille pas par son originalité. Je commence à fatiguer du mépris qu’Amy semble avoir pour tous ses collègues. D’un autre coté, toute l’intrigue de Dina est hilarante, jusqu’à son dernier échanger avec Sandra : Matteo laisse Dina suspendue pour ce qui est supposé être juste un instant qui s’éternise (le strip-teaseur le distrait), et Dina appelle à l’aide ; Sandra passe par là, la voit, et décide de passer son chemin en souriant ; Dina :

Il m’aura fallu bien trop de saisons pour apprécier Dina, mais mon amour en est que plus fort. NBC. Source : Giphy

Bien joué. Pour le reste, Garrett est au courant de la liaison de Jonah et Amy – ils les a vus s’embrasser la semaine passée – et pour le moment cela n’est pas source de tension entre les deux. Cela ne serait que tarder.


Les plus attentifs auront remarqué que je publie actuellement avec plus de trois semaines de retard. Le plus intelligent serait de juste sauter les semaines histoire d’être à jour mais je n’arrive pas à me résoudre à le faire. Alors je tente, je tente, je tente de vider le navire qui coule avant que la baignoire ne déborde.

Non, attendez, c’est pas ça.

Qu’importe, vous avez l’idée.

The struggle is real. A Nightmare on Elm Street/ New Line Cinema. Source : Giphy

Qu’avez-vous pensé de ces épisodes diffusés lors de la semaine du 8 au 14 octobre ?

A bientôt,

Enid

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Un commentaire sur “Ma semaine devant l’écran #36 | Débordement

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